27 March 2008

Mozzarella alla diossina: bufala o pericolo vero?

Dal mani di ieri:

Stop del Giappone alle mozzarelle
Dopo la Corea del Sud anche Tokyo blocca i latticini prodotti in Campania. La Ue all'Italia: spiegazioni entro giovedì
Francesca Pilla
Napoli

«Ma che tipo di ricotta hai messo nella pastiera?». «Quella confezionata, ovvio, i nostri latticini non li compro più. Anzi ti dirò non mangio niente, né frutta né verdura del casertano». «Ma non risolvi, con la grande distribuzione i prodotti vengono comprati lì mandati al nord per essere confezionati e rispediti nei nostri supermercati». «Io mi fido del mio palato. Ieri ho mangiato delle carote che facevano schifo, ho guardato la provenienza erano state coltivate ad Acerra».
Gesticolano sguaiatamente e animano la loro conversazione sui pranzi post-pasquali, due donne con figli nel carrello, tra i reparti di un supermercato al centro di Napoli. Uno dei centinaia di dialoghi tutti uguali tra gli scaffali stracolmi della mozzarella invenduta, e i ripiani vuoti delle carni. Nel 2001 era il contrario, erano i tempi della mucca pazza, all'epoca nessuno comprava la carne rossa. Sul lastrico finirono i bovari inglesi e a ruota gli italiani con i ristoratori della Toscana. I latticini invece andavano fortissimo. Poi nel 2003 arrivò l'Aviaria a flagellare gli allevatori di ovini in tutto il mondo e la lancetta dei consumi di rossa decollò. Oggi ad alimentare una nuova psicosi è la mozzarella alla diossina. Sarà la «terza piaga» destinata ai pizzaioli globali? Si potrebbe dire che il libero mercato si autoregola e avrebbe ragione Adam Smith, ma non è così. Sono i piccoli produttori a rimetterci, chiudono i battenti e non li riaprono. E come a vendicarsi delle accuse all'Asia sui polli malati, il primo stato a mettere l'embargo alla mozzarella campana è stata la Corea del Sud. Seul ne ha vietato il consumo ai coreani che ne vanno matti, compromettendo un commercio di circa 10 tonnellate l'anno. Ma Tokio? Ha seguito o meno i coreani, mettendo a rischio l'export di altri 329mila kg di mozzarelle, pari a un valore di 2,3 milioni di euro?
Nel pomeriggio si diffonde la notizia: il Giappone ha chiuso le frontiere già da venerdì. Partono le telefonate "diplomatiche", sono interpellati gli ambasciatori. La sinistra arcobaleno sottolinea: «Allarme eccessivo, ma bisogna partire subito con la bonifica dei territori». Il Pd di Bassolino tace. A sera il consorzio di tutela della mozzarella dop. ratifica: «In Giappone ci sono solo maggiori controlli su tutti i latticini italiani». Esulta l'assessore regionale Andrea Cozzolino: «E' una bufala». Riprende la parola quello della sanità Angelo Montemarano: «Siamo gli unici ad avere istituito un Osservatorio per la sicurezza alimentare». Ma i commercianti casertani, 1900 allevamenti e 25mila addetti, non si sentono per nulla sollevati: dopo l'effetto-rifiuti che ha tagliato le gambe ad albergatori e tour operator, potrebbero essere i prossimi. Il consumo è già calato del 35% e a rimetterci le "bufale" potrebbero essere anche la Puglia e il basso Lazio.
La Cia, la Confindustria degli agricoltori, tenta di sdrammatizzare: «Bene ai controlli, ma senza caricarli di enfasi». Troppo tardi lo scandalo ha già fatto il giro del mondo: New York Times, The indipendent, The Herald Tribune.
Ma quanto c'è di vero in questo allarme? L'inchiesta della procura di Napoli che ha fatto scattare i controlli del Noe e dei Nas ha messo sottosopra oltre 200 aziende. Di queste sono già state esaminate 80 e solo in due casi si è accertato lo sforamento minimo dei livelli di diossina: tra i 6,2 e i 6,8 picogrammi contro i 6 consentiti dalla legge. Dall'Ue non si sbilanciano: «Per ora non abbiamo prove» si è limitata a commentare la portavoce del commissario Ue all'ambiente, Stavros Dimas, ma poi Bruxelles ha chiesto i risultati delle analisi entro due giorni.
In realtà se diossina ci fosse nel latte delle bufale, questa non sarebbe stata prodotta negli ultimi mesi con l'emergenza rifiuti. In questo gli esperti concordano, la diossina si produce solo con le combustioni, ma le quantità che penetrano nel terreno, entrano in circolo nelle falde acquifere e ritornano nell'erba mangiata dalle bufale non potrebbero essere state provocate dai roghi della disperazione. Piuttosto si tratta di un territorio, quello casertano, devastato dai traffici illeciti, come possono essere i falò per estrarre il rame o per far sparire rifiuti pericolosi. E in ogni caso si tratterebbe di un inquinamento di lungo periodo e già ampiamente esportato.

22 March 2008

le Kriegspiel de Guy Debord

Le wargame de Guy Debord in situ
«Kriegspiel» est l’adaptation d’une œuvre de l’écrivain inventée en 1965.
Sébastien Delahaye
Libération, lundi 17 mars 2008

«Et allez donc !, vous vous dites. Un jeu vidéo inspiré par Guy Debord maintenant ! Qu’est-ce qu’ils sont encore allés chercher pour faire leurs intéressants à Libé, hein.» N’empêche, oui, un jeu Debord. Et guerrier, en plus. Car Kriegspiel est un wargame informatique pur jus, avec deux camps qui s’affrontent à mort. Apparu il y a dix jours sur le Net, le jeu n’est pas encore tout à fait terminé, mais une préversion tout à fait jouable est d’ores et déjà disponible (1).

Kriegspiel vient de loin : en 1965, l’auteur de la Société du spectacle imagine son propre wargame , un jeu de société intitulé Le Jeu de la guerre et en dépose le brevet . Et c’est du sérieux, à en lire la description : «L’ensemble des rapports stratégiques et tactiques est résumé dans le présent Jeu de la guerre selon les lois établies par la théorie de Clausewitz, sur la base de la guerre classique du XVIIIe siècle, prolongée par les guerres de la Révolution et de l’Empire.» Avec un but : «On peut dire du Jeu de la guerre qu’il reproduit exactement la totalité des facteurs qui agissent à la guerre, et plus généralement la dialectique de tous les conflits.»

En 1977, une édition très limitée du jeu sort avec un plateau en tissu et des pions gravés par un artisan. Il est rapidement épuisé. Le jeu ne sera pas réédité, mais Debord sort en 1987, avec son épouse Alice Becker-Ho, un livre reprenant les règles du jeu (2). En 2007, le livre est également pour la première fois traduit en anglais.

C’est ainsi que le collectif d’art logiciel new-yorkais RSG (Radical Software Group) le découvre. «L’idée d’adapter le jeu est venue d’un intérêt persistant pour l’œuvre de Guy Debord, ses pensées politiques, son caractère acerbe, sa critique inlassable, explique Alexander Galloway, porte-parole de RSG. Le jeu est un travail d’étude et de recherche historique. Notre version informatique est une tentative de traduire les thèmes de Debord en langage contemporain, et ainsi d’en renouveler l’intérêt et de mieux comprendre son héritage. Quand Debord a créé le jeu, les ordinateurs personnels n’existaient pas. Le jeu informatique est à la fois un hommage à Debord et une transformation au niveau du code.»

En pratique, ça donne un plateau de jeu rectangulaire virtuel de 500 cases, sur lequel on placera notamment d’infranchissables montagnes, des forteresses et des unités combattantes (infanterie, cavalerie, artillerie…). A charge pour chaque joueur de gérer les déplacements, les attaques et les défenses de ses unités de la manière la plus efficace possible. D’autant qu’il faudra prendre en compte les communications, autrement dit la capacité des unités, selon leur placement, à recevoir des ordres.

«Bonus cachés». Les règles du Je u de la Guerre, si elles ne sont pas très complexes, sont longues et précises, et ouvrent à des possibilités tactiques innombrables. Kriegspiel fonctionne à l’identique du jeu de Debord. Les développeurs ont même refusé d’imaginer la possibilité de jouer seul contre l’ordinateur : «Guy Debord a créé son jeu comme un outil pour apprendre la stratégie face à un adversaire réel. La version informatique se joue donc en ligne contre un autre joueur.» Mais cette apparente fidélité n’a pas empêché RSG de prendre quelques libertés avec le jeu d’origine : «Nous sommes en train d’inclure dans le jeu des bonus cachés que les joueurs pourront découvrir, confie Alexander Galloway. Nous aimerions notamment en rajouter un qui modifie complètement le jeu, pour des raisons entièrement historiques. Debord a écrit dans ses lettres que le jeu était une simulation de la guerre telle qu’elle existait au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, la guerre est différente. Nous sommes en train de nous demander comment réimaginer le jeu autour du principe de la guerre asymétrique qui domine aujourd’hui partout dans le monde : le combat urbain, les armes non conventionnelles, les tactiques de guérilla, l’organisation en cellules…»

Code source ouvert. Pour illustrer le terrain et les unités, RSG a fait appel à l’artiste israélien Mushon Zer-Aviv (3), qui a donné au jeu une apparence unique et surprenante, mélange de jeu vidéo et de jeu de plateau. Un style graphique clair et sobre, qui fonctionne à merveille durant les combats. Le collectif de développeurs américains ne sait pas quand la version finale de son Kriegspiel, mi-œuvre d’art, mi-wargame, sera disponible, mais imagine que son code source sera ouvert à tous, pour que chacun puisse l’amender et qu’il restera gratuit.

(1) http://r-s-g.org/kriegspiel/

(2) Le Jeu de la guerre, Guy Debord et Alice Becker-Ho, Gallimard, réédité en 2006.

(3) http://www.shual.com/

20 March 2008

Les Verts contre la création d'un Secrétariat d'État au développement de la Région Capitale

La nomination d'un Secrétaire d'Etat au développement de la Région Capitale , qui va à l'encontre du processus de décentralisation mis en œuvre depuis 1982, est un scandale politique et une aberration économique.

C'est un scandale politique : En créant pour la première fois de l'histoire de la République un ministère à compétence territoriale, le gouvernement manifeste à nouveau sa volonté de reprise en main et de mise sous tutelle de la Région Ile-de -France et de Paris. Au lendemain d'un scrutin qui a placé la gauche et les Verts en tête en Ile-de-France, il s'agit là d'une reprise en main des affaires régionales. Les Verts dénoncent le scandale démocratique d'un retour à un jacobinisme d'un autre temps. Les Verts regrettent le mépris ainsi affiché pour les Franciliennes et Franciliens qui ont clairement opté, en 2004 et 2008, pour un autre mode de développement pour l'Île-de-France, en choisissant dans les urnes de faire confiance à la gauche et aux Verts. Le Schéma directeur de la Région Ile-de -France (SDRIF), adopté par la majorité régionale et la majorité des départements, constitue un projet de territoire écologiquement soutenable, économiquement et socialement juste ; il convient de le mettre en œuvre.

C'est une aberration économique : L'Île-de-France, 1,8% du territoire de la France, représente déjà 18% de sa population, 22% des emploi, 27% du PIB de la France ! La France c'est encore « Paris et le désert français » selon la fameuse formule (1947) de Jean-François Gravier , malheureusement toujours d'actualité. Les Verts dénoncent cette volonté de développer encore la région parisienne au mépris de 80% de la population française. Les Verts prônent au contraire un développement équilibré du territoire français qui améliorerait le cadre de vie des franciliens, tout en permettant aux habitants des régions qui le souhaitent de pouvoir « vivre et travailler au pays ».

Les Verts dénoncent donc radicalement la logique sous-jacente à la création d'un Secrétariat d'État au développement de la Région capitale. Ils seraient en revanche favorables à la création d'un grand « Ministère à la Régionalisation et aux Langues et Cultures régionales », qui porterait un renforcement du pouvoir des Régions dans la perspective du fédéralisme différencié que nous défendons. Les Verts rappellent en effet leur attachement au renforcement des compétences des régions et des intercommunalités – à élire au suffrage universel direct – pour aboutir à la suppression des départements. Parti régionaliste, nous défendons le projet politique d'une Europe des Régions, écologiste, solidaire, démocratique, et militons pour une plus grande démocratie de proximité.

La Commission Régions et fédéralisme des Verts est le groupe de travail des Verts sur la question du fédéralisme et de la diversité Voir le site

Finalemente un articolo serio sul Tibet

dal mani di ieri:

Il ginepraio tibetano radice antica della rivolta
Dal VII secolo a oggi i tibetani hanno percepito la Cina alternativamente come antagonista o protettrice, ma la convivenza è sempre stata difficile, talvolta tragica, per gli errori delle classi dirigenti
Erberto Lo Bue

La rivolta tibetana in corso è un po' diversa da quella del 1989 e coinvolge ampi strati della popolazione laica. Non è interpretabile come un evento orchestrato dal governo del Dalai Lama e impone una riflessione storica. Dal VII sec. d.C. a oggi i tibetani hanno percepito la Cina alternativamente come paese antagonista o protettore. In epoca monarchica i tibetani si scontrarono con i cinesi per il controllo della Via della Seta e i trattati di pace fra i due paesi furono suggellati da matrimoni di sovrani tibetani con principesse cinesi, due delle quali svolsero un ruolo importante nella prima diffusione del buddhismo in Tibet. L'interesse tibetano per altri aspetti della cultura cinese - astrologia, geomanzia, medicina, abbigliamento e anche cucina, per citarne alcuni - risale a quel periodo. A partire dall'VIII sec., tuttavia, il principale punto di riferimento culturale dei tibetani divenne l'India, dalla quale avevano derivato la scrittura e in cui riconobbero l'origine della religione da essi adottata, e da cui ereditarono anche parte delle loro conoscenze mediche e astrologiche attraverso la traduzione di migliaia di testi buddhisti dal sanscrito in tibetano.

L'obelisco di Lhasa
Il riconoscimento reciproco di Tibet e Cina fu suggellato nell'821/822 dal trattato di pace inciso su un obelisco collocato di fronte al tempio del Giokhàn, a Lhasa, che recita fra l'altro: «...Sia il Tibet sia la Cina manterranno il territorio e le frontiere di cui sono attualmente in possesso. Poiché l'intera regione a oriente è il paese della grande Cina e l'intera regione a occidente è sicuramente il paese del grande Tibet, da nessun lato di questa frontiera ci saranno guerre, invasioni ostili, conquiste territoriali...». A partire dall'XI sec. cominciarono a costituirsi diversi ordini religiosi tibetani, spesso rivali fra loro, e nuovi regni, nessuno dei quali ebbe però la capacità di riunificare il paese. Monasteri e sovrani tibetani adottarono la strategia di farsi appoggiare da tribù mongole rivali fra loro o dagli imperatori della Cina contro i loro rivali tibetani, e nel XIII sec. si sottomisero alla dinastia mongola che avrebbe governato la Cina con il nome di Yuan. Nel XVII sec. l'ordine religioso capeggiato dai Dalai Lama riuscì a imporre il suo dominio su tutto il Tibet grazie all'appoggio mongolo e all'istituzione di un sistema ierocratico. Dopo il crollo della dinastia mancese - che nel 1720 aveva ridotto il Tibet a protettorato - l'aristocrazia tibetana cominciò a dimostrare interesse per l'Occidente, ma il clero si oppose a ogni apertura e nel 1923 fece chiudere la scuola inglese di Gyantsé, accusata di insegnare dottrine - le scienze - non conformi alla tradizione. Alla fine del 1949 l'Esercito popolare di liberazione iniziò l'occupazione del paese; le operazioni militari si conclusero nel marzo del 1959 con la repressione della rivolta di Lhasa, seguita dalla fuga in India e Nepal di un centinaio di migliaio di persone appartenenti a tutte le classi sociali. A quella «liberazione» seguì la Grande rivoluzione culturale proletaria, con la distruzione della quasi totalità dei monasteri e castelli, il divieto di professare la religione e la collettivizzazione forzata. Gli atti vandalici perpetrati dalle Guardie rosse nel Giokhàn di Lhasa il 26 agosto 1966 segnano convenzionalmente l'inizio della Rivoluzione culturale in Tibet, ma le testimonianze fornite dai monaci indicano che le distruzioni erano iniziate in precedenza. L'espressione occidentale «genocidio culturale» potrebbe applicarsi bene a quel periodo, non a quello attuale. La resistenza tibetana all'occupazione cinese iniziò nel Tibet orientale, ma nel 1958 vari raggruppamenti di guerriglieri si riunirono sotto un solo comando con sede nel Tibet meridionale. La Cia iniziò ad appoggiare la guerriglia tibetana, che cessò nel 1974 con lo smantellamento delle ultime basi nel Mustang, in territorio nepalese. Dopo la caduta della Banda dei Quattro la resistenza fu condotta pacificamente soprattutto da religiosi appartenenti all'ordine del Dalai Lama. La liberalizzazione del Tibet iniziò nel maggio del 1980, dopo la visita del segretario del Partito comunista cinese nella Regione Autonoma del Tibet e la successiva rimozione del segretario del Partito comunista tibetano. Da quel momento i tibetani poterono nuovamente professare la loro religione e anche studiare la loro lingua. Dall'inizio degli anni Ottanta sono stati pubblicati numerosi testi tradizionali d'argomento religioso, storico, medico, astrologico e grammaticale, ai quali si aggiungono dizionari, riviste e anche un quotidiano, tutti in lingua tibetana. La scrittura tibetana appare sulle banconote della Repubblica popolare, mentre le scritte e i cartelli in Tibet sono generalmente bilingui. Queste concessioni non hanno però significato piena libertà di parola, di stampa e di associazione. La maggior parte della gente evita di esprimere le proprie idee politiche e tace completamente su certi temi. Le contestazioni sui luoghi di lavoro e le rivolte nei monasteri vengono pacificate mediante l'invio di funzionari di partito, che costringono i rivoltosi al dialogo e alla discussione. In questo genere di incontri alcuni tibetani hanno trovato il coraggio di accusare la Cina di «imperialismo», esponendosi tuttavia a loro volta all'accusa di «separatismo», con cui viene tacciata qualunque opposizione all'occupazione cinese: per la maggior parte dei cinesi, del tutto indipendentemente dal loro credo politico, il Tibet è inseparabile dalla Cina, anche se viene percepito come un luogo esotico e spirituale, proprio come nell'immaginario occidentale, che sul Paese delle Nevi continua a proiettare le proprie fantasie, senza aiutare i tibetani a maturare culturalmente e politicamente. Questa percezione è legata al fatto che due dinastie, gli Yuan e i Qing, sottomisero effettivamente il Tibet; ma ambedue erano straniere e conquistarono la stessa Cina. Tale unità non viene comunque percepita dai tibetani, che occupano un territorio con caratteristiche etno-linguistiche, culturali, religiose, economiche e sociali del tutto particolari.

Nuova ricchezza, vecchi rancori
I tibetani contribuiscono oggi alla creazione di una nuova ricchezza e beneficiano su larga scala di innovazioni inimmaginabili prima del 1959: scuole, ospedali (anche di medicina tradizionale), strade carrozzabili, veicoli e macchinari a motore, energia elettrica, telegrafo, telefono, radio, televisione e perfino gabinetti pubblici si trovano ormai in tutte le città. Queste ultime sono state tuttavia fortemente sinizzate in seguito all'arrivo di diecine di migliaia di immigrati cinesi, percepiti dai tibetani come stranieri anche perché incapaci di parlare tibetano: eccetto coloro che beneficiano dell'attuale assetto politico, i tibetani non nutrono simpatia per i cinesi. Le autorità cinesi hanno tentato di coinvolgere i tibetani nell'amministrazione e nella trasformazione dell'economia del paese, investendo in Tibet ingenti capitali. Tuttavia i loro sforzi per conquistarsi il cuore dei tibetani non hanno conseguito il risultato politico sperato. La popolazione continua a considerare i cinesi come occupanti stranieri, e a loro volta i cinesi non capiscono e giudicano ingrato l'atteggiamento dei tibetani. La Cina riesce così a mantenere il controllo del Tibet soltanto grazie all'apparato del partito e alla massiccia presenza del suo esercito. L'invasione militare cinese - bollata da un marxista quale Bordiga come manifestazione di «conformismo nazionalcomunista» -, la distruzione della maggior parte del patrimonio culturale tibetano ad opera delle Guardie rosse e la colonizzazione cinese hanno rappresentato tre gravi errori politici difficilmente rimediabili, che hanno provocato la nascita di un moderno nazionalismo tibetano e non sono riusciti a cancellare la fede buddhista con cui tibetani si identificano da un millennio. Agli errori della classe dirigente cinese si aggiungono quelli della classe dominante tibetana, che non si mise in discussione, ma fino alla metà del secolo scorso gestì il paese come avrebbe potuto fare nel XIII sec. e non preparò il paese ai grandi cambiamenti. Così i tibetani si trovarono del tutto impreparati di fronte all'occupazione cinese. Sino a oggi il governo di Pechino è riuscito a fare amministrare il Tibet da tibetani iscritti al partito e obbedienti a pochi alti funzionari cinesi, ma non rappresentativi della maggioranza della popolazione tibetana. Dal 1959 esistono così diverse realtà tibetane, sia in Tibet sia nella frammentata diaspora tibetana, che fa capo a un governo democraticamente eletto, in India. I tibetani della diaspora si sono occidentalizzati, anche se la loro cultura è controllata dal clero, che prospera grazie anche a un forte sostegno occidentale. L'incapacità della diaspora tibetana di rinnovarsi culturalmente in senso davvero laico è dimostrata dall'assenza di un'università che faccia da contrappeso all'Università del Tibet, la quale da anni collabora con università europee e statunitensi anche attraverso lo scambio di studenti. La mancata formazione di una classe politica tibetana veramente rappresentativa, buddhista ma laica, ha ridotto le possibilità di dialogo con le autorità di Pechino, prive di interlocutori seri e carismatici, fatta eccezione per il Dalai Lama, che fortunatamente è un pacifista sincero: non chiede l'indipendenza del Tibet, ma ne auspica una vera autonomia, condanna qualunque violenza, anche quelle di parte tibetana, e non vuole che gli attuali scontri diventino un pretesto per mettere in crisi i giochi olimpici, che anche nelle intenzioni del loro ideatore non debbono diventare un'arena politica. Al di là di questo, tibetani e cinesi sembrano condannati a una difficile convivenza dai gravi errori politici commessi dalle loro rispettive classi dirigenti.

17 March 2008

Explosion en plein vol

L'image de pays moderne et responsable que la Chine s'était patiemment construite, en prévision des Jeux Olympiques, vient d'exploser en plein vol — et justement à cause des Jeux Olympiques. Obsédées par leur objectif de Jeux se déroulant dans un climat propret et aseptisé, les autorités de la RPC n'ont pas pu tolérer les activités de Hú Jiā (dont le procès devrait commencer demain) ni les manifestations des Tibétains (réprimées dans le sang) et ont montré leur vrai visage, celui de post-staliniens aux commandes d'un État policier. Le roi est nu.

Lefebvre m'écœure

Lefebvre a refusé la fusion avec la liste des Verts pour le second tour des municipales. Il n'y aura donc pas d'élu vert au conseil municipal, et Lefebvre pourra continuer tranquillement sa politique de bétonnage et de destruction d'espaces verts de la ville. Ségolène Royal avait fait environ 60% au second tour des présidentielles, la somme des voix de gauche au premier tour des municipales était également d'environ 60%, en revanche Lefebvre n'obtient que 51% environ au second tour. Qu'il se méfie... ses méthodes d'autocrate ne dureront qu'un temps ! Tôt ou tard, il passera sous la barre des 50% s'il continue ainsi.

02 March 2008