18 March 2007

Manif per l'occitan - revista de premsa (1)

La Marseillaise del 16 de març:
L’un apprend l’occitan, l’autre le chante, le troisième le met en scène. Le dernier est le chanteur de Massila Sound System. Tous défendent la langue dans sa diversité. Quatre hommes qui témoignent des multiples couleurs de la langue d’Oc. Trois d’entre eux seront à Béziers demain.
A 36 ans, informaticien à la fac de sciences de Montpellier, Sébastien Layssac - « Sep » pour ses amis, hommage à la phonétique catalane - vit l’occitan par amour, d’abord du bilinguisme dit-il. Des langues en général. L’anglais, il l’a appris aux États-Unis où il a passé quelques temps de son enfance avant de débarquer à Montpellier. L’occitan - du patois disait-on là-bas - il l’a vaguement entendu dans la bouche d’un grand-père andorran, installé en Aveyron. Ses tantes de Cahors le parlaient aussi parfaitement.
Mais c’est surtout son empathie avec les mots, les accents aussi, qui va le mener sur le chemin de la langue d’Oc. Au début des années 1990, pas illogique de le retrouver à la fac Paul Valery où, dans le cadre d’un Deug d’anglais, il se « régale » en option, trois heures par semaine, en cours d’occitan. « Ca m’a beaucoup plu de retrouver la source d’expressions qu’on utilise dans le coin qui viennent, sans le savoir, tout droit de l’occitan », se souvient Sep.
Après la fac, l’occitan reviendra à ses oreilles par la montée en puissance d’un mouvement musical, incarné par les Massilia Sound System et les Fabulous Trobadors. A Toulouse - chez ces derniers - il s’y rend d’ailleurs deux années de suite avec ses potes pour les célèbres fêtes du quartier Arnaud Bernard. Dans un texte de Claude Sicre, il entend parler des Calandretas. « Je me suis toujours dit que quand j’aurai un enfant, il irait à l’école occitane. » Chose faite.
Arthur, 5 ans, s’imprègne du bilinguisme à l’école « dau Clapas » de Figuerolles. « C’est super bien d’apprendre une langue même si elle ne sert à rien. De toute façon, j’ai pas tellement envie que mon fils apprennent une langue pour vendre ou faire du business. » Arthur comprend déjà parfaitement l’occitan. « Devant nous il ne le parle pas trop mais quand on le surprend, c’est impressionnant », se réjouit le père qui n’a pu s’empêcher de s’inscrire au cours d’occitan pour adultes proposé par l’école du fiston. Sarah, la mère, prof de piano, est surtout séduite par la pédagogie Freinet enseignée aux Calandretas. Sébastien regrette juste que ce ne soit pas réellement « l’école du coin de la rue ». « Un peu un ghetto à gens comme nous », sourit-il
Demain, la petite famille du Mas d’Alhen - près de Saint-Paul-et-Valmalle - prendra la route de Béziers comme elle avait pris celle de Carcassonne il y a deux ans. « J’irai à Pau s’il le fallait ! »
A une époque, Sep a aussi fait pas mal de kilomètres pour voir plusieurs fois Massilia Sound System. Tatou chante, revendique, s’éclate, au sein de ce groupe emblématique de la scène méridionale. Son credo, c’est l’occitan qu’il pratique avec aisance au nom de la liberté d’expression. « L’occitan, le seul domaine libre, irréductible à la manipulation. » Une langue « de civilités » qui symbolise, pour l’artiste, l’histoire de Marseille. « Elle est la clé qui nous permet de trouver les outils qui vont nous servir pour avoir un discours, un regard marseillais ». Il est également question de l’utiliser chaque fois pour la récupération d’espace public, de pratique sociale dans les quartiers, etc. « car elle est la langue la plus adaptée ».
Tatou revendique : « Je ne suis pas un occitan biologique, c’est un choix qui m’a permis de me libérer du centralisme car le français est utilisé par l’État pour imposer son élite. » Et afin de donner forme à sa pensée, il précise : « Parler français, c’est comme utiliser les lunettes d’un autre, fabriquées par l’autre pour qu’on y voie mal dedans. »
Une identité forte et importante pour tout le monde. « La seule chose qui fait que l’on ne ressemble pas aux Parisiens. C’est dans le même temps un refus de cette vision d’un Marseille light. » En tant que chanteur, créateur, il avoue utiliser l’occitan « pour échapper à une vision imposée ». Puis, le rebelle assène : « être contre l’occitan, c’est être contre toutes les expressions et cultures populaires ».
André Neyton, pionnier historique du théâtre en terres toulonnaises, sera à la manif biterroise, en signataire de l’initiative. En scène sudiste depuis 1971, il a installé son Théâtre de la Méditerranée et le Centre dramatique occitan à l’Espace Comédia, au cœur du quartier du Mourillon. Solide militant occitan, il n’en est pas moins un farouche partisan de l’ouverture aux cultures de tous horizons. La langue occitane est plantée en lui depuis qu’il apprit que son grand-père, « émigré de Grenoble », et sa grand-mère, originaire d’Italie, « se parlaient, à la maison, en provençal ».

Tatou: "Etre contre l'occitan,
c'est être contre toutes les
expressions et cultures populaires"


André Neyton rappelle aux oublieux qu’à cette époque (première moitié du XXème siècle, NDLR), « la langue occitane était obligée pour le rapport social, pour l’insertion sur le lieu de travail ». L’homme de théâtre, avant Béziers, se veut optimiste : « Il y a deux ans à Carcassonne, nous étions 10 000. Au vu de la mobilisation, je pense que cette fois-ci, nous dépasserons les 15 000 »…
La contre-manif d’Arles (voir page 2) ? André Neyton est catégorique : « C’est résiduel. Ceux qui y participeront sont les amis de Bompard, à Oranges. Ils ne cultivent que la nostalgie provençaliste. Ils viendront en petite troupe avec les Arlésiennes en tenue traditionnelle, pour défendre l’idée que le provençal n’est pas l’occitan, ce qui historiquement, scientifiquement, tient de la stupidité. De toutes les façons tous les nostalgiques sont dangereux. »
Au-delà de ces considérations, le combat de M. Neyton pour sa langue sudiste est très prosaïquement lié à son combat pour les langues régionales en général : « Ce sont les pouvoirs parisiens qui ont créé le mot patois. Le pire de tout est que le combat consistant à détruire tout un pan de culture continue à s’intensifier. On renvoie l’apprentissage de nos langues au domaine privé, ce qui est scandaleux ; on réduit notre place dans les médias ; enfin on restreint la place de notre expression dans l’Education nationale ».
La couleur occitane en Vaucluse est musicale. Guy Bonnet, André Chiron, mais aussi Stéphane Manganelli sont les représentants de la langue en chansons. Stéphane Manganelli est prof de math à Carpentras, mais aussi chanteur. Il a repris Fugain en provençal et se construit aussi un répertoire qui lui ressemble. Ce Vacqueyrassien vit la langue comme un vecteur de rapprochement des individus entre eux. « Je suis vacqueyrassien, vauclusien, provençal, occitan, français, européen. Pour me revendiquer de mon identité, je dois la partager, c’est comme ça que je conçois la culture. » Alors que nombre de Vauclusiens appellent à manifester à Arles le 17 mars, Stéphane soutien la manifestation de Béziers. « C’est une manifestation d’unité, ce dont nous avons besoin pour défendre la diversité. Beaucoup de gens ici croient que l’Occitanie, c’est « là-bas », et on va même vers une contre-manifestation à Arles qui ressemble dans son contenu à un appel au repli sur soi. J’ai signé un manifeste de rassemblement « rampeu » pour dire que notre ennemi, c’est Paris qui refuse de reconnaître les langues régionales. »
Le rassemblement de Béziers est historique en ce qu’il rassemble « des « ennemis » de longtemps, comme l’Institut d’études occitanes et le Félibrige. Si d’autres se réclamant de Mistral appellent à une contre-manifestation, c’est peut être qu’ils ont peur qu’on leur mange leur aïoli… c’est de leur côté que j’ai entendu des propos haineux, assimilant les bons provençaux à des résistants et les méchants occitans à des collabos. »

13 March 2007

La revanche des petites nations

ISBN 2-89005-775-5

Un essai d'un universitaire québécois, Stéphane Paquin, sur l'émergence des « petites nations » (en particulier le Québec, l'Écosse et la Catalogne) en particulier, et sur les concepts d'État-nation, de nation, de nationalisme, en général. Un peu aride (c'est un texte universitaire), mais très instructif.

Un passage choisi (p.98) :
Pour les membres de nations historiques comme le Québec, l'Écosse et la Catalogne, faire partie d'un État-nation était avantageux. L'accession à l'indépendance était quasi impossible sans le soutien d'une grande puissance et risquait d'entraîner de grands déchirements. C'est grâce à leur capacité d'organisation et de résistance et parfois à la faiblesse des centres que ces périphéries ont pu préserver ou réinventer leur nation. Cependant, les nations subnationales sont en position de faiblesse structurelle, car le principe de souveraineté nationale et la règle de non-ingérence à l'échelle internationale les cantonnent dans des stratégies défensives afin que soit préservée l'identité du groupe.
[...]
La menace extérieure la plus sérieuse pour les nations périphériques, mis à part un afflux d'immigrants venant du centre, est le développement de l'instruction publique dans la langue du centre. Les langues peu parlées à l'extérieur de la périphérie sont particulièrement vulnérables, comme ça a été le cas en Écosse et en Irlande. Les Catalans et les Flamands s'en sortiront mieux, même si l'assimilation de ces populations est appréciable.

12 March 2007

Copenaghen

Come ogni anno, ci siamo fatti un viaggetto da soli, senza i bimbi, per l'undici marzo.

Quest'anno la destinazione era Copenaghen. Mi aspettavo una città medioevale, piena di stradine strette, in riva al mare, ed ecco che, invece, ci siamo ritrovati in una città con vialoni ampi, praticamente senza porto (è fuori, e in centro c'è un porto finto per i turisti, dove stava il nostro albergo), e con tanti monumenti. Certo, oggi la Danimarca è un paese piccolo piccolo, ma una volta aveva praticamente un impero, almeno intorno al mar Baltico, e persino qualche colonia in America e in Asia.

E infatti, noi, pur essendo rimasti ben quattro giorni, non abbiamo fatto in tempo a visitare tutto. L'architettura della città è un miscuglio tutto nordico, a tratti faceva pensare alla Scozia o all'Inghilterra, spesso ai Paesi Bassi, e in certi casi all'Europa centrale o a Pietroburgo. Tutto pulito, tutto ordinato, naturalmente, e gente civilissima: niente casino, code senza spintoni, gente che aspetta il verde prima di attraversare la strada (anche se non c'è nessuno!), piste ciclabili ovunque... I mezzi sono da favola: ogni due minuti, persino alla domenica (altro che quel cazzo di RER parigino), infatti ci sono poche macchine in giro.

Unici nei: i prezzi spaventosi (il record: 6 euro per un tè in centro), e il fatto che i negozi chiudono presto.

04 March 2007

Un bel regalo


Domani è il mio compleanno (sigh) ma siccome sarà un lunedì l'abbiamo festeggiato oggi. Dopo un lauto pasto seguito dal classico barna mézes (che la mamma mi prepara per ogni compleanno da ben 36 anni), ho avuto i regali.

Al posto dei soliti libri (si saranno stufati), mi hanno regalato cose insolite. La Tiziana un profumo, i genitori una borsa da mettere a tracolla, e l'Anna mi ha fatto un bellissimo regalo: una macchinetta per il caffè, di quelle che dànno un caffè proprio buono, come al bar (o in ufficio).

Le républicanisme laïc, pire qu'une religion ?

Un article de Clemens Pornschlegel très perspicace, paru dans la Süddeutsche Zeitung et traduit dans le Courrier International du 1er mars. À part le dernier paragraphe (Sárközy est un petit bonapartiste chauvin, point barre), je souscris à l'ensemble de ces thèses.

La République comme objet de culte

Vue d’Allemagne, l’idéologie laïque et républicaine des Français s’apparente à une religion. Or l’observance du dogme semble empêcher les fidèles d’accepter la moindre réforme.

En France, le professeur de philosophie fait partie de cette espèce de « philosophe » dont la fonction consiste à donner une base transcendantale à la République, c’est-à-dire à justifier celle-ci par une logique universelle. C’est pourquoi il s’exporte mal. Ailleurs, on le qualifierait d’idéologue d’Etat ou d’éminence grise. Les républicains transcendantaux ne s’adressent pas vraiment aux amateurs de philosophie mais opèrent essentiellement dans les écoles, les séminaires d’enseignants, les administrations et les commissions ministérielles. C’est là qu’ils dévoilent leur pensée et leur argumentation, avec une force toute cléricale. Que ce soit la structure des départements, le mode de scrutin, la laïcité, la réforme des programmes scolaires, tout a droit à son onction philosophique. Les cadres de la République baignent dans un rationalisme qui leur donne la conviction missionnaire qu’ils incarnent la raison, un concept aussi sacré que la République et tout aussi universel.
On pourrait considérer ce républicanisme transcendantal comme un trait folklorique sympathique, à l’instar des clubs de tir en Allemagne, s’il n’était pas devenu au cours des dernières années un modèle figé. Au nom de la République de la raison éternelle de 1789, toute réorientation de la politique intérieure et extérieure de la France est impossible, de la question corse à la réforme des programmes scolaires en passant par la politique africaine. Syndicats, fonctionnaires, étudiants lancent aussitôt des marches de protestation au cours desquelles ils scandent ce qu’on leur a fait entrer dans le crâne en cours de philo : la République est une et indivisible, les communes ne peuvent donc pas gérer les écoles, la Corse ne peut bénéficier d’un statut particulier, le système de retraite des cheminots doit rester comme il est, il ne doit pas y avoir de quota de parité hommes-femmes, les universités ne peuvent prétendre à la moindre autonomie, le domicile détermine l’école qu’on fréquente.

Henri Pena-Ruiz est l’un des éminents représentants de ce républicanisme transcendantal et son domaine de compétence est la laïcité. L’année dernière, le ministère des Affaires étrangères l’a chargé d’arpenter l’Allemagne en missionnaire pour prêcher aux infidèles la laïcité et l’interdiction du voile à l’école. M. Pena-Ruiz a cité Nicolas Sarkozy à comparaître devant le tribunal de la raison laïque pour avoir proposé – ô blasphème – d’accorder des aides publiques à la construction de mosquées. Il a immédiatement eu droit à un cours de rattrapage dans Le Monde : « Que reste-t-il de la laïcité quand on rétablit un financement discriminatoire ? La République n’est pas une juxtaposition de communautés particulières. Il n’y a pas en France 5 millions de "musulmans" mais 5 millions de personnes issues de l’immigration maghrébine ou turque. La promotion du bien commun à tous [écoles, logement social, gratuité des soins médicaux], et non la prise en charge publique de la religion, est la meilleure solution au problème soulevé. »

L’argument est simple. La République ne connaît ni musulmans ni autres communautés particulières, elle ne connaît que des Français universels. Et ceux-ci sont tous égaux. Il ne doit pas y avoir de privilèges et du coup, il n’y a plus non plus de discriminations ; c’est ce qui ressort du principe d’égalité. Et Pena-Ruiz ajoute : « Ne nous trompons pas de combat. Ce n’est pas l’étranger comme tel qui pose problème à la République, mais celui qui entend s’affranchir de la loi commune, pour lui substituer sa loi particulière, qu’elle soit religieuse ou coutumière. » Quand les étrangers ne posent-ils pas problème à la République ? Vous avez deviné : quand ce sont de bons Français.

Ce serait faire tort aux républicains comme Pena-Ruiz de supposer qu’ils ne souscrivent pas de bonne foi à l’idée que la République française est une affaire qui s’adresse à l’homme universel et dans laquelle toutes les particularités doivent s’effacer pour le bien commun. D’un autre côté, il est également clair que cette idée confond toujours l’homme universel et la France, et ignore impitoyablement le reste du monde. L’universalisme n’est donc pas la solution à l’exclusion qui frappe les Arabes et les Noirs. Par son ethnocentrisme déguisé en logique de la raison, il est lui-même le problème.

Dans la campagne électorale actuelle, on se retrouve donc dans une situation étrange : la gauche, du fait de sa tradition républicaine, risque de rester engluée dans le conservatisme, tandis que Sarkozy, par son libéralisme, est ouvert à de nouvelles stratégies d’intégration. Ce qui peut séduire les progressistes de gauche.

03 March 2007

Manif per la lenga lo 17 de març a Besièrs


E mai i serai pas fisicament, qu'i serai amb lo còr! Me cal doncas far un pauc de pub per la manif per la lenga que se debanarà lo 17 de març que ven a Besièrs.

Mai de detalhs sul siti de la manif.

Bayrou

Une interview très, très intéressante de Bayrou [Vairon en occitan : celui dont l'œil droit n'a pas la même couleur que l'œil gauche — un nom prédestiné ?] sur le site du Monde :



Loin du prêchi-prêcha de la Thatchera et du fascisme soft de Sárközy, des proposition concrètes et constructives, notamment ces deux-ci :
On met en place une loi électorale juste : 50 % des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50 % à la proportionnelle, avec une barre à 5 % des suffrages. On garde ainsi une dynamique majoritaire tout en répondant à l'impératif d'une représentation équilibrée des territoires et des opinions.
Je veux fondre en une seule collectivité les départements et les régions.


Malheureusement, seuls les deux premiers candidats passeront au second tour...

01 March 2007

Accentuez mon nom !

Bon c'est sûr moi je n'ai pas ce problème, ni ma femme ni les enfants, mais j'ai toujours été outré par l'atteinte à la dignité que constituait le non-respect de l'accentuation correcte des noms.
Connaissant la fainéantise et l'ignorance des employés de mairie, etc., je ne m'étonne pas qu'il se soit créé une association pour la défense de l'accentuation des noms. Leur site est ici (mais mèfi aux pop-ups infernaux). Une visite de soutien s'impose !

Sono sempre incazzato..... colpa del clima???

Dal Corriere di oggi:

L'inverno anomalo condiziona l'umore?
Secondo uno psichiatra il clima particolarmente caldo avrebbe influenzato il normale benessere psicofisico

MILANO - L'inverno anomalo che sta per concludersi (almeno secondo il calendario astronomico) forse non ha influenzato solo la fioritura delle piante e il letargo di alcuni animali. A risentire del clima particolarmente caldo, potrebbe essere stato anche il nostro benessere psicofisico. «Il tono dell'umore si abbassa e quindi siamo tutti un po' più scontrosi e un po' meno felici» - ha dichiarato Santo Rullo della Società Italiana di Psichiatria. «Da un punto di vista epidemiologico, non si può dire che siano aumentate le patologie depressive maggiori. Le metereopatie minori però, cioè quelle caratterizzate da sintomi sfumati come possono essere l'irritabilità, i disturbi del sonno e anche alcuni squilibri del comportamento alimentare leggeri, sicuramente ci sono state». Il motivo? «Probabilmente si è modificato il cosiddetto ritmo circannuale, quello che sta alla base dell'alternarsi delle stagioni, che ha portato «un'alterazione dei grandi ritmi che influiscono poi sui nostri piccoli ritmi biologici», conclude Santo Rullo.

28 February 2007

Yet Another Blogger Gadget

Sleeping Dogs Lie

This film was really a big, unexpected surprise. First of all, the wife said it was a 'British drama' and it turned out to be an American comedy. Second, the scenario is extremely daring, especially the opening scene (can't tell you what it is about... that would be a huge spoiler). The film then unfolds as a cheeky romantic comedy of sorts, except that it does raise quite a few questions about love, family life, and oneself vs the others (not l'enfer c'est les autres à la Sartre, but almost!).
Highly recommended (but definitely not for kids or the faint-hearted).

PS - Kudos for Melinda Page Hamilton... Hers was quite a difficult role to play!

25 February 2007

Berlusca o Ruini? Padella o brace?

Dal manifesto di ieri:

Il sacrificio dei Dico
Gianni Rossi Barilli
Qui lo Dico o qui lo nego? Il dubbio attanaglia il risveglio dal coma del Prodi 1/bis e suscita baruffe interpretative che nulla di buono lasciano presagire, in caso di fiducia parlamentare, sul cemento programmatico della (forse) rediviva maggioranza. La sola certezza è che tra i 12 punti blindati che il professor Romano ha posto come condizione per prolungare ancora un po' la sua permanenza a palazzo Chigi non compare l'impegno di governo sui diritti delle coppie di fatto. Neppure in quel tono minore che la logica della mediazione politica aveva imposto al disegno di legge sui Dico partorito appena due settimane fa. Il valoroso Mastella, con gli amici teodem, brinda all'ultima vittoria del cardinale Ruini. Mentre la testarda Rosi Bindi, con l'appoggio esterno della Rosa nel pugno, obietta che le coppie di fatto non fanno parte degli impegni futuri perché sono uno scoglio già superato dal Prodi 1 e stanno ora nella capaci mani del parlamento. Chi avrà ragione? Entrambe le interpretazioni sembrano formalmente legittime, così come il proverbiale bicchiere d'acqua può essere definito mezzo pieno o mezzo vuoto secondo il tono dell'umore di chi lo osserva.
Analizzando però la questione in termini di prospettiva, bisogna essere ciechi per non vedere che l'omissione programmatica dà più ragione a Ruini. Basta pensare che il cammino parlamentare della tormentosa riforma parte dal senato, dove i pronostici sul tema delle coppie di fatto sono ancora più sfavorevoli che sulla politica estera. Constatando poi anche che la ricerca di allargamenti della pericolante maggioranza cade su estremisti di centro ansiosi di ottenere la testa dei Dico.
Altra spia del disagio che attraversa l'Unione sull'argomento è l'assordante silenzio della gran parte della sinistra, riformista e non, ipnotizzata dallo spettro del ritorno del cavalier Silvio e disposta proprio a tutto pur di evitarlo. Così va il mondo e tanto di cappello al cardinale Ruini, che si prepara alla pensione carico di allori. Non si disperino le coppie more uxorio etero e omo, perché la storia non finisce domani e un civile conflitto sui loro diritti farà certo maturare il paese più della brutta legge che rischia di morire sul nascere.
Il dramma vero riguarda tutti gli elettori laici, che a questo punto non sanno più a che santo votarsi. E si chiedono se Romano val bene una messa.

24 February 2007

La prima vittoria in trasferta dell'Italia!


Giornata storica per il rugby italiano che trionfa sulla Scozia a Murrayfield, 37 a 17.
È la prima vittoria in trasferta per gli Azzurri, che dimostrano così, definitivamente, di aver meritato il loro posto nel Sei Nazioni. Auguriamoci che Pierre Berbizier continui l'ottimo lavoro svolto sinora con gli Azzurri e che i nostri facciano bella figura durante la Coppa del Mondo 2007, visto che sono capitati in un girone abbastanza difficile: tra le 4 squadre avversarie del girone C la Nuova Zelanda (ahimé), la Romania e guardacaso la Scozia.

23 February 2007

il nodo del problema

Su Repubblica di oggi (22/2) c'è un articolo dell'inviato a Vicenza:

[Un] passo del discorso di D'Alema in Senato che provoca rabbia tra i comitati [anti-base] è quando il ministro degli Esteri afferma che negare il «sì» alla base sarebbe un atto di ostilità verso gli Stati Uniti: «Pensi piuttosto che ignorare la forte contrarietà di Vicenza, quello sì che sarebbe un atto ostile verso la comunità. Si preoccupa per la reazione di un Paese straniero invece di prestare ascolto a quello che pensa la gente di qui. Vergogna.»

PS - E l'assassinio di Nicola Calipari? Non è «un atto di ostilità» verso l'Italia? E il rapimento dell'imam egiziano a Milano? E la strage del Cermis? E Gladio? MA VAFFANCULO D'ALEMA.

21 February 2007

Ma è possibile essere così tanto, tanto pirla?!!

Ma è possibile che Prodi e D'Alema pur di poter continuare a LECCARE GOLOSAMENTE IL CULO agli americani abbiano preso il rischio di mandare a casa il governo di centrosinistra e di provocare elezioni anticipate????? Ma è possibile che Prodi e D'Alema pur di poter continuare a LECCARE GOLOSAMENTE IL CULO agli americani vadano a casa, senza aver rimesso il paese in sesto, senza averci ridato dignità dopo anni e anni di VERGOGNA all'estero, di corna sulle foto, di kapò a Strasburgo, di processi farsa, di conflitto di interessi, di Nicola Calipari, ma dico è possibile rovinare tutto questo per aver difeso una decisione, quella dell'ampliamento della base di Vicenza, presa dal Berlusca???? Ebbene sì tutto questo è possibile. È incredibile ma è possibile. Per darsi le arie da statisti, per mero protagonismo. Siete due pirla, siete due coglioni, siete due cretini, vi odio e non vi voterò MAI PIÙ. Tanto io abito all'estero e non ho nessunissima intenzione di tornare ad abitare in quel manicomio chiamato Italia. Bravi, regalate ancora il governo al Berlusca, così l'Italia diventerà ancora più povera e io mi ci godrò le ferie da ricco «francese».

Az UNESCO anyanyelvek napja

Ma az UNESCO anyanyelvek nemzetközi napja. Tehát muszáj valamit magyarul írnom. De mit? Sajnos nagyon rég óta nem mentem Magyarországra: Párizstól kocsival elég messze van, és négyen a repülőjegy túl drága.
Pedig nagyon szeretném Esztergomba menni. Nagyon rég óta nem jártam arra. Most már a rokonaimból egyetlen egy sem lakik Esztergomban, úgy hogy, akkor is ha Magyarországra mennék, bisztosan nem mennék Esztergomba. Pedig ott van a «Mérgezett terület» tábla, melyet folyton láttam gyerekkoromban a nagyszüleim ház mögötte, és ezért így is hívtam a blogomot.

18 February 2007

No Dal Molin: tra i 100 e i 200 mila in corteo contro l'ampliamento!

Dalla padella alla brace? Berlusconi se ne fregava degli elettori di sinistra, i suoi però li ascoltava e li accontentava. Prodi non ascolta nemmeno i suoi elettori! Vergogna!

07 February 2007

Golden Royal

Non so che diavolo si dicano i bambini a scuola tra di loro ma mi piacerebbe proprio saperlo... Da due o tre settimane Nicola e Valentina quando tornano a casa dalla scuola spesso parlano delle elezioni presidenziali. Nicola anziché Ségolène Royal dice Golden Royal. Mi fa morir dal ridere.

Valentina la smemorata

Valentina è talmente smemorata che Anna la chiama «Dory» (come la pesciolina smemorata del film Alla ricerca di Nemo).
Stasera tornando a casa dal lavoro vedo una busta con su scritto «7º premio» piena di giocattoli. Chiedo alla Valentina se per caso ha vinto un premio; mi fa «Ah sì papà ho vinto il 7º premio al concorso di disegno». Le dico che è brava e le chiedo perché non me l'aveva detto subito. «Be'... avevo dimenticato!» Le chiedo che disegno era. «Boh... ho dimenticato!»

02 February 2007

A Brave New World


Voici le lien vers un documentaire d'investigation très instructif sur les dangers des OGM sur des rats de laboratoire (foie, sang, pancréas). Sans doute trop instructif aux yeux de certains. Il a été produit par Canal + mais interdit d'antenne.

Sa diffusion sur le net est provisoire. Il faut donc le visionner rapidement.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

29 January 2007

Il commissario Montalbano

E viva internet... le mitiche avventure del commissario Montalbano a gratis in streaming sul sito della RAI.

27 January 2007

Alfred Hitchcock's The Birds

At the time, this film was labelled as a 'horror' film. About a quarter of a century later, Alfred Hitchcock's The Birds is certainly amongst Sir Alfred's most beloved classics. Although it can hardly be considered as a 'horror' film today, it still resists being easily categorised. It features the usual array of Hitchcockian obsessions: a love story with a haughty blonde, slowly revealed family secrets of all the major characters, some comedy scenes, and a thrilling final. So maybe its exact category should be 'Hitchcockian'!
Highly recommended, of course.

24 January 2007

Night Watch (Ночной дозор)

This film must have been written by a role-playing games fanatic. Everything in it reminded me of rolegames: the 'special powers' of the Others, the WoD-like vampires, the cool mediaeval scenes, the CRPG-like combat...
Highly recommended if you are a rolegame geek. Not sure about the others.

21 January 2007

Il caimano

I film di Nanni Moretti sono lo specchio della società italiana, o perlomeno della nostra borghesia illuminata, quella fetta della società italiana che vota a sinistra ma che non ha mai lavorato in fabbrica.

Così come Io sono un autarchico rappresentava gli anni settanta, il caimano è la sintesi della stagione berlusconiana da cui siamo appena usciti (per sempre? questo ancora non si sa).

Oltre comunque lo sguardo quasi da storico di Nanni Moretti, non bisogna dimenticare che il caimano innanzitutto è un film. Ed è un film eccezionale. La regia, gli attori (bravissimi, indimenticabili Silvio Orlando e Margherita Buy), la musica, la sceneggiatura, le scene da commedia e quelle da melodramma; tutto è eccezionale.

13 January 2007

Vaquí sul malhum

Se pòt ara gaitar las emissions en occitan de France 3 Méditerranée sul sieu siti. Una novèla de las bònas per totis los occitans exiliats a l'ubac.

12 January 2007

Le pays où tout est bidon

Lu dans l'Hérault du Jour : la colère des artisans du « marché de Noël de Nîmes », qui ont payé 2600 euros la location de leur chalet et qui sont loin, très loin de rentrer dans leurs frais. D'aucuns feront sans doute faillite. Mais quelle idée d'aller foutre un marché de Noël en Occitanie ??? Quelle idée d'aller en foutre un peu partout en France ? On a tellement éradiqué toutes les traditions pour ne voir qu'une tête, celle de l'homo jacobinicus, qu'aujourd'hui on s'emmerde terriblement et on est obligé d'aller piquer les traditions de nos voisins (qui ont su les conserver) pour s'en créer des bidon.
Même sur la putain de dalle grise de béton de la Défense y a un marché de Noël. Même dans le non-endroit déprimant où je vis [Cergy] y a un marché de Noël. Loin de réchauffer le cœur, les petits chalets en bois au milieu du béton, sous le putain de soleil de décembre (merci le réchauffement climatique), rendent la période de Noël encore plus bidon et déprimante qu'elle ne l'est déjà. Dieu merci, c'est passé, c'est fini. Encore onze mois de répit.
Cela dit... c'est bientôt le Nouvel An chinois (18/2)... gageons que nous verrons un peu partout, en février, des lǎowài déguisés en Chinois faire des danses du dragon bidon. Bidon comme ce pays.

06 January 2007

salut public

Lorsque la « gauche de la gauche » est pratiquement à droite, lorsque le net est devenu marchand, bref lorsque tout va mal, ça fait plaisir de trouver encore quelques espaces de liberté.
Souriez vous êtes filmés est l'un d'entre eux. Ce site donne des conseils pour lutter contre le fascisme soft qui s'est installé dans nos sociétés : comment porter plainte contre la vidéosurveillance, comment lutter contre le fichage, etc.

Bona annada, plan granada...

E ne'n profiti per ajustar la Marseillaise a la tièra dels ligams a man dreta. An refait la maqueta del diari e an apondut un fum de causas al sieu siti. E mai sia escrit en francimand, es gaireben lo solet diari d'Occitània que daishe un pauc de plaça a la lenga e la cultura occitanas. Òsca per la Marseillaise! Manca çaquelà lo ligam cap al siti de Mesclum!

Mes bonnes résolutions pour 2007

Allez, comme tout le monde, j'ai pris des résolutions pour la nouvelle année :
  • No More Mr Nice Guy [au boulot, y en a marre d'être gentil et de se faire empapaouter]
  • Quitter avant 18h30 [toujours au boulot ; et puis ne pas travailler le week-end]
  • Ne plus goûter l'après-midi, ne plus manger de dessert le midi ni le soir [évidemment, cette résolution ne peut commencer que demain, car aujourd'hui c'est l'Épiphanie et je ne couperai pas à la redoutable galette des rois]
À dans un an pour le bilan !

22 December 2006

Tramway ligne 3

Ça y est, je l'ai pris :-)
Super silencieux, pas trop lent (les feux sont avec lui), et très pratique pour aller dans le XIIIe (en attendant que la ligne 14 du métro soit enfin prolongée jusqu'aux Olympiades !)
Dommage qu'on ne puisse pas l'atteindre directement à partir du tramway ligne 2 ; de la Défense, ce serait pratique.

01 December 2006

Gremlins 2

The beginning of the film is great. The same characters from the first film are now young adults and work for a big greedy corporation in NYC, which makes for some excellent satirical scenes. Then Gizmo reappears, some moron wets it, and voilà, the gremlins are back. But starting from this point on, the film turns into a huge disappointment: rather than evil, the new gremlins are mischievous. They do not kill people, they just scare them. Their boss is not a punk, but a brainy old fool. Not recommended.

27 November 2006

Basta buonismo!


Il Berlusca sviene durante un comizio a Montecatini Terme... È che ormai comincia a farsi vecchietto quel figlio di una jena... Se ci va di culo magari non passa manco capodanno... sarebbe il massimo!

26 November 2006

La guerre de l'opium (鸦片战争)

Au moment de sa sortie (1997) — qui coïncidait avec la rétrocession de Hong Kong à la Chine — on avait largement taxé ce film de revanchisme. Je l'ai vu ce soir sur Arte, dans une horrible VF qui ne fait pas honneur à la chaîne : les Chinois y parlaient français avec un accent « chinois » grotesque, alors que les Anglais parlaient français normalement. La réalité est loin, très loin, de l'image véhiculée par les media il y a dix ans. Le film est parfaitement honnête, didactique même, dans son traitement de la Première guerre de l'opium. L'administration mandchoue est dépeinte corrompue telle qu'elle devait l'être ; l'empereur Dàoguāng (道光) est un autocrate infichu de prendre des décisions ; l'armement de la Chine est dans le même état qu'un siècle auparavant. La Chine était mûre pour tomber, et comme le dit la reine Victoria dans le film : « si ce n'est pas l'Angleterre qui y va, ce sera la France ou l'Amérique». Les Britanniques sont décrits comme étant cupides et belliqueux, certes ; mais également comme ayant des institutions démocratiques : la Reine ne donne son feu vert aux opérations de guerre qu'après un vote en ce sens du Parlement.
La reconstitution historique est un bonheur pour les fanas de films en costume : la cour mandchoue, les soldats chinois et britanniques, les bateaux, et même les scènes à Londres et en Angleterre (avec une inauguration de voie ferrée par la reine Victoria). Tout cela est d'une qualité bien supérieure à ce qu'on voit habituellement dans les films chinois.
Le seul point faible du film est qu'il introduit au départ une foule de personnages secondaires qu'on perd ensuite totalement de vue et qui ne reparaissent plus. Bizarre. Hormis ce petit détail, ce film est absolument à voir pour tous les passionnés d'histoire, et pas seulement d'histoire chinoise.
Ce film nous permet également de nous rendre compte de l'immense défaite subie par la Chine au XIXe siècle (d'après J. Gernet, les troupes anglaises qui attaquent Canton en 1841 ne sont fortes que de 2400 hommes !), défaite qui a toujours obsédé les Chinois, et qui explique leur soif de puissance et de richesse actuelle. Le côté positif de la chose est que, apparemment, les Chinois ont retenu la leçon de l'Histoire et que c'est par le commerce et non par les armes qu'ils cherchent à laver l'affront d'il y a un siècle et demi.

Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan

What could I possibly write that hasn't been already written about this extremely funny and astute film? I just can't wait for the DVD edition, to see all the extra footage that was left out of the film.
How can anybody feel offended by the film? 'Borat' may seem offensive vis-à-vis minorities, but in the end, amongst Borat's victims, the ones who come over as nicer from the film are women, gays, Jews, Blacks. Borat may seem offensive vis-à-vis Americans, but except for the rodeo vignette and the one with the Pentecostal congregation, everything could have happened in Europe (and it actually did — remember Borat's interviews of Britons as shown on Channel 4). The part in Kazakhstan (actually shot in Roumania) made me feel bad — Americans may be uncultured and bigoted, but we Europeans allowed half of our continent to remain in such dire poverty.
The only thing that slightly disappointed me was that I would've liked to see more vignettes with unwary 'victims' of Baron Cohen and less Borat-dreaming-of-Pamela scenes.

V pour Vendetta



J'ai enfin lu V pour Vendetta. C'est une BD intéressante, très intéressante, qui m'a fait penser aux anciennes BD de politique-fiction de Christin et Bilal plutôt qu'aux comics de super-héros, bien que le personnage principal, « V », s'apparente davantage à un super-héros qu'aux hommes ordinaires broyés par la politique des BD de Christin et Bilal.
V pour Vendetta a plus de vingt ans, et ça se voit. Faut-il vraiment aller chercher l'avénement d'un nouveau régime nazi comme suite à une troisième guerre mondiale pour imaginer des caméras à tous les coins de rue et des flics tout puissants ? Malheureusement, non. Ce qui pouvait paraître délirant au début des années 80 est de l'ordre du futur proche aujourd'hui. Il n'y a pas besoin d'un coup d'état fasciste et de l'instauration d'un régime totalitaire pour subir ce que subissent les Britanniques dans V pour Vendetta. Les élections « démocratiques » suffisent amplement, pour peu que le choix soit restreint à des candidats law & order. En 2002, j'ai pu voter pour qui je voulais au premier tour, mais j'ai dû voter pour Chirac au second tour, je n'avais pas le choix. En 2007, si ça continue comme ça, il me faudra voter pour Ségolène Royal dès le premier tour, de peur d'avoir un second tour Sárközy-Le Pen, c'est-à-dire que ce sera dès le premier tour que je n'aurai pas le choix ! Et si la presse bourgeoise et les sondages bidons continuent leur travail de sape, 2012 sera peut-être bien l'année où, élections « démocratiques » ou pas, tous les candidats défendront de toutes façons des positions law & order.
Mais, bien avant 2012, nous avons en ce moment même des discussions au Parlement sur une loi transformant les maires en shérifs. Demain, ils pourront, autant qu'ils le souhaiteront, installer des caméras de surveillance et embaucher des policiers municipaux... L'Œil et la Main de V pour Vendetta, c'est ici et maintenant.

24 November 2006

Memento Mori (여고과담 II)


Un film très étrange sur une histoire d'amour contrariée entre deux lycéennes dans un internat coréen. L'une d'entre elles est charismatique, brillante, douée en musique et pour les études ; l'autre est plutôt sportive et intravertie. Comme suite à un événement qui sera dévoilé progressivement dans le film, une des deux lycéennes se suicide en se jetant du toit du lycée.
Une autre jeune fille trouve le journal tenu en commun par les deux amantes et, petit à petit, devient complètement fascinée, obsédée, par leur histoire d'amour, et finit par s'identifier à la lycéenne décédée.
La fin du film est ouverte à interprétations ; je pense qu'il faut le regarder plusieurs fois pour bien l'apprécier. Le seul regret est que le film ait été marketé « film d'horreur asiatique » parce que c'est la mode... c'est plutôt une histoire d'amour et un huis clos (toutes les scènes sont tournées dans le lycée/internat).

Mon école change de nom !

Eh oui, en bon ingénieur, je suis les péripéties de mon école, même si ça fait 15 ans que j'ai eu mon diplôme.
Après avoir quitté le plateau du Moulon et atterri sur le campus de l'X, j'imagine qu'il fallait changer le pauvre nom franchouillard de l'École Supérieure d'Optique en quelque chose de plus prestigieux.... et, mon Dieu, le nom qui est sorti du chapeau est Institut d'Optique Graduate School. Je ne sais pas trop ce qu'il faut en penser. D'après Wikipedia, une graduate school est :
une composante d'une université s'occupant des études postérieures au bachelor,

et le terme n'a pas d'équivalent en Europe (même pas au Royaume-Uni). Sachant que le bachelor correspond à la licence (toujours d'après Wikipedia), c'est pas faux. Mais un peu pompeux...

22 November 2006

Harry Potter and the Goblet of Fire

I can't believe this film scores 7.8 on IMDb. The film's length is 157 minutes and God are the first 100 minutes boring. We see the stupid magician schoolchildren go through their stupid championship whilst NOTHING happens. At least in the other Harry Potter movies, you had all those small details (the living paintings, the ghosts, all that magic shit) that made you suspend disbelief and actually enjoy the silly scenes at the school. But in this one, those scenes are incredibly lame. And the magic is gone. 100 empty minutes. Then suddenly something happens (a murder!), and the films gets going. The last 60 minutes aren't bad, probably on par with the 1st Harry Potter movie, and better than the 2nd, but fuck why did the real story have to start so late?

20 November 2006

The Blade (刀)

Banditry; brutality; brothels; barrenness; beatings; bloodbaths; beheadings; betrayals; blades. Tsui Hark's take on the classic myth of the one-armed swordsman is closer to Spaghetti western than to wǔxiá piàn.
I loved this film, I loved every moment of it. I loved its debunking the wǔxiá piàn myths. I loved the portrayal of violence as unglamourous. Of martial arts skills as not necessarily useful (the monk in the beginning of the film) or helpful (the prostitute killed by accident). Even xiào (孝), that most cardinal of Chinese virtues, gets criticised.....
Highly recommended.

19 November 2006

Scoop

Woody Allen is back at his best! This film features all the idiosyncrasies that are a hallmark of his films: magic, humour, romance, a mystery murder, and a Brooklyn Jew full of anxieties. Some people may think that Woody Allen is incapable of renewing himself. Wrong, wrong. Watch this film and you'll laugh your guts out, whether it's the first time you see a Woody Allen film, or whether you've seen them all.
Also, Woody Allen has finally come to terms with the fact that he simply cannot portray himself as the male lover any longer, no matter how unlucky or pathetic. So this time he's playing Scarlett Johansson's father (the fact that, at 66, he was playing the role of Helen Hunt's lover in The Curse of the Jade Scorpion kinda ruined it for me).
Highly recommended.

Gremlins

The year is 1984. It is the peak of the Reagan era (1984 is the year Reagan is re-elected through a landslide win). Yuppies rule. Being greedy, selfish and ruthless is in. Judge Reinhold's character (Gerald Hopkins) epitomises these 'values'. Here's a snippet of a conversation between Gerald and Billy, the main protagonist of the film:
Gerald: Guess who almost signed for unemployment today?
Billy: I give up.
Gerald: You... But Mr. Corben had second thoughts. He gets so sentimental around the holidays.
Billy: Imagine that.
Gerald: If it was up to me, I would have fired you in a second.
Billy: Well, a merry Christmas to you too.

Billy, although a kid, works in a bank to support his family (doing all kinds of blunders, hence the conversation). Everybody in his town sort of has small jobs, because the main factory just got closed down. Moreover, Mrs. Deagle, the landlady, is very mean, and won't condone people not being able to pay the rent. But Christmas is near, so everybody just puts on a brave face and tries to live through their problems...

Enter Gizmo. He's a cuddly, lovely koala-like sentient pet Billy's father found in New York's Chinatown. But the Chinese who sold it warned Billy's father against getting water onto the 'mogwai' (móguài actually means demon in Chinese) and against feeding it after midnight.
Of course, both events happen, and the nice, furry pet spawns an army of evil reptile-like monsters (the gremlins) who wreak havoc in the small town, drinking booze, smoking cigars, destroying property, burning out building, and killing Mrs. Deagle and looting the department store during a night of terror for the inhabitants.
Predictably enough, Billy and Gizmo manage to dispatch the gremlins. The morning after, news commentators who flock to the disaster-struck city describe it as having been the scene of riots.

For me, the film is an allegory of the Reagan era, and of how Americans should have reacted to it: by rioting, killing the landlords, looting the department stores. The gremlins are within us, as shown by the fact that they are created out of Gizmo's very body. They embody the anarchic tendencies that we all have but that we hide deep within ourselves.

16 November 2006

Celebrity Collage





I am a sucker for these silly internet thingies...

11 November 2006

El Laberinto del Fauno


Spain, 1944. It is the aftermath of the Spanish Civil War. In the Pyrenees, an arrogant Nationalist officer (Capt. Vidal, a frightening Sergi Lòpez), who has established his headquarters in a remote hamlet in the forest, is ruthlessly tracking down the last remnants of the Republican forces, who are hiding in the mountains. His pregnant wife and her daughter from her previous marriage arrive at the hamlet to live with him but are kept there in near-seclusion by the insensitive officer. The girl, Ofelia, escapes the cruelty of the Civil War and of her dour stepfather through an imaginary world filled with fairies. The entrance to her fantastical world is a stone labyrinth guarded by an ambiguous faun pretending to be her servant [hence the title of the film].
Throughout the film, Capt. Vidal reveals his penchant for criminal behaviour whilst we are left wondering whether Ofelia's fantastical world is imaginary or real.
El Laberinto del Fauno's major success lies in intertwining the harsh, unglamorous reality of the Spanish Civil War with Ofelia's fantasies, even more so than in Peter Jackson's Heavenly Creatures. For me, this is really El Laberinto del Fauno's major breakthrough. Where, for instance, the Harry Potter or the Narnia stories could be set in any time, any location, El Laberinto del Fauno is inextricably linked with the terror wrought by Franco's fascist régime.
Also, Ofelia's fate is much more traumatic than Harry Potter's or than Tolkien's Hobbits' because the most horrid monster of the film, in the end, is not the faun or the Pale Man, but Capt. Vidal. And, alas, it has been proved many times in history that the vilest monsters have always been human beings.
Highly recommended (but not for children!).

Marnie

A Hitchcockian treat. Despite it being so predictable (you know when they are going to kiss, when they are going to argue, when they are going to be reconciled...) I love this film. As is usual with Sir Alfred's films there is an array of recurrent themes: the distant blonde, the psychological trauma from the past, the chance encounters. The actors are beautiful, the cinematography is brilliant. A treat!

10 November 2006

Saboteur

Purportedly one of Hitchcock's 'lesser' films, Saboteur still scores 7.3 on IMDb.
The film presents the usual array of Hitchcockian themes: the falsely accused innocent, the woman met by chance, the mysterious and wealthy villains, the [literally] cliffhanger scenes; it particularly reminded me of North by Northwest. Recommended.

09 November 2006

Io sono un autarchico

Nanni Moretti's very first film (1976), shot in 8mm, and yet a masterpiece of Italian cinema. Most films from that period of time have become irremediably obsolete. Not Io sono un autarchico. Moretti's film is both a parody of the 'leftist' films/plays/happenings of the 70s, a self-parody of the Bourgeois extraction of said 'leftists', and a (still very actual) reflection on love, adulthood, parenthood, the kind of 'problems' that befall you when you are a twenty- or thirty-something.

My favourite quote is towards the end of the film. Fabio, the stage manager of the play the protagonists are rehearsing, has finally managed to meet an influential theatre critic.
Marxist theatre critic:
—Perché Lei vuole fare teatro? Per arricchire? Per diventare famoso?
Perché Le interessa questo mezzo espressivo. Comunque Lei farà teatro. Perché quello che si vuol fare a vent'anni lo si fa, nella vita.
Fabio Ghezzi, the stage manager:
—Beh insomma, vent'anni...
Marxist theatre critic:
—Trenta, trentacinque...

Vampires, tome 1

Les mangaka d'aujourd'hui exploitent leur sujet jusqu'à la moëlle. Détective Conan a dépassé les 50 tomes, Inu-Yasha 40, Shaman King ou Samurai Deeper Kyo 30... Tezuka, lui, dépassait rarement les 10 tomes sur une série donnée. Parfois, même, il arrêtait des séries en cours, comme Vampires, qui conte (malgré son titre) l'histoire d'une tribu de loups-garous dans le Japon contemporain. Le manga mêle, comme toujours chez Tezuka, humour, détails assez enfantins, et événements graves (cruauté, mort). Ce premier tome met surtout en place les personnages : Toppei le loup-garou, son petit frère Chippei, Tezuka lui-même (!), le méchant Rock, et sa victime la jolie et naïve Onishi Mika.
On retrouvera dans l'Ara aux sept couleurs des thèmes déjà abordés dans Vampires : le personnage capable de se déguiser à volonté, la trame vaguement tirée d'une pièce de théâtre (Macbeth de Shakespeare).

Starbucks contre l'Éthiopie

L'ONG britannique Oxfam mène une campagne pour protéger les caféiculteurs éthiopiens de la voracité de l'ogre de Seattle (non, pas Microsoft, Starbucks).
Tous les détails ici (spécial dédicace à mes amis bobos qui vont boire leur café 2 euros chez Starbucks parce que « c'est non-fumeur et y a le wifi »).

03 November 2006

Zinda Laash

This 1967 Lollywood film is the Pakistani take on the classic vampire myth. The story is pretty faithful to Bram Stoker's novel but is set in 1960s Pakistan (with incredibly good-looking girls, my, what a difference with today!). The rather convincing horror story is interspersed with the usual Asian song-and-dance numbers, giving the film a very, very weird aspect but also welcome breaks with stunning actresses, especially young Deeba. All in all, I really liked this film, and found it had quite an erotic charge. Recommended!

30 October 2006

Fonte des glaces


L'Université de l'Arizona a mis en ligne ici le résultat de ses simulations sur la montée du niveau de la mer comme suite au réchauffement de la planète. Quand on sait que certains chercheurs prévoient une montée du niveau de la mer de 7 m au cours du XXIe siècle, ça fait froid dans le dos...

26 October 2006

Nòvas interessantas…

…dins lo darrèr numèro de la Setmana.
  1. Las estacions del mètro de Tolosa seràn anonciadas tanben en occitan. Aprèp las placas de carrièras, un altre signe de reconquista de la lenga a Tolosa.
  2. La copa del mond de fotbòl de las nacions sens estat (NFB) se tendrà l'an que ven en Occitània, probablament a Ièras. Pel moment, sièis còlhas deurián i participar: Occitània, solide, mas tanben Cameron del sud, Monegue, Laponia, Papoa occidentala, e la còlha de la Federacion rròm de fotbòl.
  3. La cantaira occitana Liza daverèc las jòias del concors de l'Eurovision per las nacions sens estat.

Le mot « gauche » a-t-il encore un sens ?

Les travaillistes israéliens vont gouverner avec l'extrême-droite. En Slovaquie, la gauche est au pouvoir avec deux partis d'extrême-droite. Sans parler des passerelles entre rouges et bruns à l'œuvre dans tous les pays de tradition orthodoxe (Russie, Serbie). Dans les autres pays d'Europe centrale et orientale, ce sont souvent des partis de gauche qui font passer l'amère potion de la transition à l'économie de marché, laissant la grogne sociale aux mains de l'extrême-droite, comme le dénonce le parlementaire européen Hegyi Gyula.
En Chine, le PCC dirige la transformation du pays en une économie de marché des plus dures. Une enquête récente montre que le PC de Shànghǎi, en manœuvrant la police, est à l'origine des expulsions des gens qui habitaient sur des terrains sur lesquels portaient de juteux contrats de BTP…
En Amérique du sud, les régimes de gauche flirtent avec le totalitarisme (Chávez) ou le nationalisme (Morales).
Plus près de chez nous, de nombreux partis de « gauche » n'ont de gauche que le nom et le souvenir de luttes passées, souvenir qui sera bientôt effacé par les Blair, Royal, et consorts.

22 October 2006

L'Ara aux sept couleurs, tome 1

L'Ara aux sept couleurs est un gentleman cambrioleur expert dans le déguisement. Voleur au grand cœur, il laisse souvent le fruit de ses larcins à des gens dans la détresse. L'Ara est également un immense acteur de théâtre, et chaque épisode (une vingtaine de pages) est une parodie d'une pièce connue. Cette bande dessinée, une fois de plus, révèle l'immense talent de scénariste de Tezuka, ainsi que l'étendue de sa culture (double culture : japonaise et occidentale).

Prince Norman, tome 3

Dernier tome. Comme toujours avec Tezuka, le scénario est la qualité première. Les dessins, eux, ont un peu vieilli, sauf dans les scènes clefs, où ils sont excellents. C'est peut-être parce que Tezuka les dessinait lui-même, laissant le reste à ses assistants.

Stage Fright

What makes a good film? First and foremost, a good plot. And Stage Fright definitely has one.
A great film; I cannot believe it scores below 7 on IMDb.

16 October 2006

Frank Miller's Sin City

Fuck, what a film! I read one of the Sin City graphic novels a while ago, I remembered it was quite hard boiled, but not that hard boiled!
If you don't like gunfights, scantily clad broads, and tough men who're still alive and kickin' after having been shot at least three times, avoid this film. But if you do, you're in for a visual treat.
But there's more to this film than the beautiful black and white urban scenes, or the incredibly gorgeous actresses. Or the comeback of Mickey Rourke. The plot is worth a million plots of your average film. It's exhilarating but at the same time it'll fill you with despair because of the darkness and the corruption of the human soul.

10 October 2006

Niente giornalista niente problema

Articolo di Astrit Dakli tratto dal manifesto di ieri:
Non è difficile uccidere dei giornalisti. Fanno un mestiere che li espone all'odio e circolano indifesi. Si può perfino usare la loro uccisione per fare un regalo di compleanno, come quello che Vladimir Putin ha ricevuto ieri per i suoi 54 anni: la testa di Anna Politkovskaja, la più feroce critica del suo regime. Forse è un regalo avvelenato, che se lo sia ordinato da solo o che gli sia stato fatto da altri: tutti attribuiranno comunque al presidente russo la responsabilità di questo assassinio e non è gradevole neppure per un ex agente del Kgb vedere la propria firma messa in calce a un omicidio illustre - anche se in Russia uccidere giornalisti scomodi è ormai una tradizione. Poco cambia se, come è probabile, l'ideazione e l'attuazione di questo delitto vengono dalle alte sfere delle forze armate (di cui Anna Politkovskaja ha troppe volte messo a nudo la ferocia, l'incompetenza e l'avidità di denaro e di potere) più che direttamente dal Cremlino.
Non è stato certo difficile uccidere questa giornalista. Sparare nell'ascensore di casa sua a una donna priva di ogni difesa è un gioco da ragazzi; quanto all'inchiesta, già il fatto che l'omicida non abbia avuto problemi a lasciar sul posto pistola e cartucce e a farsi vedere da alcuni testimoni fa capire che essa non andrà lontano. Del resto, non ci sarà un'ondata di indignazione per questo omicidio. Chi denuncia le malefatte dei militari in Cecenia o le collusioni tra mafiosi, giudici e politici non è molto popolare: è solo un «rompicazzo», come Anna veniva elegantemente definita. Vladimir Putin nei mesi scorsi ha fatto un repulisti nella Procura generale, da tempo accusata da tutte le parti (compresa Anna Politkovskaja) di essere troppo al servizio del Cremlino: ma i nuovi arrivati, procuratore capo in testa, sono ancor più fedeli al presidente di coloro che sono stati rimossi. Qualcuno vuol scommettere sugli esiti di questa inchiesta?
Non è mai difficile uccidere dei giornalisti, soprattutto se sono persone libere, che vogliono fare il loro mestiere fino in fondo e raccontare le cose che il potere - quello dei grandi boss mondiali come quello dei piccoli boss di quartiere - vuole invece tenere nascoste. Due esempi freschi: ieri a nord di Kabul, in una zona che il regime afghano e la Nato definiscono «calma» e che è controllata da signori della guerra locali, sono stati uccisi due reporter tedeschi di Deutsche Welle. Volevano vedere cosa succedeva lì; ovviamente non avevano alcuna scorta. Il mese scorso in un carcere di Ashgabad (Turkmenistan) è stata uccisa Ogulsapar Muradova, giornalista turkmena molto critica del regime satrapico imposto da Saparmurat Niyazov al suo paese: non era accusata di niente, ma la sua voce dava fastidio - meglio arrestarla e strangolarla, senza neanche simulare, come a casa dell'amico Putin, un omicidio ad opera di ignoti.
P.S. La politica degli editori verso i giornalisti, qui a casa nostra, rivela (senza sangue e violenza, certo) la stessa ansia di normalizzare e conformare che sta dietro l'omicidio di Mosca. I giorni di blackout informativo che abbiamo alle spalle - lo sciopero dei giornalisti contro il precariato dilagante e per un nuovo contratto - testimoniano che anche nelle redazioni dei paesi «liberi» si preferirebbero più dita ubbidienti sulle tastiere e meno teste libere che pensano. Non è una bella prospettiva.

08 October 2006

Assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa


Lu sur le site du Monde :
Journaliste pour le bi-hebdomadaire d'opposition Novaïa Gazeta, Anna Politkovskaïa, 48 ans, qui dénonçait les exactions en Tchétchénie, ainsi que la corruption et les atteintes aux droits de l'Homme dans la Russie de Vladimir Poutine, a été tuée par balles samedi alors qu'elle sortait de l'ascenseur de son immeuble à Moscou.
Lamentable. C'était bien la peine que la Russie devienne une « démocratie ». Ça devient presque pire qu'à l'époque soviétique. Au moins, à cette époque-là, tout le monde savait à quoi s'en tenir. Et quand on faisait disparaître un gêneur, c'était dans la discrétion : faux accident, ou déportation en Sibérie. Aujourd'hui, le Kremlin emploie des méthodes mafieuses, en pleine rue... c'est pas ça qui va réduire le degré de violence dans la société russe.

Festival des Jeux de Vauréal


Sono andato al festival dei giochi di Vauréal con la Valentina, e ci siamo divertiti un sacco. Abbiamo scoperto due giochi:
Villa Paletti: tipo Jenga, ma con paletti colorati e con dei piani. Il gioco è più divertente e le partite meno uguali.
Chasse gardée: un gioco di strategia però con parecchia fortuna, infatti anche i bambini vi possono giocare.

24 Hour Party People

A few weeks after having seen A Cock and Bull Story by Michael Winterbottom with Steve Coogan, I've seen 24 Hour Party People by Michael Winterbottom with Steve Coogan. The two films are actually quite similar: both are documentary-style, both have Steve Coogan talk a lot in front of the camera, both feature a lot of tongue-in-cheek humour.
The subject of the film, however, is completely different. In 24 Hour Party People, Steve Coogan plays the role of journalist Tony Wilson, the founder of Factory Records, the man who signed Joy Division. The incredible thing is that he never became rich, even though, for instance, Blue Monday is the biggest selling 12-inch single of all time! The reason: Tony Wilson did what he did for art's sake, because he thought Ian Curtis was a genius, and Shaun Ryder (singer and songwriter of the Happy Mondays) a poet, and not because he was a greedy bastard like everybody else in the music industry.

06 October 2006

Lou pouèto marsihés Victor Gelu (1806-1885)

Article de Renat Merle levat de Prouvènço d'Aro n°214 de setembre de 2006
Quàuqueis amiro pèr un anniversàri
1806-2006... Mai un anniversàri... Es de modo. Franço n'a tant celebra despuèi quàuqueis annado, trop souvènt sènso voio vivènto... Mai aquèu d'anniversàri va mancaren pas, que se nautre celebren pas Gelu, qu va fara au plan regiounau, pèr parla pas dóu naciounau...

Neissu en 1806 à Marsiho, dins lou vièi quartié poupulàri dei Carme, aquel enfant de fournié recebè uno "bono educacien", mai la mort dóu paire lou remando à la boutigo familialo. Pèr pas gaire de temps. Fournié manca, coumedian barrulaire dins Franço touto, pichot emplega d'avoua à Lioun, Gelu perlongo soun bagàgi escoulàri, mai que mai literàri, d'uno culturo franceso duberto sus soun temps, dóu coustat de Beranger e noun pas dei fadour roumantico.
A Lioun, Gelu rescountro la lucho dei classo, emé l'insurreicien dei Canut contro l'egouïsme dei mèstre. Revóuto vano. La mouralo es que fau capita soucialamen, coumo soun fraire Nouvé, moulinié. Capito, mai au pres de soun amo.
Gelu quito Lioun, que regretara de-longo, pèr un proujèt argerin avourta. Se tirasso à Marsiho, oucious, o emplega de soun fraire, fin qu'au suicide manca.
En 1840, a 34 an, cerco encaro sa plaço dins la vido e dins la soucieta. Mai es l'an que publico Chansons provençales et françaises, par Victor Gélu, encò de Senés, à Marsiho. Chansons françaises? En francés, va fau bèn dire, lou paure Gelu es pas mai qu'un escrivan de rescontre. Mai en prouvençau, va iscriéure sei countradicien, seis ambicien decebudo, seis amista, dins lou Marsiho de la Mounarquìo de Juliet, en plen vanc ecounoumic e demougrafi, tant coumo dins lou souveni dóu Marsiho de soun enfanço. L'óuriginalita de Gelu es pas d'escriéure en prouvençau: à Marsiho l'erso d'escrituro prouvençalo deis annado 1830-1840 es uno evidènci. Uno escrituro que la prèsso loucalo presènto justamen coumo de la poésie provençale pour les classes moyennes de la société. Dins soun amour desespera de la lengo mairalo, Gelu retrobo pas encò d'aquélei "pouèto" "lou genìo de la lengo", i'a pas gaire lengo de cadun, aro de mai en mai abandounado au pichoun pople.
L'óuriginalita de Gelu es dins soun biais d'escriéure. Prèsto sa voues à la plèbo dei desclassa, eis abandouna de la marcho au "prougrés". Rèn de vèire emé lou "nèrvi" Chichois, enfant dóu journalisto Benedit, qu'amusara tout Marsiho. Lei "mascle" de Gelu soun pas recuperable. S'èro jamai fa uno cauvo ensin.

Gelu revouluciounàri?
Chantre de la revóuto de la plèbo materialisto e jouïsserello? Se n'en defendra de-longo. Es pas jamai esta un poulitico, enca mens un revouluciounàri. A supourta la Mounarquìo de Juliet, mai detestara l'Empèri. Soun prepaus, founda sus uno grosso fisanço dins soun biais à maneja uno eisino magnifico, mai qu'es pèr mouri, lou parla marsihés, es pas lou prepaus d'un militant. Rèn que la crido d'un ome qu'a pas pouscu trouba sa plaço dins aquelo soucieta, e que, sènso trop saché qunto, pantaio d'uno autro soucieta, mai umano. E que, fauto de salido veritablo, descargo aquéu pes d'insatisfacien e d'amarun dins uno inagoutablo noustalgìo de l'enfanço, e dóu passa. A fortiori dins la lengo d'aquéu passa.
Lou pople de Gelu porto ges de counsciènci linguistico. L'avans-prepaus de Gelu, tèste francés remarcable, pauso l'aparènto absurdeta de la causido de lengo: sei persounàgi, darrié loucutour dóu prouvençau, va parlan perqué soun ilitera, legiran pas jamai Gelu. Bessai que l'entendran, dins lei guingueto mounte canto... Mai lou publi que Gelu espèro es lei mié-bourgés cultiva, que troubaran dins aquelo "lengo souvàgi" lou contro-pèd dóu francés du Bon Ton.
Dins sa prefàci de 1840, e se li tendra, Gelu denègo tout avenidou à la lengo, refuso touto tentativo de Reneissènço, e adounc touto normo grafico. Faudra pas s'estouna de lou vèire irounic o à l'escart dei primié recampamen dei "pouèto prouvençau" (Arle 1852, z-Ais 1853). Après la neissènço dóu Felibrige (1854), refuso tout countat emé lei Primadié. Empacho pas mens que fai escolo, emé lou realisme dei Troubaire marsihés coumo lou jouine Marius Bourrelly tre 1842, Lejourdan, etc.
Après sa publicacien de 1840, Gelu coumpausè uno brassado de cansoun de la memo veno: lou terrible Tramblamen (1841), sènso poudé va publica. Marsihés es, e demoro, sènso faire siéu l'ourizoun de la lengo d'Oc touto. Va counèisse pasmens: recebè lou famous pouèto gascoun Jasmin en 1848.
Amadura, apasima, deliéura dei relacien nevroutico emé sa maire, soun fraire, sa cougnado, a founda famiho, e fau bèn viéure. Moulinié, après d'ana e retour penible entre Itàli e Franço, s'en revèn au païs e li restara. Mai pèr éu Marsiho, negado de Gavot e de "Bachin", traucado de carriero novo, es pas pus Marsiho...
Maugra quàuqueis amista, mai que mai erudito, à Marsiho e à Touloun, Gelu es un ome soulet. E la distànci mespresènto que gardo en regard dóu recampamen felibren li durbira ges de porto d'aquéu coustat, bèn entendu.
Gelu tourno edita sei cansoun en 1856, aumentado de tèste nouvèu e de traducien. D'aquesto reedicien, s'esperavo senoun la glòri, à tou lou mens uno recounouissènço e la soulucien de proublèmo de finanço dei gros. Mai, maugrat lou soustèn dóu bourgés Athénée de Marseille, que l'avié ignoura en 1840, la publicacien capito pas gaire, e, piège, lou fa escana pèr uno censuro óuficialo mouralisanto que laisso passa lou remirable pouèmo countro la guerro de Crimèio, Veouzo Mègi, mai coundano l'atteinte aux bonnes mœurs!
Gelu a dins sei tiradou un tèste superbe en proso prouvençalo, Nouvè Grané, tèste d'autant mai remarcable que la proso èro fin aro praticamen absènto dei publicacien prouvençalo. Dins la counsciènci amaro de l'isoulamen culturau, mai dins uno meno de pas dóu cor, Gelu tourno em' aquelo proso à la paraulo mai "nourmalo" dei païsan dóu pròchi terradou. Se lei tèmo passeïste e arcadian pounchejon autant dins Nouvè Grané que dins bèn de tèste felibren dóu temps, la denounciacien de la nouvello soucieta capitalisto e industrialo li peto em' uno forço inegalado. Troubara ges d'editour.
Acabara sa vido dins un isoulamen relatiéu en regard de la Reneissènço prouvençalo. Mai es pas soulet. Pèr eisèmple, triounfo à Touloun en 1873. E lei Troubaire marsihés, emé lou jouine soucialisto Antido Boyer, lou vènon saluda en 1881.
Defuntè en 1885.
Un an après sa mort, recounouissènço poustumo, espelis uno edicien coumplèto de seis obro, em' un remirable avans-prepaus de Mistral. Provo bello que soun obro èro pas letro morto. E que l'es toujour pas.

04 October 2006

Un avenir radieux nous attend...


...avec le faux Hongrois Sárközy et ses sbires fascistoïdes. À ceux qui trouvent que l'expression « fascistoïde » est galvaudée je conseille la lecture de ce blog très instructif. Ils verront que le fascisme light, c'est pas que dans les fantasmes des bobos.
Aujourd'hui, le nord des Hauts-de-Seine est sous la coupe de Sárközy et de sa bande. En 2007, la France tout entière ?

La jeune fille aux camélias (少女椿)

J'avais lu que ce manga était inspiré de l'expressionnisme allemand et du coup je l'ai emprunté à la bibliothèque (j'adore l'expressionnisme allemand).
Ma foi... c'est vrai que les dessins de Maruo Suehiro [丸尾末広] sont sublimes, un beau noir et blanc exploitant la ligne claire pour constituer de véritables tableaux. Mais le scénario (une jeune orpheline devient le souffre-douleurs d'une troupe de freaks, jusqu'à l'arrivée d'un nain magicien qui la protège puis la séduit) est trop délirant, limite scato-gore, pas du tout mon genre.

03 October 2006

Toujours aussi con !

Dans sa dernière chronique de l'Express, Claude Allègre prétend que le climat ne se réchauffe pas.
Dans un monde où tout change si vite, ça fait plaisir de voir qu'il est des points de référence sur lesquels on peut compter, comme par exemple la connerie de M. Allègre. Et on peut également espérer que, grâce à cette nouvelle ânerie, et au cas où la gauche caviar gagnerait les élections, M. Allègre ne sera pas ministre.

02 October 2006

Gosford Park

The wife went on a DVD shopping spree and Gosford Park was amongst the loot. We'd already seen this film at the cinema, but apparently she liked it a lot and wanted to have a copy at home (I usually buy the movies I've missed at the cinema, whereas she buys the ones she loved at the cinema).
The plot contains the usual Altmanesque mix of intertwined storylines: beautifully crafted but, paradoxically enough, quite predictable. What I liked best was the depiction of the incredibly brutal class relationship in pre-WWII Britain. This was of course extremely reminescent of The Remains of the Day. Funny that both films are by US directors, as if the Brits couldn't come to terms with this aspect of their culture.

Stupeur et tremblements

God, this was a shocking film. I thought 'Well, Amélie Nothomb is pulling our leg', then I read the relevant bulletin board on IMDb and found out that she depicted the truth. Crazy, crazy Japanese!

25 September 2006

Cantalausa a defuntat

Una novèla plan trista... En Loís Combas (conegut dins lo mitan occitanista jos l'escaish de Cantalausa) que defuntèc lo 23 de setembre passat.
La tièra de las mòrts dels noms bèls de l'occitanisme que ven de mai en mai bèla :-(

Coma de costuma, un article necrologic dins l'Avui del 24 de setembre, e pas ges dins la premsa franchimanda.

24 September 2006

Thé au yuja (柚子茶)


Depuis le temps que je rêvais de goûter ça ! J'en ai rapporté de mon dernier voyage à Londres (c'était moins cher qu'à Paris), et c'est vraiment délicieux.

Kirihito, tomes 2 et 3

Putain, quelle noirceur... je ne m'attendais pas à ça chez Tezuka ! Le scénario est fabuleux, hormis les quelques hasards invraisemblables, mais bon... c'est une BD ! L'histoire du malheureux Kirihito se double d'un polar dans les milieux de la médecine (un peu comme dans le Fugitif). Les personnages ont une profondeur rare dans une bande dessinée, surtout Urabe, dont il est absolument impossible de dire si c'est un « méchant » ou un « gentil » ― et ça aussi, c'est rare, dans une bande dessinée !
J'attends avec impatience le tome 4 et le dénouement de l'histoire.

Prince Norman, tome 2

Toujours aussi délirant. De la science-fiction vieillote, mais agréable à lire, avec plein de personnages, et des détails qui font vrai (surtout dans le domaine médical... comme d'hab !).

17 September 2006

Prince Norman, tome 1

Encore une histoire qui démarre sur les chapeaux de roues ! C'est moins fort que les autres BD que j'ai pu lire de Tezuka, mais ça reste prometteur.

Bang Rajan

Encore un problème de référents culturels... En Thaïlande, j'imagine que la résistance héroïque du village de Bang Rajan à l'envahisseur birman doit être un moment fondamental dans l'inconscient collectif. Moi, en revanche, ça ne me parle pas des masses, et la vision de ce film ne m'aidera pas à répondre à ces questions : pourquoi les Birmans sont-ils aussi méchants ? pourquoi les villageois ne fuient-ils pas l'avancée des armées birmanes ? pourquoi résistent-ils alors que le pouvoir central se moque de savoir s'ils en ont les moyens ou pas ? Mystère(s)...
Cela dit, le film se laisse voir. Les scènes de baston ne sont pas mal, et le jeu des acteurs est correct.

16 September 2006

Kirihito, tome 1

[きりひと讃歌] Une histoire incroyable du grand maître Tezuka. Un scénario d'une richesse et d'une densité impossibles... Un tome de Tezuka correspond à trois ou quatre tomes d'un mangaka « normal » !
J'ai également été étonné par la noirceur de cette histoire, après la légèreté de Bouddha (bien que les épisodes tristes n'y manquassent pas).
Le dessin n'est pas sublime (1970, quand même), mais le scénario est « béton ». À lire !

Ikkyu, tomes 2 et 3

Hmmm... pas simple à lire, cette BD. Il me manque les référents culturels pour l'apprécier. Quand je pense que les Asiatiques, eux, pourraient lire une BD française sur les Trois Mousquetaires, par exemple, et l'apprécier. À l'école, ils étudient notre culture, notre littérature, alors que nous, nous ne nous intéressons absolument pas aux autres cultures.... combien de gens connaissent Au bord de l'eau, en France ?

Bouddha, tome 8

Le tome 8 clôt la saga en beauté. Tezuka parvient à exposer le dharma, tout en déroulant son scénario (très riche, Tezuka était un conteur extraordinaire).

13 September 2006

Le figure di merda di Blair

Prima fdm:
Blair fischiato e contrastato a Beirut dov'era andato a far credere di essere "equivicino" tra Libano e Israele.
Avui: El primer ministre britànic, Tony Blair, va efectuar ahir una visita a Beirut marcada per les protestes de prop de 2.000 libanesos que van boicotejar la seva presència i el van escridassar acusant-lo d'"assassí".

Seconda fdm:
Blair fischiato e contrastato a Brighton dov'era andato a far credere di preoccuparsi ancora del sindacato.
The Guardian: Tony Blair's farewell speech to the TUC was met with a walkout today by disaffected union members, some carrying placards calling for the prime minister to 'go now'.

Dio che brutto bastardo quell'uomo. Uno dei più malvagi degli ultimi 25 anni. Almeno Bush ci ha la scusa dell'incapacità di intendere — Blair, no.

09 September 2006

Three to Tango

I can't believe this film is rated only 5.8/10 on IMDb. Last night it successfully passed the 'is it as funny the second time?' test. Of course it's no art film, but it is an enjoyable romantic comedy.
(plus, of course, I have a crush on Neve Campbell whenever I watch this film)

08 September 2006

A francia magyarellenesség

Depuis l'election de Robert Fico à la tête du gouvernement slovaque, il y a eu une très forte augmentation des attaques contre la minorité hongroise de Slovaquie.
Pas un mot dans les media français, rien de rien du tout. Près d'un siècle après le traité de Trianon, la France est toujours aussi magyarophobe. Et, malheureusement, je suis sûr que même l'élection du nabot mégalo (Sárközy) n'y changerait rien... il est plus franchouillard que le plus franchouillard des « Français de souche ».

07 September 2006

Kudos for Natascha

I never ever read voyeuristic magazines, but I must confess I've avidly read everything I could about Natascha Kampusch' incredible story. I was also eagerly awaiting her interview. I read the transcript on ORF's site, I was very moved... what an incredible person. Kudos to her, to her courage, and to her incredible vocabulary (after all, she's missed school for eight years!).

A Cock and Bull Story

Crazy British comedy about the making of an unmakable film... Steve Coogan and Rob Brydon are hilarious.
Recommended.

Too much work—

too little time for posts... I'll have to keep to short posts for a while.

02 September 2006

RQ > Open Gaming Licence (suite)

Tiré de la liste de diffusion Glorantha_VF :
L'Open Gaming Licence va permettre à d'autres sociétés de développer des suppléments pour la version de base des règles (mais pas pour Glorantha, bien sûr, qui reste sous licence).

On trouve la version Word du « System Reference Document » sur le site des downloads, c'est le document zippé « SRD ».
John Kim en a déjà fait une version HTML .

11 mars, le grand mensonge (extraits)

« Face à l'Union Soviétique, le capitalisme avait accepté un mirage de démocratie géographiquement limité à l'Europe Occidentale. Mais depuis la chute du mur de Berlin, et plus encore depuis le 11 septembre il est devenu impossible de continuer à soutenir une équation purement propagandiste (bien qu'elle soit réelle pour ses quelques bénéficiaires). Les événements des dernières décennies sont là pour nous prouver l'incompatibilité évidente entre capitalisme et démocratie. Dans le meilleur des cas, le capitalisme ne peut que se permettre une gestion démocratique dans quelques pays et aux dépens des libertés de la majeure partie du monde ; dans le pire des cas, en période de crise, de récession, ou d'absence d'opposition, la démocratie est le seul moyen de gestion qu'il ne peut pas se permettre. »
« Quand on a été trop loin, qu'on a franchi la dernière frontière, il vaut mieux toutes les redessiner. La “perte de légitimité démocratique” c'est une perte, mais c'est aussi une arme. Si on a transgressé les normes, il faut faire en sorte que personne ne les respecte : si on s'en est servi en public, autant s'en servir pour que plus personne ne puisse être crédible. Les bourdes de Powell devant l'ONU, celles de Bush et de Blair devant leurs Parlements respectifs, celles d'Aznar après le 11 mars sont moins dédiées à cacher une vérité qui pourrait leur nuire qu'à miner le cadre où l'on peut encore distinguer la vérité du mensonge. En détruisant les conditions pour toute crédibilité ils délégitiment aussi les condamnations contre cette agression, ils grippent la crédibilité de toute résistance et discréditent toutes les variantes de discours ou d'action. Il faut déchaîner, toujours plus vite, sur la population une combinaison de bombes et de mensonges pour que, alors qu'on ne sait plus qui craindre et qui croire, elle ait confiance en la force institutionnelle — incarnée par un leadership personnel — qui ferme les frontières, militarise les rues et restreint la liberté de se déplacer. Un Schéma de Sécurité efface brutalement toutes les différences (celles du droit, celles de la politique, celles de la pitié) pour imposer à leur place une seule différence : nous et eux, et eux, dans un mécanisme identique à celui du racisme, sont tous les mêmes et ils doivent être traités de la même manière : Al-Qaeda, ETA, les squatteurs, José Bové, ANSWER, l'Alliance Nationale Patriotique [irakienne], les pacifistes, les internationalistes, les Mères de Mai... »

29 August 2006

Une initiative sympa

J'ai reçu le dernier numéro de Har/Far, la revue de la gauche révolutionnaire occitane (sommaire ici). Surprise agréable, l'envoi comportait un livre gratuit offert par les éditions Gatuzain, avec lesquelles Har/Far va apparemment essayer de lancer un partenariat.
Le livre en question s'intitule 11 mars, le grand mensonge, et propose des réflexions au niveau local, européen et mondial qui toutes ont pour point commun et point de départ une analyse des mensonges d'Aznar et du PP après l'horrible tuerie de Madrid du 11 mars 2004.
Je posterai bientôt deux extraits intéressants de cet ouvrage.

RQ > Ça y est !


Ça y est, je l'ai acheté. Je suis allé à Londres pour le week-end et j'en ai profité pour passer chez Orcs Nest, où ils n'en avaient plus. Le gérant me dit qu'il a vendu tous les exemplaires en un jour, le jour même où il les avait reçus. Je cours chez Forbidden Planet ; ils n'en ont plus non plus ! Heureusement, il en restait encore deux exemplaires chez Playin' Games !
Tout ça c'est bon signe pour l'avenir de RuneQuest... maintenant, il faudra voir si les suppléments suivent.

Nos jours heureux

I didn't want to go watch this one. I do like French comedies but only when they are whimsical or about minorities, not when they are about typical aspects of French life like — in this case — summer camps.
Well, I am happy I did not resist the wife :-)
Although the story of the film was quite unimaginative (shit happens during a summer camp; well, everybody's who's ever been to one knows that!), the acting was good and, more important, the rythm was perfect. There was always something happening and the situations, although, again, inspired by real-life events that everyone has witnessed, were very funny.
Recommended watching if you need a morale boost.

20 August 2006

I switched to Beta

mainly to be able to use labels (see bottom right). However, this feature doesn't work with non-ascii characters, so my nice 中文 label returns an empty list if you click on it.
The Blogger help page says they're working on it.

Another problem is comments. My old comments look garbled because the extended characters are shown as if coded in UTF-8, although they weren't at the time. And, according to the Blogger help page, bloggers who haven't switched to Beta won't be able to leave comments.

19 August 2006

Vi(ll)es irréelles

(tiré du Monde libertaire, hors-série n°30, du 13 juillet au 14 septembre 2006)
Haute surveillance ou haute sécurité ? Tout dépend du point de vue où l'on se place. C'est-à-dire de la place que l'on occupe dans l'espace social et, donc, physique. Pour les nantis, des enclaves huppées autosurveillées ; pour les démunis, des zones de relégation hypercontrôlées. Dans les unes, Big Brother veille sur les habitants ; dans les autres, il les surveille. Entre les deux, un « espace public » où le citadin est convié à se convertir en public d'un spectacle urbain préservé de toute irruption intempestive de l'altérité, comme si, par compensation avec les zones résidentielles aménagées et gérées en fonction de la « guerre sociale de faible intensité » menée contre les « parias » de la nouvelle civilisation urbaine, celle-ci devait prouver son existence et son excellence dans des « bulles touristiques » de « forte intensité » culturelle, ludique et, bien entendu, marchande.
[...]
« Parmi les membres plus jeunes de la classe moyenne », observe Mike Davis, « la vie dans les ghettos dorés et les banlieues protégées, l'expérience subjective de plus en plus réduite à la sphère privée » ont engendré « une envie de foules, de rues animées et de spectacles ». D'où « un appétit croissant pour les espaces publics à l'échelle du piéton », une « demande de sensation urbaine sur laquelle les mégacorporations du divertissement comme MCA ou Disney peuvent capitaliser en recréant quelques aspects trépidants de la ville à l'intérieur sécurisé de leurs parcs d'attractions ». Une vie urbaine rêvée qui peut, il est vrai, tout aussi bien avoir pour cadre, comme cela est devenu courant dans bien d'autres métropoles mondiales, certains espaces publics ou quartiers historiques « requalifiés », c'est-à-dire embellis et socialement « assainis » à coups de « rénovations » ou de « réhabilitations », donc, sécurisés, pour accueillir des citadins « de qualité ». Quant aux catégories d'habitants bas de gamme, leur présence ne sera tolérée que sous la forme d'une « armée d'employés mal payés, en grande partie invisibles », venus des zones de relégation résidentielle plus ou moins éloignées où ils sont parqués pour « faire tourner la machine de l'irréalité ».

16 August 2006

3-iron (빈집)

Another most singular film by Kim Ki-duk (김기덕)! And even more wordless than the other ones I saw. The film starts as an improbable thriller and ends as an improbable love story, yet it is absolutely enthralling all along. Kudos to the master.

15 August 2006

The Soong Sisters (宋家皇朝)

Huge (and long!) epic about the incredible story of three sisters who had an enormous influence on 20th century China. The film is interesting and educative, but it never departs from what you expect from this kind of 'family sagas'. A must see for people interested in Chinese history or politics.
Maggie Cheung Man-yuk's (張曼玉) performance as Madame Sun Yat-sen is stunning.

14 August 2006

L'Homme est une femme comme les autres

I've just seen it serendipitously on the telly. If I recall correctly, reviews hadn't been particularly good when it first was shown back in 1998.
Well, I liked it very much. The Jewish families (the orthodox one and the assimilated one) are not too clichéd, the gay hero isn't either, and Elsa Zylberstein is perfect. The film is supposed to be a comedy/romance, but it carries a bitterness that is fully revealed at the end. Recommended.

13 August 2006

Gorgeous (玻璃樽)


Fun action/romance film with Jackie Chan (成龍) at his best, and the unearthly beautiful Shū Qí (舒淇) at her loveliest. Although often portrayed as a 'Jackie Chan movie' (the French title is Jackie Chan à Hong Kong – ain't that terrible?), it's really half Jackie Chan movie, and half romance. Recommended.

Samaria (사마리아)

Another film by Kim Ki-duk (김기덕), the controversial South Korean director who investigates the darkest recesses of Korean society.
The story is as follows [spoilers!]: two teenage girls want to travel to Europe. One of them prostitutes herself, while the other one arranges her appointments and keeps track of the money. One day, the prostitute girl accidentally kills herself escaping the police. Her friend decides to trace back the clients, to sleep with them, and to return the money, in order to ease her grief. But her father, who is a police inspector and a devout Catholic, finds out what his daughter is doing and starts stalking the clients, eventually killing one of them. He then surrenders to the police.
As usual with Kim, characters do not talk much, and we do not know the real reasons behind their actions. He highlights the problems in Korean society and raises questions, not answers. He highlights the strains in the father-daughter relationship, again at a distance. And there are lots of religious overtones (both Buddhist and Christian) that are better left for the spectator to ponder way after the film has ended. A bitter film with aloof characters, but really worth watching.

12 August 2006

Coffee and Cigarettes


B&W film by Jim Jarmusch. As with all 'segment' movies, some segments were good, some bad, some brilliant. The better ones were the ones with the celebrities (supposedly) playing their own roles.
I absolutely adored 'Cousins' and 'Cousins?', especially the latter, with Alfred Molina and Steve Coogan. It could've been a film in its own right.

Also saw Trading Places. Excellent 80's comedy. Why aren't today's comedies as good? (yes, I'm already an old fart)

Nem bírom tovább!

Nem tehetek róla, nem bírom Sárközy kurva pofáját. Szándékosan nem borotvált, ez a hülye... «Nem dologozom, nyaralok»
DE HOGY IS!!! Folyton arra gondol, hogy milyen lesz a fényképe, «Hogyan nézek ki, mit gondolnak rólam?»
Utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom, utálom!!!!!

10 August 2006

Ont es Occitània? En Espanha!

Auèi, lo 9 d'agost de 2006, entra en vigor lo novèl Estatut d'Autonomia de Catalonha. A partir d'auèi es oficiala a Catalonha tota (e pas son qu'en Aran) la lenga occitana, en acòrd amb l'article 6 apartat 5.
E en França? Circulez, y a rien à voir...

RQ > The first third-party products!

Not particularly interesting, but at least they could help hype Mongoose RuneQuest as the gaming event of the year...

The article that explains it all

Here.

03 August 2006

RQ > Open Gaming Licence

Une bonne nouvelle : le RuneQuest de Mongoose suivra le modèle de l'Open Gaming Licence « inventé » par WotC pour D&D3.
En gros, cela signifie que les règles de RQ seront disponibles en version texte sur le site de Mongoose (sans la mise en page ni les jolies images), et que l'on pourra créer des suppléments amateurs pour RQ sans se prendre la tête avec des problèmes de licence comme c'est le cas, par exemple, pour HeroQuest.

Le texte de la licence devrait être le suivant :
The RuneQuest (TM) System Reference Document (SRD) is produced under the Open Gaming Licence (included in the RuneQuest (TM) Developer’s Pack). This allows anyone to use the RuneQuest (TM) SRD freely, so long as they follow all the requirements laid out in the Open Game Licence.