21 November 2014

Cuisine Heureuse

Vous savez tout le bien que je pense des restaurants chinois spécialisés dans les nouilles fraîches appelés « les Pâtes Vivantes ». Après un premier restaurant dans le IXe, un second a ouvert dans Rive Gauche, puis un troisième aux Halles.

Eh bien le second restaurant est sorti de la « famille » et a acquis son indépendance. Le beau décor est toujours le même, avec une véritable harmonie entre les tableaux, les boiseries, le papier peint et le carrelage (disons-le, c'est assez rare dans les restaurants chinois !). En revanche la carte a complètement changé : si elle propose toujours des spécialités du nord de la Chine à base de pâtes fraîches, ce ne sont plus les mêmes qu'auparavant.

J'ai opté pour ce qui était présenté comme la spécialité de la maison : la légende de la famille Xiang, un plat à base de pâtes fraîches avec un accompagnement de fruits de mer, de champignons et de légumes. Le nom chinois du plat est bànmiàn (拌麵) ; en fait ça ressemble à un bibimbap coréen dans lequel le riz aurait cédé sa place aux pâtes fraîches. En tout cas l'idée est la même : bien mélanger au moment où le plat est servi. Très bon, très copieux.



Cuisine Heureuse, 22 boulevard saint-Germain. Je vous recommande ce restaurant. Menu en ligne ici.

16 November 2014

Une app pour trouver des restaus chinois à Paris

Si j'avais été développeur je l'aurais créée moi-même... New Savour 巴黎 est une « app » gratuite pour iPhone (je ne sais pas si d'autres versions existent) qui permet de trouver des adresses de restaurants chinois authentiques à Paris.

On peut chercher par quartier, par station de métro, par cuisine régionale, par recommandations... voire autour de soi.
Seul hic : les commentaires sont en chinois (cela dit, en même temps, c'est un gage d'authenticité).


07 November 2014

Pan Viet

Le quartier autour de la rue au Maire est le petit paradis parisien des restaurants de cuisine Wēn, toujours bondés de clients chinois travaillant dans les échoppes de maroquinerie du quartier, ou de Français ayant enfin compris que la cuisine chinoise, c'est pas les nems !

Eh bien dans ce temple de la cuisine chinoise, il y a un petit intrus. Pan Viet (55, rue au Maire) semble avoir été transporté comme par magie du XIIIe au IIIe arrondissement. Tout chez Pan Viet rappelle les restaurants asiatiques du XIIIe arrondissement : les miroirs aux murs, les tableaux brillants, la déco beige-marron, le menu plastifié avec des photos... Mais ma foi, je l'ai trouvé bien supérieur à ses homologues !

Un beau « bo bun »
Mon épouse, qui est bien moins aventureuse que moi, est partie sur du classique et a choisi un « bo bun », qui était très copieux, bien présenté, et comportait une grande variété de légumes (soja, concombre, chou, radis...). Probablement le meilleur que nous ayons jamais goûté à Paris. Pour ma part, à cause du froid, j'ai pris une simple soupe de nouilles et de raviolis de crevettes. Bonne mais pas supérieure à ce que j'ai pu manger ailleurs. J'ai également pris (c'est mon péché mignon, moi qui ne prends jamais de dessert dans les restaurants asiatiques) un « trois-couleurs » (chè ba màu) qui était également probablement le meilleur que j'aie jamais bu/mangé à Paris.

Au final, une adresse à conseiller sans réserve si vous avez envie de changer de votre habituelle cantine chinoise lorsque vous êtes rue au Maire.

05 October 2014

L'Art du Ravioli

Jamais je ne l'aurais cru possible, et pourtant nous avons trouvé un sérieux rival à Ji Bai He, le « paradis » des raviolis chinois, que j'ai déjà critiqué (et encensé) ici même.

À l'Art du Ravioli (33, rue au Maire), même cuisine du nord de la Chine, mêmes raviolis maison absolument fantastiques, avec une pâte goûtue qui enferme une farce prête à exploser en bouche avec mille saveurs. Cependant, à la différence de Ji Bai He, ici on peut également commander quelques plats chauds, comme ces délicieuses aubergines au gingembre :



Bref, une adresse qui challenge sérieusement le primat de Ji Bai He dans le domaine du ravioli... nous sommes partagés en famille de savoir qui, de Ji Bai He ou de l'Art du Ravioli, mérite la première place du podium !

En tout cas la grand'mère qui prépare les ravioli, en vitrine, attire les passants :



Le plus drôle est que ce restaurant de spécialités du nord de la Chine se trouve en plein cœur du quartier Wēn de Paris.

Élysées Bonheur

Je suis allé au cinéma sur les Champs, à la séance de 19h40. C'est un horaire pénible qui empêche de se faire un vrai bon dîner, que ce soit avant ou après la séance. Du coup je suis arrivé environ trois quarts d'heure avant le début de la séance et j'ai commencé à errer dans le 8me pour trouver un endroit où dîner correctement mais sans se ruiner.

Évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire. Après vingt minutes d'errance, pendant lesquelles j'ai même failli me résigner à manger une « pizza » ou une « salade », voire un sandwich de chez Marks & Spencer, je suis tombé sur une galerie très seventies qui abritait une dizaine de restaurants.

Parmi ces restaurants, l'Élysées Bonheur (5, rue de Berri), un restaurant chinois qui m'a fait un petit effet madeleine de Proust, tant il m'évoquait les restaurants chinois où j'allais, petit, avec mes parents : les boiseries sombres, le grand aquarium, les sculptures en plastique... tout un univers kitsch qui signifiait pour moi « restau chinois ».

En tout cas, je m'attendais au pire et, finalement, le restaurant s'est avéré être un honnête restaurant cantonais, avec une formule rapide à 13€50 pour laquelle j'ai pu avoir une assiette d'aubergines avec du riz blanc et un dessert. Je me serais bien passé du dessert pour payer un peu moins cher la formule, mais c'est la vie.

Aubergines farcies de crevettes + riz blanc

Au final : un vrai plat, une nappe en tissu, un cadre calme, tout ça le soir sur les Champs pour 13€50 ; je ne vais pas me plaindre.

07 September 2014

Chez Ann Sisters

C'est une vague qui monte doucement, mais qui prend des allures de lame de fond : les mauvais restaurants asiatiques ferment (j'en ai encore vu deux calamiteux qui fermaient), les bons restaurants ont du succès ! Ça fait plaisir quand on chronique les restaurants asiatiques de la capitale.

Chez Ann Sisters (36, rue Mouffetard) est une sorte de version miniature des Pâtes Vivantes qui se serait égarée en plein quartier touriste, à la Mouff', entre un faux Savoyard et un Grec bidon.

Même cuisine ouverte, mêmes spécialités à base de farine de blé du nord-ouest de la Chine (raviolis, soupes de pâtes, nouilles sautées), dans un décor un peu plus clair. Et c'est aussi très très bon, à des prix raisonnables, notamment via le menu à 9,90 € midi et soir.

raviolis à la vapeur (en haut) et légumes en beignet (en bas)

nouilles sautées (en haut) et soupe de pâtes (en bas),
accompagnée de légumes en saumure (à gauche)

Seul point noir pour ces dames : les toilettes uniques hommes/femmes.

11 August 2014

Sésame et Sel

Jusqu'à aujourd'hui, je me concentré, sur ce blog, à parler des restaurants asiatiques à Paris, mais je n'ai jamais abordé le sujet de la vente à emporter. En général, pour les repas à emporter, il y a soit les traiteurs asiatiques [au secours], soit les restaus eux-mêmes qui vous font un petit paquet, souvent à −10%.

Mais là j'ai trouvé un restaurant coréen qui est également spécialisé dans la vente à emporter, avec des bibimbap tout beaux dans une grande assiette à bibimbap avec un couvercle hermétique, et des banchan emballés individuellement. De vraies œuvres d'art.



Sésame et Sel est situé au 11bis rue Roger Salengro au Krémlin-Bicêtre, près de l'entrée de l'autoroute A6. Avant notre dernier départ en vacances, j'ai commandé quatre repas la veille, je me suis tranquillement garé devant le restaurant (il y a plein de places), j'ai récupéré mes quatre sacs et nous nous sommes arrêtés sur une aire d’autoroute à déguster nos délicieux bibimbap tandis que les autres voyageurs mangeaient de pauvres sandwiches :)

Et en plus leur site est sympa !

13 June 2014

Royal Cuisine

Une autre chronique très brève.

marmite de canard au piment
Je passais dans le XIIIe, à midi, et j'ai remarqué que, à la place de la supérette vietnamienne où j'avais l'habitude d'acheter du thé amer, il y avait désormais un nouveau restaurant chinois.

Une façade dans les teintes roses et un  nom juste trop ridicule : Royal Cuisine (44-46, rue du Javelot — en fait sur la dalle des Olympiades). Le restaurant était désert, malgré l'heure, mais au vu des photos à côté du menu, près de la porte d'entrée, nous sommes entrés.

Le restaurant propose de la cuisine chinoise de la province côtière du Fújiàn. A priori je ne connais pas d'autres restaurants fujianais à Paris. Le menu comporte des photos, ce qui aide bien quand on ne connaît pas la cuisine de cette province qui, apparemment, est basée sur les plats à base de fruits de mer (logique). Cependant, comme j'étais avec mon carnassier de fils, nous avons opté pour un grosse marmite de canard au piment, cf. la photo.

Eh bien c'était fantastiquement bon. C'était notamment rempli de gousses d'ail confites ; je n'ai pas souvenir d'avoir déjà goûté ça dans des plats chinois. J'ai hâte d'y retourner et de goûter d'autres plats.

Attention : restaurant fermé le mardi.

Mondol Kiri

Un autre billet très bref.

liseron d'eau sauté

flan au taro
Mondol Kiri (159, avenue de Choisy) est un restaurant cambodgien petit mais décoré avec goût. Il propose des plats cambodgiens typiques ainsi que quelques spécialités des autres pays du sud-est asiatique.

Le midi il y a des menus bon marché et donc... c'est plein à craquer ! Les photos ci-dessus reflètent mes choix dans le menu du midi. C'était très, très bon. À noter que d'habitude je ne prends pas de dessert dans les restaurants asiatiques, mais là, j'ai craqué -- et j'ai bien fait !

Yewon

OK, je suis super en retard avec mes chroniques gastronomiques donc je vais être bref.

Nous mangeâmes beaucoup ce soir-là...

Yewon (80, rue de la Procession) est un restaurant coréen qui fait aussi noraebang, situé dans un coin on va dire un peu perdu du XVe arrondissement, loin de toute station de métro. Heureusement que les bus 88 et 95 passent tout près (arrêts Falguière ou Procession).

Le restaurant est spécialisé dans tout ce qui est généralement regroupé sous le terme de « barbecue coréen », surtout les galbi, plat qu'on trouve rarement à Paris.

Heureusement ils ont aussi des plats pour végétariens, comme le ragoût que l'on peut voir au premier plan sur la photo.

Conclusion : un très bon restaurant mais alors vraiment isolé.

27 May 2014

Évolution des Verts entre 2009 et 2014 aux élections européennes

Suite du post d'hier... Voici les résultats des Verts pays par pays. J'ai dû faire certains choix à cause de l'existence de coalitions et de partis associés aux Verts tout en ne l'étant pas officiellement, du coup mes chiffres diffèrent de ce que l'on peut trouver par exemple sur Wikipedia pour tel ou tel pays mais au final je tombe sur 51 sièges au lieu de 52 donc la différence est minime.

J'ai ajouté une colonne avec l'évolution par rapport au scrutin précédent, qui a été légèrement meilleur. Globalement, les Verts font mieux à peu près partout sauf en France et en Allemagne où ils avaient un gros contingent en 2009, d'où finalement cette impression de stabilité à l'échelle européenne.


26 May 2014

Élections européennes 2014 - Brève analyse des résultats

J'avais arrêté d'écrire des billets politiques, mais vu les âneries qu'on entend, je me sens contraint d'y revenir. Non, l'extrême-droite n'a pas « gagné ». Parmi les grands pays européens, l'extrême-droite n'a obtenu de bons scores qu'au Royaume-Uni et en France. Et, à mon avis, ce n'est même pas lié à la politique européenne, c'est lié au fait que le Royaume-Uni et la France sont deux ex-puissances qui n'arrivent pas à se faire à l'idée que ce ne sont plus que deux pays européens comme les autres.

Le Parti Populaire Européen (PPE) est certes arrivé en tête, mais il recule partout. Il n'y a pas un seul pays où il ait progressé ; au mieux il est resté stable, comme par exemple en Hongrie. En revanche la gauche (PSE et Verts) est restée stable sur l'ensemble de l'Europe ; l'extrême-gauche progresse en Europe du Sud et en Suède. En Catalogne, qui est quand même historiquement un bastion centriste, la gauche au sens large est presque à 50%... ERC est devant CiU !!! En Italie, le Parti Démocratique (centre-gauche) est à 45% et gagne dans toutes les circonscriptions. En Grèce, c'est l'extrême-gauche qui est en tête.

Voici un petit tableau que j'ai pondu ce matin en me basant sur les principaux sites d'information européens :


15 May 2014

Soon

Soon (20, rue Jean Mermoz), au cœur du 8me arrondissement, est un peu la version « de luxe » de Sambuja : même carte impressionnante, même possibilité de noraebang (karaoké coréen).

Mais les prix, bien sûr reflètent le quartier... Le menu du midi (soupe + raviolis ou salade + plat du jour + quatre banchan) est à 17 €, avec un plat du jour qui change chaque semaine. À noter qu'il y a aussi deux plats du soir qui changent également chaque semaine, ce qui apporte une variété bienvenue. Lorsque je suis passé déjeuner, le plat du jour était un dolsot bibimbap (mon quatrième en deux semaines... je commence à saturer), alors que les deux plats du soir affichés à l'ardoise étaient tous deux à base poisson, cabillaud ou mulet.

J'ai donc mangé soupe + raviolis + plat du jour + les banchan. Tout était très bon, les banchan (petits plats coréens d'accompagnement à base de légumes) étaient parfaits. En regardant discrètement sur la table du voisin, j'ai vu que la salade était copieuse et avec des fruits, un peu comme celle que j'avais mangée au restaurant Star King.



En ce qui concerne le noraebang, grosse différence avec les autres restaurants, qui ont des tarifs par heure. Ici, on réserve la salle pour toute la soirée 700 €, et la nourriture et les consommations sont incluses — « mais à condition que ça ne dépasse pas 500 € », ajoute la serveuse. Mouais. Ça fait bien cher au final, quand même.

14 May 2014

Sambuja

Sambuja (65, rue du Faubourg Montmartre) est un petit restaurant coréen très apprécié de la communauté coréenne de Paris, et on comprend vite pourquoi : la carte propose, outre les grands classiques tels que bulgogi, bibimbap et tutti quanti, des plats beaucoup moins répandus chez nous tels que le dak galbi (cf. ma chronique du 5 mai) ou divers ragoûts à base de kimtchi, de purée de soja fermentée ou d'abats de porc. Ces derniers plats ont l'avantage d'être bien plus représentatifs des goûts des Coréens en matière de nourriture.

La dernière fois que j'étais venu j'avais pris une fantastique soupe aux abats de porc et au boudin coréen mais cette fois-ci j'ai été plus sage et j'ai pris un bien classique dolsot bibimbap au tofu.

on va faire simple

À noter que Sambuja propose des menus du midi copieux et raisonnables (entre 10 et 13 euros), et qu'il y a possibilité de noraebang (karaoké coréen) en soirée, à 25 € de l'heure.

13 May 2014

Star King

Imaginez un des lieux les plus laids et les plus sombres de Paris... Près du front de Seine, une espèce de rue couverte entre deux immeubles, qui ressemble davantage à un parking de banlieue qu'à une voie parisienne. Un ancien bar transformé en restaurant coréen, avec de salles exiguës pour manger, au rez-de-chaussée, et plusieurs salles de noraebang (karaoké coréen) à l'étage.

Ça ne commençait donc pas très bien et, en outre, des amis m'avaient dit le plus grand mal du restaurant Star King (11, rue du Théâtre). C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai commandé ma formule du midi à 15 €. Et là, surprise. Non seulement c'était copieux — en entrée, soupe et salade avec autre chose que du chou ou des carottes, et en plat un dolsot bibimbap accompagné de cinq banchan — mais en plus c'était très bon !
La soupe était consistante, pas trop salée, et avait bon goût ; la salade était très variée (avec des fraises !) et ne nageait pas dans la vinaigrette. Le dolsot bibimbap était vraiment délicieux, ainsi que les banchan. Rien à redire.




Après, le choix est très restreint, il faut bien le dire, puisqu'il se limite à cinq plats différents avec leur accompagnement — à noter que les mêmes formules coûtent 17 € le soir. Le noraebang, lui, est à 50 € de l'heure.

05 May 2014

Manna

Manna (44, rue de Lourmel) est un petit restaurant coréen biscornu qui a l'avantage de proposer un certain nombre de plats que vous ne trouverez pas dans les autres restaurants coréens.

Il y a désormais un certain nombre de restaurants coréens à Paris, et en général chacun d'entre eux a sa spécialité : tel restaurant propose un excellent bibimbap, tel autre est le seul à faire de l'albap, tel autre encore a des banchan à tomber. Mais, de manière générale, aucun n'est capable d'avoir une offre assez complète des diverses spécialités de la cuisine coréenne.

Eh bien je pense que Manna ne passe pas loin  de cet exploit, du moins vu de notre pays. Les personnes avec qui j'étais ont notamment pris un dak galbi (poulet mariné et cuit dans une large poêle avec des légumes et des pâtes de riz), plat que — sauf erreur de ma part — on ne trouve vraiment pas à Paris. Et en plus il était absolument délicieux.

Personnellement, j'ai prix un albap (sorte de bibimbap aux œufs de poisson) que j'ai trouvé quelque peu meilleur que celui que je prends habituellement quand je vais au restaurant Bong.

Les prix sont relativement élevés (le dak galbi pour deux est à 34 €) mais c'est vraiment très, très copieux. Commander juste le plat de résistance avec ses banchan devrait combler les appétits les plus exigeants, et sinon il y a un menu du soir à 21 €, ce qui est très raisonnable.

Une adresse chaudement recommandée !

bulgogi, dak galbi et albap

23 April 2014

le Palais de Confucius

J'adore faire des découvertes par sérendipité. J'étais parti pour déjeuner dans un restaurant cambodgien que j'avais repéré depuis un bon moment et, arrivé devant le restaurant.... fermé pour congés annuels. Les boules. Histoire de ne pas être allé dans le Quartier Latin pour rien, je décide alors d'aller déjeuner aux Délices du Shāndōng, un des tout meilleurs restaurants chinois de Paris.

Après une bonne marche, j'arrive devant le restaurant.... fermé pour travaux. Non mais ils se sont passé le mot, ou quoi?! Heureusement, je vois un petit papier scotché sur le store «pendant les travaux, rendez-vous dans notre nouveau restaurant au 68, bd de l'Hôpital».

Je vole au 68 (c'est tout près), et là je découvre un immense restaurant, tout neuf, à la décoration simple mais chaleureuse et surtout avec des tables beaucoup moins rapprochées qu'aux Délices du Shāndōng ! En revanche, la carte et les prix sont identiques. Comme ma seule critique par rapport à l'autre établissement concernait le fait que les tables n'avaient pas de nappes et étaient trop rapprochées, pour moi tout est bon au Palais de Confucius (68, boulevard de l'Hôpital). Et vous pouvez même venir avec une copine :)


Voilà, raviolis aux légumes et les meilleures aubergines à l'ail de toute ma vie.

Edit – Depuis cette première visite, le Palais de Confucius est devenu une de nos valeurs sûres en matière de cuisine chinoise à Paris. Nous y avons récemment fêté l'anniversaire de mon fils :

un délicieux festin


10 April 2014

Carnet de Voyage

Il faut se méfier du hype. J'avais tellement lu de blogs dithyrambiques sur ce restaurant de spécialités du sud-ouest de la Chine, j'en avais tellement entendu parler, etc. que j'en attendais monts et merveilles. J'y ai déjeuné une fois d'un vague plat de riz et de légumes, et j'en suis reparti passablement déçu.

Mais après, en réfléchissant, j'ai compris pourquoi : tous les plats bien typiques et appétissants sont en fait servis dans de grosses marmites, et ce n'est qu'en y allant à plusieurs qu'on peut les découvrir.

Je suis donc retourné à Carnet de Voyage (4, rue de Budapest) avec un ami gourmand et nous avons attaqué la carte de belle façon. Et là, effectivement, nous avons été enchantés : marmite, légumes sautés, tout était absolument délicieux. Une autre étoile à ajouter aux deux autres de la rue de Budapest.

Mais attention, le midi ça se remplit très, très vite. Il faut arriver à midi, midi dix au plus tard.

Add: Nouveau repas solitaire le 13 février 2015. La carte a été refaite et, à nouveau, il y a principalement de gros plats à partager à plusieurs. J'ai réussi à me dégoter, parmi les rares plats pour une seule personne, des haricots croquants sautés (!). Un plat très étonnant, à base de haricots rouges panés individuellement et poêlés avec des légumes salés. Un goût qui rappellerait, de manière inattendue, un chili con carne chinois et un peu sec !


Add: Retour à deux, le 20 janvier 2016. Il y a des plats du midi à des prix complètement raisonnables (effet de la concurrence accrue dans le quartier ?) — et je conseille toujours autant d'arriver tôt !

21 March 2014

les Pâtes Vivantes (et de trois !)

Pour moi, le restaurant les Pâtes Vivantes est un des tout meilleurs restaurants chinois de Paris. Outre les plats typiques du nord-ouest de la Chine à base de pâtes étirées devant vos yeux, les Pâtes Vivantes proposent des entrées qui sortent un peu de l'ordinaire et des menus du midi tout à fait honnêtes à 12 / 14 euros.

J'ai déjà chroniqué le restaurant « fondateur » sis dans un local minuscule et toujours bondé du 46, rue du Faubourg Montmartre, ainsi que le second restaurant ouvert quelques années plus tard, situé dans un cadre plus spacieux au 22, boulevard Saint-Germain.

Eh bien un troisième restaurant les Pâtes Vivantes s'est ouvert au 3, rue de Turbigo, dans la zone piétonne des Halles/St Eustache, ce qui est bien agréable. La salle est spacieuse et les tables sont assez éloignées les unes des autres. Il y a toujours une sorte de vitrine où le chef étire les pâtes, mais elle est un peu en contre-bas par rapport à la salle à manger. Les plats et les menus sont les mêmes que dans les deux autres restaurants du groupe. Et c'est toujours aussi bon :)

17 March 2014

Le Président

Le Président (124, rue du Faubourg du Temple) est une véritable institution du Belleville chinois. C'est là que les Chinois viennent se marier, fêter le Nouvel An, etc. Le décor du restaurant marie le kitsch et le grandiose, en parvenant à garder un ensemble plaisant. Dès l'entrée, avec l'escalier monumental, le tapis rouge, les lions en pierre, le ton est donné — mais il n'est pas rare que de vieux cartons pourris y traînent ; c'est ce mélange incongru, comme à Hong Kong, qui fait tout le charme des restaurants asiatiques :)

Une fois à l'étage, on est pris en main par des serveurs discrets et efficaces. Les tables sont joliment apprêtées, le plafond est clair, et la vue sur Belleville sympathique.

Le choix des mets n'a rien de bouleversant : il s'agit des spécialités habituelles de la cuisine du sud de la Chine, telles qu'on peut les manger ailleurs à Belleville ou dans le XIIIe arrondissement. Ce qui est agréable, c'est que, malgré le cadre, les prix sont à peu de chose près identiques à ceux des concurrents : on peut donc se faire plaisir et manger dans un cadre un peu plus joli et spacieux que d'habitude sans pour autant se ruiner. Mais ce n'est pas ici que l'on découvrira des plats sortant de l'ordinaire.


13 February 2014

Green Garden (retour à)

Après une première tentative peu concluante (cf. ma chronique précédente) je m'étais promis de retourner au restaurant végétalien Green Garden (20, rue Nationale) pour un second essai.

Le restaurant m'a semblé plus propret et mieux rangé que la fois précédente (il y a deux ans et demi), et à la place de la propagande de la secte Thanh Hải, le grand téléviseur au fond de la salle passait CCTV4.

Les clients étaient principalement des Européens en quête de cuisine végétalienne, avec une table de papys chinois au fond. Il y a un menu du midi à 11 € avec entrée, plat + riz et dessert mais, comme toujours, j'ai préféré choisir à la carte.

J'ai pris une excellente marmite au tofu, à la « fausse viande » (une sorte de pâte à base de protéines utilisée dans les plats végétaliens chinois) et aux champignons avec du riz, avec une sauce bien dense et bien piquante.

Un bien meilleur repas que la fois précédente, donc, et qui en appellera sans doute un troisième...

Edit 2/2/2016 : Le restaurant Green Garden a fermé.

11 February 2014

Impérial Choisy

Impérial Choisy (32, avenue de Choisy) est un restaurant de spécialités cantonaises du XIIIe arrondissement de Paris très très fréquenté.

Je m'y suis rendu récemment et c'est du grand classique, avec notamment les grosses soupes bien fumantes et bien remplies -- c'est bien agréable en hiver. Autrement il y a toute la gamme des plats en sauce + riz, et j'ai également aperçu dans la carte quelques spécialités sino-vietnamiennes.

En revanche au niveau des surprises il y avait des desserts. Moi qui n'en prends jamais dans les restaurants asiatiques, je me suis laissé tenter par une sorte d'entremets qui rappelait fortement un flan sauf que c'était fait avec du lait de soja à la place du lait de vache, et que le nappage était un mélange caramel/gingembre. Excellent !

En conclusion : du solide, du classique, et même des desserts pur ceux qui ne peuvent pas s'en passer en fin de repas.

04 February 2014

Chine Masséna

Dans les années 90, j'habitais à Ménilmontant et j'allais souvent, le week-end, me remplir la panse pour pas cher dans les immenses cantines chinoises ou vietnamiennes de Belleville. Ensuite, dans les années 2000, j'ai brièvement travaillé dans le quartier chinois de la rue de Torcy, dans le XVIIIe arrondissement, près des voies ferrées de la Gare de l'Est. Là aussi, j'allais tous les midis dans les cantines chinoises me goinfrer de grosses soupes avec des beignets chinois.
Passées ces périodes, je me suis plutôt mis à fréquenter les bons petits restaurants chinois plutôt que les grosses « usines ». C'est ça de s'embourgeoiser.

Eh bien, Chine Masséna (13, place de Vénétie / 96, boulevard Masséna), dans le XIIIe, est une énorme cantine chinoise qui m'a fait voyager dans le temps. J'y ai retrouvé mes souvenirs des années 90 et 2000 : les serveurs dans des costards étriqués absurdes, les énormes luminaires en plastiques, le bruit des conversations, les aquariums, les tableaux géants et multicolores... Il y a même un chariot à vapeurs comme il y avait chez Nioullaville (qui a dû fermer). Magique.

Chine Masséna se présente comme le restaurant teochew de la capitale. Du coup, je me suis dit qu'il fallait absolument que je goûte des spécialités teochew et j'ai commandé :

☛ des croissants teochew


☛ du riz teochew



Euh... le riz teochew c'était juste monstrueux en quantité, du coup je n'ai commandé rien d'autre :-(

Conclusions :
1) la cuisine teochew à première vue ce n'est pas très différent de la cuisine cantonaise
2) la prochaine fois, je n'irai pas tout seul...

Chikoja

Chikoja (14, rue Sainte-Anne) est un restaurant prétendument nippo-coréen tenu par des Chinois. De même que son confrère Yi Ping que j'ai déjà chroniqué ici, il est spécialisé dans les rāmen géants pour l'heure du déjeuner. La différence est qu'ici les rāmen sont censés être « coréens » plutôt que « japonais ». Honnêtement, je n'ai pas trop vu la différence.
Le restaurant est propre, les serveuses sont jolies, les parts sont copieuses. Tout va bien. À partir de 10 €, il y a des menus rāmen + gyōza bien bien roboratifs.


Chikoja propose également des formules bentō qui semblent tout aussi roboratives que les formules rāmen.

03 February 2014

Nakagawa

Ce n'est vraiment, mais alors vraiment pas mon genre, sur ce blog, de dire du bien des snacks asiatiques de Paris. La cuisine au micro-ondes, ce n'est pas exactement mon truc.

Mais là, pour une fois, des amis m'ont emmené dans un snack sympa : Nakagawa, au 3, rue Saint-Hubert, près du Père-Lachaise. L'endroit est séparé en deux grandes salles :
 - la partie snack proprement dite au rez-de-chaussée
 - la partie restau à l'étage.
Cette dernière partie propose les sempiternels menus brochettes, sushi, sashimi, etc. avec des codes lettres, à un tarif compris entre 15 et 20 euros. À noter la présence d'un menu végétarien, chose rarissime à Paris, et donc à signaler !

La partie snack est assez spartiate mais permet de bien voir le comptoir et de se relever pour re-commander un petit quelque chose si on a encore une petite faim ou une petite soif. Globalement, Nakagawa propose une base soba ou udon (grosses soupes japonaises) que l'on peut compléter à loisir — ici encore, il y a des choix végétariens —, avec des gyōza (raviolis japonais), des salades, etc.

J'ai pris des aubergines absolument délicieuses et fondantes, ainsi qu'une salade de rhizomes de lotus et de patates douces qui n'aurait pas déparé dans un restaurant coréen.


À noter : les bières japonaises Asahi ou Kirin, à un prix abordable. Parfait pour un samedi soir avec les copains :-)

24 January 2014

Songsan

Songsan (20, rue Marmontel) est un restaurant coréen à l'ambiance plutôt « classe » situé dans la partie animée du 15me arrondissement, près d'un cinéma, d'une station de métro, et d'un arrêt du bus 62. Nous y sommes allés un jeudi soir et c'était très animé (heureusement, nous avions réservé).

Comme nous étions en groupe, nous avions réussi à négocier un menu « personnalisé » un peu moins cher. Cela dit, les plats que nous avons choisis étaient sur la carte.

Quoi qu'il en soit, l'accueil était parfait et, alors que nous n'étions que 10 alors que nous avions réservé pour 12, on ne nous en a pas tenu rigueur.

Nous avons eu de copieuses galettes jeon aux légumes en entrée, suivies d'un plat au choix. Plutôt que de choisir parmi les classiques bulgogi, etc. j'ai pris un doenjang jjigae qui ma foi ressemblait étrangement à un minestrone : plein de petits légumes coupés en dés qui avaient mijoté dans une soupe épaisse légèrement relevée et accompagnée de petits cubes de tofu. En bon Milanais, j'ai pris mon riz blanc servi en accompagnement, je l'ai jeté dans le doenjang jjigae, et j'ai bien mélangé. Un vrai régal.

Mes voisins, pour la plupart, avaient pris un bulgogi (super copieux) qui était servi cru sur des réchauds à gaz individuels. Nous avons également eu des banchan très très bons, avec mention spéciale pour les patates douces, les rhizomes de lotus et — bien sûr — le kimchi.

Je n'ai pas pris de dessert, mais le choix était vaste avec des desserts qui mêlaient inspirations orientale et occidentale vraiment originaux comme la panna cotta au bambou (?), le cheesecake au thé vert, etc.

27 December 2013

A Hotpot Restaurant (一家火鍋店)

A Hotpot Restaurant (27, rue d'Enghien) se trouve dans le 10me arrondissement, dans une rue presque parallèle à la rue Richer qui est un peu la nouvelle Mecque de la restauration asiatique.

Je suis passé devant ce restaurant un nombre incalculable de fois (il y a mon épicerie italienne favorite pas loin). Mais il était toujours fermé, toujours mystérieux. À travers la porte fermée, je pouvais voir des murs blancs, des tables proprettes et lisses, et le grand comptoir près de l'entrée couvert de papiers étranges rédigés en chinois. Et, sur la vitrine, un petit mot concis indiquant que l'endroit était ouvert tous les soirs mais, quant au midi, uniquement le vendredi.

Ce midi, je me suis débrouillé pour me retrouver dans le quartier et j'ai enfin pu pousser une porte ouverte. À l'intérieur (très bon signe), uniquement des Chinois. Comme son nom l'indique, A Hotpot Restaurant ne propose que du huǒguō (de la fondue chinoise).

Le patron m'a rapidement mis en main une feuille de papier et m'a expliqué le système. On choisit d'abord sa base entre bouillon sichuanais (faible, moyen ou fort), bouillon au porc, ou bouillon aux champignons. Cette base coûte entre 19 et 22 euros. Ensuite on coche sur la feuille blanche les accompagnements crus qu'on souhaite faire mijoter dans sa base. Ces accompagnements sont compris dans le prix initial, et on peut en commander autant que l'on souhaite. La variété est très grande, et c'est un vrai plaisir de créer ainsi sa propre fondue puisque les poêlons sont individuels.

La table est une sorte de table de cuisson à induction géante avec trois positions pour la chaleur qui se diffuse dans le poêlon (attention à ne pas laisser son téléphone portable sur la table...)



À la fin de l'opération, il reste un bouillon délicieux dans le poêlon qui a récupéré tous les arômes des ingrédients que l'on y a fait mijoter. Il ne faut surtout pas le laisser ! En parlant de bouillon, j'avais choisi le bouillon sichuanais faible et il était déjà bien costaud (et pourtant je supporte bien le piquant). Attention, donc.

En conclusion : je me suis amusé, j'ai bien mangé, je me suis régalé, bref que du bonheur. TRÈS TRÈS recommandé !

Liste de restaurants chinois

J'ai trouvé cette liste de restaurants chinois conseillée par un étudiant chinois qui vit à Paris. Il y a pas mal d'adresses communes avec ce blog, donc je pense qu'il y a une convergence de goûts :-)

En tout cas, ça me fait une liste de restaurants à essayer pour alimenter mes chroniques !

23 December 2013

Saveurs de Chéngdū

Chéngdū est la capitale de la province chinoise du Sìchuān, bien connue pour sa délicieuse cuisine très très pimentée. Le restaurant Saveurs de Chéngdū (46, rue Richer) fait largement honneur à la cuisine sichuanaise.

Nouvellement arrivé dans cet ancien quartier de restaurants juifs désormais envahi par les restaurants asiatiques, Saveurs de Chéngdū est résolument moderne : décor design rouge et noir, petits tableaux et étagères légères se croisant sur les murs blancs, mais surtout... pas de menu : on vous donne un iPad que vous pouvez parcourir à la recherche du plat qui vous branche; du coup chaque plat a sa photo, ce qui est idéal lorsqu'on ne connaît pas bien les noms des plats!

La plupart des clients sont chinois et les plans sont effectivement prévus pour être mangés à plusieurs comme en Chine. Le désavantage c'est que lorsqu'on est seul comme je l'étais ce midi, le choix se limite aux plats de taille raisonnable.

J'ai dû donc me rabattre sur l'un des menus à 9,90 € qui proposent plat + riz + café. C'était bon, mais le choix, du coup, était restreint à des plats très connus.

Une seule hâte: y retourner avec un ami afin d'essayer les spécialités!

Edit 29-1-2014: Eh bien j'y suis effectivement retourné avec des amis, ce qui nous a permis de tester les gros plats à partager. Nous avons pris : crevettes au wok, marmite de porc au chou, et quant à moi du mápó dòufu. Les deux premiers plats étaient excellents, le dernier en revanche assez décevant ; décidément, ce n'est pas facile de trouver du bon mápó dòufu à Paris.
Une dernière remarque : Bien que ce soit un restaurant sichuanais on peut demander aux cuisiniers de modérer le piquant des plats !

Edit 7-8-2015: Nous y sommes retournés à deux et avons essayé encore de nouveaux plats, dont les raviolis de Chéngdū (fantastiques et très différents de ceux du nord-est auxquels je suis habitué) et une sorte de petit potage aux nouilles de patate douce. Tout était très bon.

13 November 2013

Mer de Chine

J'ai découvert il n'y a guère un blog dédié aux restaurants chinois de Paris, appelé « le Goût de la Chine à Paris ». Malheureusement, le blog n'a pas été mis à jour depuis presque deux ans, ce qui me laisse présager le pire quant à son état de santé.
En lisant les différents billets du blog, je me suis rendu compte que la rédactrice avait à peu près les mêmes goûts que moi, et je me suis donc fait un devoir de tester les restaurants qu'elle préférait.

Mer de Chine (159, rue du Château des Rentiers) se situe dans ce qui doit être l'une des rues les plus calmes et les plus éloignées des moyens de transport (bus, métro, tram) de tout le 13ème arrondissement. Mais le déplacement en vaut la peine : Mer de Chine propose des plats de la cuisine Cháozhōu, une cuisine riche en poissons, fruits de mer et sauces et plutôt pauvre en épices piquantes. Honnêtement, je ne connaissais jusqu'ici de la cuisine Cháozhōu que les plats rapides vendus chez Hauky, sympathiques mais pas transcendants. Avec Mer de Chine, nous sommes à un tout autre niveau. C'est très très bon, le goût est délicat, et ne ressemble pas à ce qu l'on peut trouver ailleurs. Seul hic, ce n'est pas donné (compter au moins 25 à 30 euros), et il faisait un peu froid dans le restaurant en ce mois de novembre [mais ça, c'est malheureusement fréquent dans les restaurants chinois, en hiver...]



Savannakhet

Le 13ème arrondissement de Paris, bien que souvent surnommé « Quartier Chinois » ou « Chinatown » abrite en réalité principalement des Français d'origine indochinoise arrivés à l'époque des guerres civiles en Asie du Sud-Est. On y trouve donc pléthore de restaurants proposant des spécialités de ces régions, et notamment les meilleurs restaurants vietnamiens de la capitale.

Pas vraiment besoin de donner des conseils quant aux restaurants de ce quartier, poussez une porte au hasard et vous déjeunerez correctement, à condition que vous évitiez les restaurants avec des « buffets chinois » (au secours !).

C'est ainsi au hasard de mes pérégrinations dans ce quartier que j'ai découvert un restaurant « isan ». Isan est le nom que l'on donne aux Laotiens habitant du côté thaï de la frontière lao-thaïe. J'ai demandé au serveur de me décrire la situation, et il m'a dit « c'est un peu comme les Basques ou les Catalans ». Ça me les a immédiatement rendus sympathiques.

Logiquement la cuisine ressemblait à ce que j'avais pu découvrir dans les restaurants thaïs, en moins raffiné et plus rustique, comme il sied à un peuple montagnard. Pas de plat au tofu, mais on m'a transformé un curry vert au poulet en curry vert aux légumes sans rechigner lorsque j'ai expliqué que je voulais manger végétarien. C'était excellent, et bon marché. Le riz gluant était un des meilleurs que j'ai jamais mangés.

Vous l'avez compris, je conseille vivement Savannakhet (71, avenue de Choisy).


14 October 2013

Ying et Yang (原味)

Je ne sais pas pourquoi les restaurants chinois ont souvent un nom français qui n'a aucun rapport avec leur nom en caractères chinois. Est-ce, une fois de plus, pour satisfaire aux attentes du client français moyen, qui trouve que « le Palais de Jade » fait davantage rêver que « la Taverne de la famille Wang » ?

Ying et Yang (8, rue Aristide-Bruant à Montmartre) tombe définitivement dans ce cas de figure. Non seulement le nom français est complètement idiot — Ying et Yang sonne bien chinois, mais ça ne veut strictement rien dire ; à moins que les propriétaires n'aient voulu évoquer le yin et le yang (陰陽 yīnyáng), auquel cas il y a un g rigoureusement inutile à la fin du mot yin...

Bref, le nom chinois du restaurant, 原味, c'est-à-dire « goût originel » me plaît bien davantage. En effet, le propriétaire, un monsieur âgé venant de Pékin, m'a expliqué que, arrivé en France, il avait été déçu par la nourriture prétendument chinoise servie dans les restaurants chinois de la capitale et qu'il avait voulu proposer des plats avec leur goût originel comme au pays. Eh bien je pense qu'il a réussi ! Les plats, issus de diverses cuisines du nord de la Chine, ont un goût très authentique et sont vraiment très différents de ce que l'on trouve dans les autres restaurants chinois de Paris, même dans ceux qui proposent des plats du nord : nous avons mangé une aubergine en sauce très originale, des crêpes à la viande cuite et aux légumes crus, et des sortes de knödel au maïs et au porc. Seule la marmite piquante à la viande de bœuf et au tofu ressemblait aux marmites similaires servies dans les autres restaurants de spécialités du nord.

marmite piquante

aubergine en forme de fleur


Ajoutons que le décor est très simple et beau à la fois, à base de bois et de pierre, et vous avez une nouvelle adresse incontournable pour les amateurs de cuisine chinoise authentique.

Edit 2/07/2017 : Mauvaise nouvelle, le restaurant est fermé

02 September 2013

Corée 21

J'ai déjà parlé de ce sympathique et authentique restaurant coréen niché dans une rue peu fréquentée de Boulogne-Billancourt.

Eh bien Corée 21 (15, rue Carnot à Boulogne-Billancourt) vient de changer de propriétaire et propose une carte légèrement moins chère qu'auparavant, mais toujours avec des plats authentiques, très bons, relativement copieux et accompagnés de banchan (cf. photo ci-dessous). Le choix des plats fonctionne plutôt par menu, avec des choix de salade + raviolis + plat avec banchan autour de 14 à 16 € le soir, ce qui est très raisonnable au vu de la qualité.

les banchan


Bref, une de mes adresses habituelles.

26 August 2013

Jipangue

Jipangue (96, rue La Boétie) est un restaurant japonais se présentant sur deux étages : le rez-de-chaussée réservé à la consommation de sushi 寿司 et d'autres produits dérivés du poisson cru, et l'étage réservé au « barbecue japonais » 焼肉, c'est-à-dire à la réinterprétation japonaise du bulgogi coréen.

J'ai déjeuné à l'étage, et j'ai choisi un « menu nouilles froides » à 16 € en espérant manger un plat semblable au naengmyeon coréen dont je raffole. Après une délicieuse salade d'algues et de légumes, on m'a servi une sorte de plat de nouilles rāmen froides :



C'était beaucoup moins bon qu'un naengmyeon, mais c'était quand même copieux. À ce moment-là, j'ai demandé l'addition à la serveuse et, à ma grande surprise, elle m'a dit qu'il manquait encore les maki et que, comme le chef devait encore les préparer, cela prendrait un peu de temps. J'en ai profité pour observer les autres convives ; presque tous avaient pris du bibimbap ou du bulgogi, qui avaient l'air très, très copieux, et avec la viande grillée au dernier moment et non servie déjà grillée (comme dans un certain nombre de restaurants coréens).

Les maki (6 pièces) étaient délicieusement moelleux et d'assez grande taille ; trois au thon et trois au saumon.

Conclusion : Jipangue est sans doute à recommander pour ce qui est des plats à base de poisson cru, préparés au dernier instant. Pour ce qui est des plats d'origine coréenne, je pense que l'original est préférable à la copie. Cela dit, les quantités ainsi que la fraîcheur de la viande des menus « barbecue japonais » sont à mettre au crédit  de Jipangue.

Edit 1/06/2015 - Le « menu nouilles froides » est désormais à 18 €.

02 July 2013

Mise en saine

Je suis plutôt du genre râleur. Et un de mes sujets de râlage préférés, c'est le manque de bons restaurants asiatiques à Boulogne-Billancourt. C'est donc avec grand plaisir que j'ai découvert que le restaurant Mise en saine (37, boulevard de la République à Boulogne-Billancourt), devant lequel je suis pourtant passé des dizaines et des dizaines de fois, n'était pas un restaurant français, comme son nom le laissait entendre, mais un restaurant vietnamien. Et quel restaurant vietnamien !



Le parti-pris de Mise en saine est de ne fournir que des plats avec des ingrédients frais. Exit donc les cartes kilométriques que l'on trouve habituellement dans les restaurants asiatiques ; ici, le choix est restreint, et il y a même des plats du jour, dont nous avons profité : nous avons pris tous les deux le cabillaud du jour, accompagné d'aubergines incroyablement fondantes. Un vrai régal.

Un seul défaut, hélas, les prix sont eux aussi nettement au-dessus de ce que pratiquent les autres restaurants asiatiques. Un restaurant que je vais donc garder uniquement pour les grandes occasions.

17 June 2013

Mirae a fermé

Quelle tristesse. L'excellentissime restaurant Mirae, à Puteaux, a fermé ses portes.

Guàn Guàn Yuán

Il y avait une sorte de règle non-écrite pour les restaurants chinois, à Paris, qui stipulait que, à l'ouest d'une ligne verticale Saint-Lazare‒Invalides, ils ne devaient pas être bons. Point. Si on voulait bien manger chinois, il fallait se bouger et aller à l'est.

Eh bien un nouveau restaurant chinois vient d'enfreindre cette règle sacro-sainte ! Guàn Guàn Yuán (罐罐缘, 159 Avenue de Versailles) est juste un pur bonheur. Ce restaurant propose des spécialités de la province du Yúnnán, dans le sud-ouest de la Chine. À ma connaissance, il n'y pas d'autres restaurants proposant ce genre de spécialités à Paris.

Par sa position géographique, le Yúnnán est à la croisée des influences sichuanaises, vietnamiennes, voire thaïes par ses nombreuses minorités ethniques. Il y a ainsi des plats extrêmement épicés comme des plats frais et sucrés, ce qui permet, par exemple, d'assouvir son penchant pour les plats épicés sans l'imposer aux autres convives — ce qui a été mon cas.

Des röstis chinois...


Le menu marche avec des photos, ce qui permet de choisir même si on n'est pas un grand connaisseur de cette partie de la Chine. La grande spécialité de la maison, c'est la soupe guòqiáo mǐxiàn : « soupe de nouilles du pont à traverser ». Les photos de ce mets, dans le menu, sont accompagnées de la légende du plat : le temps que l'épouse traverse le pont au-delà duquel son mari travaillait, la soupe était froide ; l'épouse décida donc de garder les ingrédients séparés et de verser la soupe bouillante du pot dans l'assiette au dernier moment. Et c'est effectivement ainsi que le plat est servi.

Les prix sont tout-à-fait raisonnables pour le XVIe arrondissement.

23 May 2013

Carnet de bord

Le neuvième arrondissement se confirme comme étant la nouvelle Mecque de la bonne cuisine chinoise. Ce n'est pourtant pas un quartier traditionnellement « chinois » de notre capitale.

Mais voilà, les Grands Magasins sont dans le IXe, et les touristes chinois viennent à Paris surtout pour acheter, vite et cher. Et les courses, ça donne faim... Du coup, toutes les rues perpendiculaires au boulevard Haussmann, et au-delà, sont en train de se remplir d'excellents restaurants chinois.

Carnet de bord (11, rue de Budapest) est le dernier que j'ai découvert. Le restaurant est spécialisé dans la cuisine gastronomique sichuanaise, avec de nombreux plats très élaborés à plus de 30 €, et avec le décor qui va bien : harmonie des couleurs, matériaux nobles, déco murale, nappes en tissu, serveur habillé en noir et blanc, jolie vaisselle (cf. photo)...

Heureusement, il n'y a pas que des plats chers. Outre les divers menus du midi à 11,50 €, il y a aussi quelques plats classiques moins chers. J'ai moi-même pris une soupe de vermicelles à 7,80 € qui m'a bien calé — et bien explosé les papilles, car c'était une vraie soupe sichuanaise !

Un conseil : demandez le niveau de piquant du plat avant de commander !

NB
Le nom du restaurant est vraiment bizarre... Je me demande s'ils n'ont pas encore gardé le nom du restaurant précédent. Le nom chinois du restaurant est 小四川酒家, ce qui signifie « petit restaurant sichuanais » !

16 May 2013

Tchin Chine

Tchin Chine (44, rue Beaunier) accumule les caractéristiques typiques du restaurant chinois qui vient d'ouvrir : on devine encore aisément l'ancienne enseigne (« restaurant Oscar ») derrière la nouvelle, composée de feuilles A4 scotchées (!!!), et la carte est un mélange improbable de plats attendus par les Français (nems, gyoza, perles de coco...) et de véritables plats du nord de la Chine : salade de pommes de terre froides, salade de méduse, et spécialités à base de blé, soupes de nouilles ou nouilles sautées. Les nouilles sont faites et étirées maison. C'est bien évidemment ce dernier type de plats que nous avons commandé pour notre repas, arrosé de thé vert.

Le décor, spartiate, m'a immédiatement fait penser à Ji Bai He, mais les jiǎozi étaient moins bons. La salade de pommes de terre froides, elle, était parfaite dans son équilibre entre l'aigre-doux et le piquant, et les soupes étaient solides et copieuses mais pas meilleures que chez d'autres restaurants de spécialités du nord de la Chine.

Dans l'ensemble une petite cantine sympathique mais qui ne vaut le déplacement que si on est déjà près du XIVe.

12 May 2013

Fusion

Je m'étais déjà plaint du manque de bons restaurants asiatiques à Boulogne Billancourt. Le restaurant Fusion (54, avenue Pierre Lefaucheux), qui se présente étrangement comme « restaurant franco-asiatique », ne va pas fondamentalement remettre en cause cet avis.

Le décor intérieur est soigné, avec des couleurs calmes, et des tables assez éloignées les unes des autres. Le style se veut plutôt japonais et thaï, avec de l'épure et une immense tête de bouddha au fond de la salle. Les toilettes sont propres.

La carte propose en effet principalement de la cuisine japonaise et de la cuisine thaïlandaise, avec de sympathiques formules bentō que nous avons essayées. Le bentō japonais, aussi joliment préparé soit-il, est du niveau des faux restaurants japonais parisiens... Passons. Le bentō thaïlandais est un peu plus convaincant et a l'avantage de proposer une palette bien plus variée.

En conclusion :
1) Vous êtes attiré par une cuisine génuine, peu vous importent la présentation et le décor, seul le goût a de l'importance, et dans ce cas, Fusion ne présente guère d'intérêt pour vous.
2) Vous aimez passer un bon moment en famille, ou avec des amis, dans un décor sympathique, tout en mangeant un repas raisonnablement bon et copieux ; dans ce second cas, Fusion pourrait vous intéresser.

Paris

Le restaurant Paris (15, avenue de Choisy), au pied des tours du XIIIe, est une de ces cantines sans surprise, ni dans le bon, ni dans le mauvais sens du terme : on y trouve les valeurs sûres de la cuisine des immigrés indochinois, principalement des soupes très généreuses servies avec des pousses de soja et des quartiers de citron à part, et des boissons très sucrées à la limite du dessert à boire.

Parfait pour les grosses faims.

07 May 2013

Tonkatsu-Tombo

Il y a deux types de restaurants japonais : les vrais et les faux. Et, malheureusement, environ 90% des restaurants japonais de Paris sont des faux, tenus par des Chinois qui ont changé d'enseigne à l'époque des reportages sur le manque d'hygiène des restaurants chinois qui avaient fait fuir leurs clients.

Restent les vrais restaurants japonais. Hélas, les gammes de prix de ces derniers n'ont rien à voir avec les autres (cf. Shiki). Par chance, il existe quelques rares restaurants japonais proposant une cuisine simple de type street food qui restent tout-à-fait abordables (cf. Higuma). Tonkatsu-Tombo (とんかつ とんぼ, 14, rue de l'Arrivée) appartient à cette dernière catégorie. Les plats sont majoritairement des bons gros don japonais, servis soit seuls, soit avec quelques accompagnements. Par rapport à d'autres restaurants de ce type que j'ai essayés, il y a quelques spécialités plus originales comme une soupe avec une sorte de mousse de farine.

Et les portions sont grosses :)

22 April 2013

Phở Dồng Hương

Phở Dồng Hương (14, rue Louis Bonnet) est le temple du « phở » (soupe tonkinoise) dans le quartier de Belleville — quartier qui ne manque pourtant pas de resturants vietnamiens.

Phở Dồng Hương se présente comme une immense cantine bruyante avec des salles communiquant par des couloirs biscornus (le restaurant a commencé petit et a racheté les locaux adjacents au fil du temps). Les serveurs passent presque en dansant avec d'énormes plateaux chargés de plats fumants entre les tables, car le monte-charges est en plein milieu du restaurant, et ce ballet de victuailles colorées ouvre drôlement l'appétit !

La carte du restaurant est plastifiée et 100% en images, ce qui permet même à des ignares en cuisine vietnamienne de choisir le bon plat sans trop d'hésitation. Les photos rendent bien la taille et la composition des plats.

Que dire de plus ? Les plats sont bons, les plats sont copieux, il y a plein de spécialités du nord du Việt Nam, les prix sont très raisonnables, et c'est ouvert le dimanche — jour où le restaurant est vraiment bondé à craquer. Allez-y tôt !


28 March 2013

Panda Jardin 泽苑

Le Panda Jardin 泽苑 (22, rue Mayet) est un sympathique restaurant de spécialités du centre de la Chine situé à la lisière des VIe et VIIe arrondissements, dans un quartier qui a d'excellents commerces de bouche mais qui manque cruellement de bonnes adresses asiatiques.

Le restaurant est caractérisé par un joli décor « pop asiatique » avec des couleurs acidulées et de mignons pandas en dessin ou en bibelot un peu partout. Les tables sont petites et assez proches les unes des autres.

La carte présente surtout des spécialités à la sichouanaise ou alors à base de blé (pâtes, nouilles, raviolis), ce qui est cohérent avec la position du centre de la Chine, au croisement des influences du Sìchuān et du Nord. J'ai quant à moi pris une délicieuse marmite d'aubergines aux pignons, joliment présentée :


j'adore les repose-baguettes

Les prix sont un cran au-dessus de la moyenne des restaurants chinois, mais sont cohérents avec les prix pratiqués dans le quartier. En venant à plusieurs et en prenant de grands plats qui se partagent (marmites, raviolis), il est sans doute possible de faire baisser la note.

Petite attention sympathique : la carafe d'eau qui est servie gratuitement contient un petit brin de menthe.

Le restaurant propose également un vaste choix de boissons originales (lait de soja noir) et de cocktails qui mélangent les saveurs européennes et asiatiques.

Edit du 5-3-2015: Apparemment (d'après un lecteur assidu de ce blog) le restaurant aurait fermé.

18 March 2013

Délices de TsingTao/Qingdao

Petit à petit, la capitale se remplit de restaurants de spécialités de la Chine du nord. Et, à en juger par l'affluence, le Parisien commence enfin à comprendre ce qu'est la bonne, vraie cuisine chinoise.

Ce midi, dans le quartier Saint-Lazare, je suis tombé par hasard sur un sympathique boui-boui spécialisé dans la cuisine du nord de la Chine. Ce minuscule restaurant se situe au 3, rue de Budapest et est dénommé les Délices de TsingTao (d'après leur carte) ou les Délices de Qingdao (d'après leur enseigne). Cela dit, il reste encore une autre enseigne proclamant « Comme chez vous » qui doit encore dater du précédent propriétaire (!). À l'intérieur il y a un mélange de déco chinoise, plutôt à base de grandes photographies, et de restes de déco française, probablement également datant du précédent propriétaire, à base de petits tableaux. Tout cela est délicieusement chinois.

Comme de bien entendu pour un restaurant de spécialités de la Chine du nord, la carte fait la part belle aux spécialités à base de farine de blé : raviolis, pâtes, nouilles, en soupe ou sautées. J'ai pris des raviolis à la vapeur absolument délicieux, du niveau de mes restaurants « repères », et une soupe du chef. J'ai dû attendre assez longtemps ces deux plats, preuve que ce n'est pas du décongelé ou du réchauffé.

Les clients étaient, à plus de la moitié, des Chinois qui parlaient avec l'accent du nord, ce qui constitue bien sûr un gage d'authenticité de la cuisine servie. Cela dit, le restaurant pense aussi aux clients français, puisqu'on peut commander des nems ou un bò bún.

À recommander, sauf si vous êtes claustrophobe !

Edit (sept. 2014)

Ce restaurant fait bien désormais partie de mes valeurs sûres, et je vais y déjeuner assez souvent. J'en ai profité pour prendre quelques photos.

dòufu aux œufs de cent ans

chou sauté

petit pain nature à la vapeur
Edit (mars 2015)
Autre photo. Curieusement il manque des photos de leurs meilleurs plats, à savoir les aubergines en sauce yúxiāng et les raviolis.

poulpe sauté aux pousses d'ail

07 March 2013

Yuxi

Ça fait un moment que j'utilise ce blog comme tribune pour me plaindre de la non-authenticité de nombreux restaurants chinois que l'on trouve en France. Entre buffets à volonté dégueulasses, cartes fourre-tout, et omniprésence du micro-ondes, les sujets qui fâchent ne manquent pas.

Cependant, petit à petit, le Parisien a apparemment éduqué son goût en matière de gastronomie chinoise, et nous voyons apparaître des restaurants bien plus authentiques qu'auparavant. Dernièrement, il se crée beaucoup de restaurants de spécialités de Chine du nord, à base de blé, forcément, et non de riz.

Yuxi (21, rue Saint-Augustin) est un de ces nouveaux lieux. Par son décor, son absence de chichis, et ses prix raisonnables, Yuxi ressemble davantage à une « cantine » qu'à un restaurant. Mais peu importe : la carte est solide, principalement à base de blé donc (raviolis, pâtes, soupes de nouilles) et d'autres spécialités du nord de la Chine comme les entrées froides.

Bref, ce ne sont pas les nouveaux Délices du Shāndōng ni le dernier Ji Bai He, mais ça reste une adresse valable dans ce quartier dominé par les japonais et les coréens.

Vita In

C'était mon anniversaire, et j'avais réservé pour deux dans un petit restaurant cubain. Non que j'apprécie la cuisine cubaine, mais je m'étais dit : « Ça va être festif, et il y aura de bons cocktails ». Résultat : la serveuse nous place pile poil sous les enceintes qui hurlent. Nous demandons poliment à changer de place, et elle nous explique que, étant seule à servir, elle préfère grouper les clients. Diantre ! serions-nous des moutons ? Après une seconde tentative de négociation, et avec une tête ayant doublé de volume pour cause de musique assourdissante, mon épouse et moi quittons le restaurant.

Heureusement, à Paris, il y a toujours d'autres restaurants à proximité. C'est ainsi que nous avons atterri au Vita In (11, rue d'Odessa), un sympathique bar à bubble tea qui fait également restaurant.

Le contraste avec le lieu que nous avions fui était saisissant. Le Vita In est lumineux, calme, et les tables ne sont pas trop proches les unes des autres. La couleur de l'éclairage varie lentement sur toute une gamme de couleurs, et les sièges sont très confortables et originaux (!). Contrairement aux cantines chinoises de base, les murs sont assez dépouillés, propres, et avec de petites alcôves contenant des plantes. Il y a également des tentures grises à certains murs. Bref, c'était assez reposant et surtout très, très bienvenu après l'épreuve du restaurant cubain.

Le menu propose des spécialités issues de plusieurs régions chinoises, avec y compris quelques incursions au Japon, mais l'ensemble reste  relativement authentique. Disons que par ce côté fusion et moderne, ça fait plus hongkongais ou taïwanais que chinois de Chine...

Nous avons commandé un peu de tout. Mon épouse a pris deux paniers de vapeurs et du riz cantonais. Les vapeurs, sans être du niveau de celles de Noodle King, n'étaient pas mauvaises, le riz cantonais n'était pas trop salé. J'ai pris une grosse soupe de nouilles aux légumes qui était une surprise de légèreté et de variété dans les légumes. Le tout est servi sur de sympathiques petits plateaux en bois individuels.

En général je ne prends pas de dessert dans les restaurants asiatiques, mais, emporté par l'occasion festive ainsi que par le côté « fusion » de l'établissement, j'ai commandé un tiramisù au thé vert. Eh bien il était époustouflant.

Nous avons également choisi deux bubble teas parmi un vaste choix. Au final, une soirée qui avait mal commencé s'est très bien terminée !

Edit 14/11/2016 : Je suis récemment repassé devant le 11 rue d'Odessa. Hélas, Vita In avait disparu, remplacé par un traiteur asiatique tout venant.

15 February 2013

Pays Paradis (retour)

J'ai déjà évoqué le restaurant sichuanais Pays Paradis (天府樂園, 88, rue de Provence). Ils ne font plus les menus du midi. La carte est plus courte mais mieux présentée et bilingue. La salle a été rénovée ; elle est désormais tout-à-fait en adéquation avec le quartier !

07 February 2013

Délices du Shāndōng

Les Délices du Shāndōng (88, boulevard de l’Hôpital) ont commencé il y a une dizaine d’années en tant que petit traiteur chinois comme il y en a tant : un banc/vitrine avec les plats en exposition ; on commande, c’est réchauffé au micro-ondes et on s’assoit pour manger. D’ailleurs l’enseigne, dehors, dit encore « Traiteur Shan Dong » en grosses lettres.

Pourtant ça a bien changé ! Les Délices sont désormais un petit restaurant (le nom chinois, 山東小館, signifie d’ailleurs « restaurant familial Shāndōng ») spécialisé, comme son nom l’indique, dans la cuisine du Shāndōng, une province maritime du nord-est de la Chine.

La cuisine chinoise est souvent associée, dans l’esprit des Français, à des plats comme les nems ou le poulet aux noix de cajou, qui sont en fait des plats vietnamiens ou sino-vietnamiens. Les Français ont donc tout intérêt à découvrir la cuisine du nord-est de la Chine et ses spécialités délicates.

En entrée j’ai pris des aubergines à l’ail froides absolument parfaites puis — avec ce froid — une énorme soupe bouillante aux légumes. J’ai vu circuler des raviolis incroyables sur les tables voisines... il faudra que je revienne ! Pour les amateurs, il y a également la possibilité de goûter à un choix de bières chinoises plus vaste que dans les établissements habituels — c'est dans le nord-est de la Chine que les Allemands ont installé les premières brasseries chinoises au début du XXe siècle.

Le décor est moyen, et les tables n’ont pas de nappes, mais les murs sont décorés de calligraphies chinoises et de photos du nord-est de la Chine. Signe qui ne trompe pas, la plupart des clients sont chinois. Le prix est peut-être un peu élevé vu le décor (j’ai déjeuné pour 13 €), mais c’est vraiment très bon. Après, ce n’est pas le genre d’endroit où il faut inviter une copine...

Edit: J’y suis retourné avec des amis. À plusieurs, l’avantage est que l’on peut déjeuner comme les Chinois : d’énormes plats à partager. Nous avons pris une trentaine de raviolis aux légumes (sublimes !) et deux immenses soupes. Ces dernières sont posées au milieu de la table et chacun se sert à sa convenance dans le petit bol placé devant lui.

25 January 2013

Odori

Odori (18, rue Letellier) est un bon restaurant coréen situé au cœur du quartier des épiceries et des restaurants coréens. Le décor est recherché (j'adore les reproductions de cartes Hwatu [화투] aux murs), les tables ont de vraies nappes, et la vaisselle est jolie.

Les mets proposés couvrent l'ensemble de ce qui généralement proposé dans les restaurants coréens de Paris et sont plutôt bons. Il y a des menus du midi en semaine de 10 € (plat seul) à 15,50 € (entrée, plat, thé).

Les tables ne sont pas trop proches les unes des autres et il n'y a pas trop d'odeur non plus.

Cependant Odori ne m'a pas enthousiasmé : je trouve Bong tout aussi bon, certes moins agréable comme endroit, mais en moyenne au moins 2 € moins cher par personne. À voir si, pour vous, le décor plus typiquement coréen et un peu plus lumineux justifie l'écart de prix.

Edit 08/02/2018Odori (오도리) est toujours là et est toujours un des restaurants coréens de référence de la capitale. Désormais les menus du midi sont à 13€ et 15€, avec entrée, plat et boisson (le menu à 15€ permettant davantage de choix). Les portions sont copieuses et les banchan bien bons. J'ai à nouveau été peu enthousiasmé par mon dolsot bibimbap ; j'ai trouvé le riz « trop cuit » (même si je ne sais pas si ce terme à un sens pour du dolsot bibimbap vu la température du plat), et je continue à préférer le restaurant Bong.

21 January 2013

Thés de Chine

Thés de Chine (20, boulevard Saint-Germain) est à la fois une boutique de thés proposant des grands crus de Chine, et des accessoires pour déguster le thé, et un petit salon de thé — au sens chinois du terme, c'est-à-dire qu'on y déjeune ou qu'on y grignote des vapeurs tout en buvant son thé.

À noter que le nom chinois de la boutique est 龍門茶莊, ce qui signifie "la maison de thé de la porte du dragon". 龍門香 est également le nom d'un thé vert parfumé proposé par Thés de Chine.

La partie restauration de Thés de Chine est très agréable, avec un cadre extrêment reposant et de belles calligraphies aux murs.

un décor apaisant

La carte, outre une sélection de thés très satisfaisante, propose des petits plats (salés) légers à déguster avec son thé, comme expliqué ci-dessus. Le seul petit hic, ce sont les prix, plutôt élevés au vu de la taille des portions. J'ai pris un « thé du midi végétarien », censé donc jouer le rôle de déjeuner complet, et en gros à 16/17 heures j'avais faim. J'ai reçu, avec mon thé, en tout et pour tout sept vapeurs, et j'en ai eu pour 11,80 €.

une belle vaisselle

Alors, c'est sûr, les vapeurs étaient très fines, à mille lieues des habituelles vapeurs surgelées des cantines asiatiques de la capitale, et s'accordaient à merveille avec le thé vert parfumé (justement du 龍門香) que j'avais choisi. Toute l'après-midi, la saveur suave du mélange m'est restée dans la bouche.

Un endroit à conseiller pour les gourmets pas gourmands, donc !

11 January 2013

Minh Đuc

Le restaurant Minh Đuc (8, rue de la Montagne Sainte Geneviève) est un « rescapé » de la grande époque, dans les années 70 du siècle dernier, où le quartier autour la place Maubert était le Little Sàigòn de Paris. Cette époque est révolue, le quartier vietnamien est devenu bobo-chic ou attrape-touriste, et les anciennes épiceries vietnamiennes sont devenues nippo-coréennes...

Malheureusement, le restaurant Minh Đuc semble être bien resté dans les années 70. L'enseigne n'a pas dû être changée depuis cette époque-là, ni les tables, ni la déco intérieure. La carte présente des plats typiquement vietnamiens, avec un accent particulier sur les plats à base viande grillée.

Vu le froid, j'ai pris une soupe saïgonnaise, à 9€50, qui s'est révélée ni meilleure ni moins bonne que dans les gargotes vietnamiennes du XIIIe ou de Belleville. J'en ai profité pour jeter un œil à l'ensemble de la carte, qui m'a pau plutôt chère. Le menu du midi, par exemple, était à 16€50 !!!