14 December 2008

cento dieci mille

Una volta si usava scandire lo slogan «Cento dieci mille Vietnam», come se fosse stato possible trasporre la guerriglia vietnamita tipica delle giungle di quel paese dalle nostre parti. E dove? In Maremma?!
Oggi invece viene voglia a me di scandire «Cento dieci mille Grecie» perché, all'opposto di quei tempi lontani, mi pare oggi possibile, anzi: auspicabile, trasporre da noi la guerriglia urbana che si sta attuando in Grecia. Perché anche da noi ci sono gli sbirri assassini; anche da noi ci sono i politici ladri; anche da noi ci sono giovani il cui unico futuro è o una vita dissociale, o un lavoro del cazzo pagato male, seguito da una pensione grama.


Quindi: sì alle molotov, sì ai passamontagna, sì alle sprangate (tante).

18 November 2008

merde à la F1

Il paraît qu'on veut nous coller un nouveau circuit de F1 en Île-de-France, et qu'en plus ça pourrait être dans le Val-d'Oise. Je m'étonnais naguère que dans un pays hystériquement centralisé comme la France le circuit de F1 ne fût pas près de Paris. Eh ben je vois qu'on court réparer l'erreur.
Les Verts du Val-d'Oise sont
fermement opposés à toute construction d'un circuit de formule 1 dans le Val-d'Oise. Les terrains évoqués sont agricoles et ont vocation à satisfaire plus utilement aux besoins de la collectivité, selon les prescriptions du Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) qui a été voté en septembre dernier. Nous nous opposons à leur destruction. Et, en cette période de crise pétrolière, climatique, financière et de chute du pouvoir d'achat, il nous paraît indécent de proposer de tels projets qui en outre génèrent de nombreuses nuisances, insupportables pour les populations.
Très bien. Je ne l'aurais pas dit aussi poliment, mais très bien. Reste à voir s'ils ne vont pas se coucher (comme d'hab) devant ces suce-boules de socialos, mégalos et productivistes.

17 November 2008

los piratas de la mar mediterranèa


Un imatge amusant per quicòm, ailàs, pas brica amusant de legir sul sit de Greenpeace.

13 November 2008

la mòrt inexorabla de la lenga?

Dins lo darrèr numèro d'Ousitanio Vivo, lo mitic Sergio Berardo entrevista a un aigardentaire de Coseran. Parlan mai que mai del mestièr d'aigardentaire e de la passion de l'òme per la musica dita tradicionala. A la fin de l'entrevista, en Sergio Berardo l'interròga sul sieu rapòrt a la lenga.
Vaquí l'extrait correspondent de l'entrevista:
Quello che mi fa paura in rapporto all'occitano è che nonostante sia parlato con schiacciante preponderanza in zone rurali diventi sempre più la lingua di circoli intellettuali-borghesi di città, circoli ristretti che ne hanno fatto una pratica di tendenza spesso staccata completamente da un sentire popolare. Si impara l'òc alla «fac» e si conversa col giro alla moda. Tutto ciò mentre in campagna, dove la lingua è vera, ricca e sincera, non esiste un forte rapporto tra la gente e l'occitanismo, non solo ma lo spopolamento e i nuovi insediamenti di persone non occitanofone le stanno infliggendo dei duri colpi. La lingua sta perdendo proprio dove era più parlata e non so se le «calandretas» e tutto il movimento scolastico potranno arrivare a qualcosa. Sono piuttosto pessimista.

23 October 2008

Hú Jiā reçoit le prix Sakharov du Parlement Européen

(le Monde en ligne d'aujourd'hui)

Le prix Sakharov 2008 pour la liberté de pensée a été décerné au dissident chinois Hú Jiā, jeudi 23 octobre, en dépit des pressions exercées par la Chine sur les eurodéputés. Ce prix, décerné par le Parlement européen, récompense depuis vingt ans des personnalités ayant marqué de leur empreinte le combat en faveur des droits humains.

Pékin a immédiatement fait part de son "fort mécontentement". Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a qualifié Hú Jiā de "criminel emprisonné en Chine" et rappelé les "démarches répétées" des autorités chinoises pour faire obstacle à cette distinction. Ce porte-parole a toutefois jugé que la décision des eurodéputés n'affecterait pas le sommet Asie-Europe qui s'ouvre vendredi à Pékin.

Au cours des derniers jours, des représentants du gouvernement chinois ont exercé de nombreuses pressions sur les eurodéputés pour empêcher que ce prix soit décerné au dissident. Dans une lettre du 16 octobre au président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, dont l'AFP a obtenu copie, l'ambassadeur de Chine auprès de l'UE, Sòng Zhé, avait averti que "si le Parlement européen devait décerner ce prix à Hú Jiā, cela heurterait inévitablement le peuple chinois et détériorerait sérieusement les relations entre la Chine et l'UE".

"HÚ SERAIT TRÈS HEUREUX S'IL LE SAVAIT"

Hú Jiā, 35 ans, a été condamné en avril, à l'issue d'une journée de procès, à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion pour des propos publiés sur Internet et des entretiens accordés à la presse étrangère. Avant sa condamnation à la prison, il avait déjà passé de nombreux mois en résidence surveillée avec sa femme et son enfant. "Enfin une bonne nouvelle", a déclaré son épouse Zēng Jīnyàn, contactée par le bureau de Reuters à Pékin. "Hú serait très heureux s'il le savait." Zēng a rendu visite mercredi soir à son époux, qui a été transféré le 10 octobre dans une "prison modèle" de Pékin, après avoir purgé une première partie de sa peine dans une prison de Tiānjīn, le grand port situé au sud de la capitale. M. Pöttering a affirmé que Hú souffrait d'une cirrhose du foie et qu'à sa connaissance, il n'avait pas accès à des soins médicaux adaptés.

Nombre de personnalités ont salué la figure de Hú Jiā, "un défenseur des droits de l'homme dont l'engagement en faveur de la liberté d'expression et sur les questions sociales est emblématique", selon la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade. "Je suis intervenue personnellement, à plusieurs reprises, auprès des autorités chinoises, pour demander la libération de M. Hú Jiā", a poursuivi la secrétaire d'Etat.

Outre Hú Jiā, l'opposant biélorusse Alexandre Kozouline [sic ; en fait Аляксандр Казулін] et l'abbé congolais Apollinaire Malu Malu étaient également en lice pour le prix Sakharov 2008. La récompense sera solennellement remise à Strasbourg, le 17 décembre, lors de la session du Parlement européen qui sera aussi l'occasion de célébrer les 20 ans de ce prix, auparavant décerné à Nelson Mandela, la militante birmane Aung San Suu Kyi ou l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

17 October 2008

E òc, soi per en McCain!


E òc, es benlèu de dòl créser, mès espèri plan que McCain serà elegit president dels Estats-Units d'America en novembre.

E espèri plan, tanben, que crebarà pauc de temps aprèp l'eleccion. Atal, Palin vendriá automaticament presidenta, e alara poirem nos congostar de quatre longas annadas de bestiesas de las bèlas. Aprofitar un amusament atal a gratis, francament, qual poiriá l'arrefusar?

10 October 2008

Wordling Mérgezett terület




Not that suprised by the results... I am sincerely disappointed that Hú Jiā didn't get the the 2008 Nobel Peace Prize (it went to Martti Ahtisaari instead).
Actually I'm not disappointed... I'm pretty mad! Did Martti Ahtisaari really need the Peace Prize? He's already a recognised politician, and he's also probably wealthy. Hú Jiā needs the international recognition. If all the news in the world focused on him getting the Nobel Prize, maybe the government of the PRC would just have to free him. Also, his wife and his daughter are under constant police surveillance/harassment, his wife has lost her job and has no money... they would've needed the Prize big time. All my thoughts go to Hú Jiā and his family.

12 September 2008

les faux anglicismes

J'avais déjà pensé à établir une telle liste, je vois maintenant que Wikipedia l'avait déjà fait : une liste de "faux" mots anglais dans diverses langues.
Voici la liste pour le français :

10 September 2008

Constitucion e lengas: editorial de Prouvènço Aro

Un editorial fòrça interessant (coma de costuma) dins lo darrièr numèro de Prouvènço Aro (setembre de 2008) que podètz legir en linha sul siti de Prouvènço Aro e que còpii çai jos:

Lengo patrimounialo

Avèn plus que de bada e mouri… Nosto lengo restara dins lou patrimòni istouri de l’Estat francés.

Quau vous a pas di que mau-grat lou vetò di senatour francés, maugrat lou rugimen de la tigresso de l’Acadèmi franceso, la bello Elèno d’Encausse, lou Parlamen de la Republico franceso, reüni en Coungrès à Versaio, a leissa escapa dins la Coustitucioun li quàuqui mot que fan saupre qu’en Franço li lengo regiounalo soun dins l’inventàri patrimouniau.
Acò es plaça dins lou machi-machè d’un article de nàni que parlo pèr rèn dire. L’article 2, éu, vòu, coumando, ourdouno, eisijo… que s’empleguèsse qu’uno lengo aquelo de la Republico, lou franchimand.
Noun, anèn pas rena… d’ùni demié nautre cridon vitòri, d’efèt pèr lou proumié cop li lengo regiounalo se veson marcado dins lou repertòri di coumandamen de la Republico franceso…
Passan dins li darniéri demarco di vèndo à estrasso de marcat, mai que fai, ié sian… marca, coume au marcat bon marcat.
De-segur es en quauque endré uno meno de recouneissènço de l’eisistènci di lengo regiounalo, e subre-tout fuguè l’escasènço de mena debat sus li lengo de Franço. Li countristaire de tout péu nous an jamai tant fa de publicita. S’es parla di lengo regiounalo tant e mai. La radiò, la televisioun e la prèsso naciounalo ié soun ana à pleno banasto…
Li marrit-péu nous an carga de tóuti li pecat, mai an perdu, si faus argumen an pas tengu… metèn pas en dangié l’integrita de la Republico en parlant prouvençau.
En mai di media, li deputa e senatour an degu debatre sus aquel item… Fuguè de-segur pèr forço d’entre éli un biais d’aprene… un debat estrutiéu, se dis aro. Pecaire, couneissien pas bèn lou proublèmo de la recouneissènço óuficialo que nous mancavo, de la Charto éuroupenco di lengo regiounalo, de l’incoustituciounalita de sa ratificacioun, e de la guerro que nous es facho au noum dóu sacre-sant article 2.
Adounc sara belèu mai eisa de n’en parla d’aro en avans emé nòstis elegit pèr ié demanda aro la meso en plaço d’un soustèn vertadié pèr la proupoucioun e l’ensignamen di lengo regiounalo.
Quéntis elegit ? Naciounau vo regiounau d’ùni van dire ! Pèr ço que la fourmulo magico qu’ensaco li lengo regiounalo dins lou patrimòni de la Franço, l’an boutado dins un article 75-1 à la fin dóu tèste coustituciounau. Es lou chapitre que pertoco li couleitiveta territourialo.
Sai-que sarié un tracanat d’ùni dison, l’Estat que preparo la reformo di couleitivita loucalo es un finocho, se vòu pas embrounca mai sus noste proublèmo lenguisti, adounc es tout vist que lou fara resquiha sus l’esquino de la couleitivita la mai asatado, valènt-à-dire la regioun.
E se tablo deja que ié baiara pas li sòu necite pèr resòudre lou proublèmo.
Sian deja à deman… lou debat se durbira, que dis lou presidènt de la Republico, en 2009, estènt qu’en 2010 se capitaran lis eleicioun regiounalo.
Adounc li regiounalisto que sian, viran bandiero, s’endevenèn aro naciounalisto centralisaire, voulèn ana à la grùpi rèn que de l’Estat parisen.

Lou soucit de sauvo-garda li lengo de la regioun es de-segur pas parteja dóu meme biais pèr tóuti li Counsèu regiounau.
Se devino qu’en Bretagno l’acioun menado pèr la Regioun sara di mai forto.
Dins li regioun dóu païs d’oc, aqui tout se coumplico quand i’a dous parla: lengo d’oc e catalan vo lengo d’oc e basque. Saupre pièi se la Regioun Rose-Aup vai s’óucupa de la lengo que se parlo sus si raro!
En Prouvènço, se voulèn se replega sus la lengo prouvençalo sara belèu mai eisa… à coundicioun que i’aguèsse quaucun pèr nous entèndre dins lou palais dóu Counsèu regiounau de Prouvènço-Aup-Costo d’Azur à Marsiho.
Basto avans que de se proujeta dins l’aveni, faudrié belèu reprene lou biòu pèr li bano.
Lou miraiet vai pas nous embelina long-tèms.
Sian au bout dóu cabedèu d’uno pichoto fraso anoudino escricho dins la Coustitucioun de la Republico, valènt-à-dire que sian autant couioun qu’avans.


Bernat Giély


Dins lo meteish numèro, un article longaràs, una mena d'editorial tanben, del poèta provençal Sèrgi Bèc sul meteish sicut. Tre qu'aurai un pauc de temps, lo copiarai tanben sul blòg, perqué tot çò escrit dins l'article aquel es remirable d'intelligéncia e de sensibilitat.

24 August 2008

Las edicions Gatuzain amenaçadas!

Ja parlèri aciu de las edicions Gatuzain e del sieu trabalh d'edicion de libres qu'agradan pas als poders estatals... E benlèu qu'aquelis libres èran vertadièrament tròp desagradius pel poder: jol pretèxt abitual ("sostenh a ETA") fait servir per l'Estat espanhòl contra totis los que lutan per l'independéncia del País Basc, l'Estat francés, sus demanda de l'Estat espanhòl, bloquèc los comptes bancaris de l'ostal d'edicions Gatuzain.

Fa ja bèl temps qu'aquò se debanèc (abril de 2008) mès, malaürosament, amb los mèdias qu'avem, es ara sonque qu'aprenguèri la marrida notícia. En me passejant sul malhum, posquèri véser que la situacion èra demorada la meteisha entrò junh de 2008. Pièi, pas nada notícia. Soi lavètz incapable, auèi lo dia, de díser quina es la situacion de Gatuzain, que lo sieu siti menciona pas l'afar e que lo sieu blòg s'arrèsta a junh de 2008.

Es benlèu adejà tròp tard del moment que redigissi aquest pòst :-(

04 August 2008

Blòg d'Anaram

Qu'aprenguèri que lo movement revolucionari de l'Esquèrra occitana Anaram au Patac qu'apitèc lo son blòg aciu. Un utís plan util entà seguir las activitats d'AAP, e mei pròishe de l'internauta que HAR/FAR.

22 July 2008

Nuclear francés, fòra d'Occitània!

Lei 7 e 18 de julhet passats, doas pèrdas d'urani dins l'environament, a Tricastin e Romans (Daufinat), oficialament «limitadas», mostrèron lei falhas e dangiers dau nuclear civil en Occitània. Mai grèu: lo 15 de julhet, aprengueriam la pollucion radioactiva deis aigas de Tricastin, deguda, çò dison leis autoritats, a l'enterrament de 760 tonas de curum nuclear militar.


Cèrtas, lo ministre de l'ecologia, Jean-Louis Borloo, ditz voler metre clòta la filiera nucleara, e la societat responsabla dei pèrdas d'urani, Areva, s'engatja a mai de transparéncia e de seguretat, mai a Iniciativa per Occitània nos acontentarem pas de bèlei paraulas! Denonciam vigorosament la politica nucleara francesa que, sota leis escampas de l'independéncia energetica e de la lucha còntra lo rescaufament climatic, met en perilh la santat e la vida deis occitans e occitanas e cèrca, en vendre sa tecnologia, de multiplicar lei centralas electricas nuclearas dins lo monde.


De segur, remplaçarem pas lei centralas nuclearas per de centralas de carbon o de petròli emissoras de gas amb efiech de sèrra, mai una autra politica energetica es possibla:

    1) reduire lei degalhatges per esparnhar l'energia, que lei ressorsas de la planeta son pas inagotablas, e perpensar a de modèls economics e sociaus mai ecologics;

    2) desvolopar leis energias renovelablas per que vengan lèu-lèu la fònt màger de la produccion energetica.

    Pasmens, l'estat francés còta de privilegiar l'energia nucleara, mentre que la region alemanda de Baden-Würtemberg a decidit que d'ara endavant leis ostaus nòus foncionaràn amb d'installacions energeticas ecologicas, o que l'ancian vicepresident american Al Gore a prepausat que leis Estats-Units, en 10 ans, anen vèrs una produccion d'energia exclusivament renovelabla, çò qu'interèssa tant Barack Obama, lo candidat democrata a l'eleccion presidenciala americana, coma John McCain, son rivau republican.

    Iniciativa per Occitània condemna donc l'arcaïsme e l'irresponsabilitat energetics de França, demanda per Occitània lo mestritge de sa politica energetica e crida totei leis occitans e occitanas a bastir una Occitània que, au contrari de l'estat francés, se mainarà de la santat e de l'avenidor de sei ciutadans.

FREE OCCITÀNIA!

Lo 22 de julhet de 2008

Iniciativa per Occitània

08 July 2008

Incredibile.... da Bush la verità su Berlusconi :-)

dal Corriere di ieri

Gaffe Usa: «Berlusconi? Politico dilettante in un Paese corrotto». Poi Bush si scusa

Nel kit stampa della Casa Bianca «materiale insultante nei confronti del premier e degli italiani»

Berlusconi e Bush (Ap)
Berlusconi e Bush (Ap)
ROMA - Una gaffe senza precedenti al G8. Tanto che George W. Bush è stato costretto a porgere le sue scuse a Berlusconi e al popolo italiano. Per quale motivo? Per capirlo, basta leggere la biografia del presidente del consiglio pubblicata nel 'press kit' che la Casa Bianca ha distribuito ai giornalisti al seguito del presidente americano.

LA BIOGRAFIA - «Il premier italiano è stato uno dei più controversi leader nella storia di un paese conosciuto per corruzione governativa e vizio - si legge nel profilo -. Principalmente un uomo d'affari con massicce proprietà e grande influenza nei media internazionali. Berlusconi era considerato da molti un dilettante in politica che ha conquistato la sua importante carica solo grazie alla sua notevole influenza sui media nazionali finché non ha perso il posto nel 2006». La biografia pubblicata sul 'press kit' non si ferma qui: «Odiato da molti ma rispettato da tutti almeno per la sua 'bella figura' (in italiano nel testo) e la pura forza della sua volontà - afferma la biografia - Berlusconi ha trasformato il suo senso degli affari e la sua influenza in un impero personale che ha prodotto il governo italiano di più lunga durata assoluta e la sua posizione di persona più ricca del paese». La biografia di Berlusconi, che cita anche il fatto che da ragazzo «guadagnava i soldi organizzando spettacoli di marionette per cui faceva pagare il biglietto di ingresso», ricorda che il futuro premier italiano mentre studiava legge a Milano «si era messo a vendere aspirapolvere, a lavorare come cantante sulle navi da crociera, a fare ritratti fotografici e i compiti degli altri studenti in cambio di soldi». La Casa Bianca avrebbe prelevato la biografia di Berlusconi dalla 'Encyclopedia of World Biography' che risulta aggiornata al mese scorso.

LE SCUSE - In serata, il portavoce della Casa Bianca, Tony Fratto, ha inviato una lettera nella quale si scusa a nome della Casa Bianca: «Scrivo - si legge nella lettera - in relazione a certi documenti di background che sono stati distribuiti ai giornalisti in viaggio sull'Air Force One per il vertice del G8 che si tiene in Giappone. Una biografia non ufficiale del primo ministro italiano Berlusconi, inclusa nel materiale stampa, utilizza un linguaggio insultante sia nei confronti del primo ministro Berlusconi che del popolo italiano. I sentimenti espressi nella biografia non rappresentano le vedute del presidente Bush, del governo americano e degli americani. Ci scusiamo con l'Italia e con il primo ministro per questo errore davvero sfortunato. Come tutti coloro che hanno seguito il presidente Bush, il presidente ha per il premier Berlusconi e per tutti gli italiani la più alta stima e riguardo».

03 July 2008

Íngrid liura!


Una novèla de las bonas: Íngrid Betancourt fusquèc desliurada per l'armada colombiana. Per delà las consequéncias politicas d'aquest desnosament, se cal bèl primièr regaudir de la liberacion d'Íngrid e de la fin de la cachavièlha per ela e sa familha. Solide, calrà ara véser quinas sequèlas gardarà d'un sequèstre de sièis longas annadas al mitan de la jungla colombiana.
Es lo primièr còp que "pòsti" sul sicut del sequèstre d'Íngrid Betancourt. Perqué? Perqué me soi totjorn pensat que la mediatizacion de l'afar aquel ajudariá pas necessariament al sieu desnosament urós, e atanben perqué voliái pas donar l'impression de seguir una mena de mòda.
Ara que l'afar es acabat, pòdi escriure que soi fòrça urós de véser aquela femna coratjosa, que sempre m'agradèron sas idèas e sas accions, tornar cobrar sa libertat. Òsca Íngrid, e coratge per la seguida!

02 July 2008

Occitània coma Bielorussia?

Una emission interessanta sus Radio France Internationale. Un professor bielorús explica al jornalista de RFI que despèi qualques annadas lo poder bielorús abandona la lenga bielorussa (e mai sia la lenga oficiala del país) en favor de la lenga russa. E lo professor e lo jornalista de visitar lo solet licèu de Minsk que los corses i son encara donats en bielorús.
A malgrat la distança, a malgrat l'istòria fòrça diferenta, a malgrat l'estatut de lenga oficiala del bielorús e de lenga minorizada de l'occitan, me soi dit que fin finala la situacion del bielorús semblava la de l'occitan. Perqué? Perqué es pas Russia que demandèc a Bielorussia d'espotir la lenga bielorussa... son LOS QUITIS bielorusses qu'o fan. E es la meteisha causa en cò nòstre: cal n'acabar amb lo deliri dels "marrits parisencs": son LOS QUITIS occitans qu'an vergonha de sa lenga e que l'abandonan en favor del francés.

28 June 2008

75 Jahre später

Alles gleich— Wer Bürgerblätter liest wird blind und taub.

Ainats e diglossia

Lo n°666 de la Setmana es un pauc un numèro «especial ainats», amb una enquista sus la lenga dels ainats, e en particular sus los que son dins los ostals de retirada.
Vaquí un passatge interessant e -ailàs- dolorós.
Crestian Omelhièr conta aquel dialògue entre una femna que veniá veire sa maire e aquesta li parlava en occitan; qu'aviá pas mai lo francés, que l'aviá oblidat. La filha alara li diguèt «Il faut pas me parler patois, il faut parler français». De segur lo nòstre animator qu'escotava aquò diguèt a la filha «escotatz, daissatz-la del moment que comprenètz e parlatz-li. Mas o sap que cal pas parlar patuès. Es ela que vos o a ensenhat a lo parlar pas!». Es una situacion que efectivament resumís plan la complexitat de la non-transmission, del traumàs del cambiament de lenga e qu'explica enfin los degalhs de la vergonha entretenguda per tota una societat.

19 June 2008

Sbattezzo

Non sopporto più l'idea di essere stato battezzato (a mia insaputa). Non sopporto più l'idea di essere ufficialmente annoverato tra i cattolici. Non sopporto più il cattolicesimo. Non sopporto più il cristianesimo. Non sopporto più le religioni abramiche. Non sopporto più l'arretratezza, le statue di padrepio, i papi che non si fanno i cazzi loro, i vescovi che non si fanno i cazzi loro, i preti che non si fanno i cazzi loro, i politici cattolici che non si fanno i cazzi loro. Non sopporto più i santi. Non sopporto più le madonne. Non sopporto più Dio. Non sopporto più Gesù. Non sopporto più Satana. Non sopporto più i peccati. Non sopporto più il confessionale. Non sopporto più l'assoluzione. Non sopporto più i padri della Chiesa. Non sopporto più le crociate, l'Inquisizione, i massacri, le persecuzioni dei pagani, degli gnostici, dei càtari, dei valdesi, dei dolciniani, degli atei, degli ebrei. Non sopporto più i bambini inchiappettati. Non sopporto più i malati di aids perché non hanno potuto usare il preservativo. Non sopporto più le donne morte dissanguate perché l'aborto era vietato. Non sopporto più il crocefisso, non sopporto più vederlo al collo della gente nella metropolitana. Non sopporto più Bach, non sopporto più Mozart. Non sopporto più Leonardo da Vinci. Non sopporto più l'Occidente. Voglio essere sbattezzato.



sbattezzamoci con l'UAAR

26 May 2008

Lei lengas "regionalas" dins la constitucion francesa: una primiera victòria

Iniciativa per Occitània, lo laboratòri politic, culturau e sociau occitan, saluda la proposicion de modificacion de l'article primier de la constitucion francesa que poiriá dire desenant que «lei lengas regionalas apartenon au patrimòni» de França. Se tracta d'un progrès istoric, qu'es lo primier còp que lei deputats francés reconeisson oficialament per una votacion lei lengas minorizadas de l'estat, çò que mòstra una evolucion positiva de l'opinion e de la classa politica. Grandmercejam leis elegits occitans qu'an permés aquel emendament.

Pasmens, s'acaba pas lo combat per lo respècte de l'occitan e dei lengas minorizadas en generau:
1/ l'emendament es pas definitiu perque lei reformas constitucionalas son pas encara acceptadas per lo congrès dei deputats e senators francés;
2/ se modifica pas l'article 2 de la constitucion que ditz que «lo francés es la lenga de la republica», e qu'establís donc una superioritat juridica dau francés subre lei lengas dei minoritats nacionalas;
3/ lo tèrme de «lengas regionalas», sensa realitat scientifica, implica la subordenacion de nòstrei lengas au francés, sola «lenga nacionala», e es inexacte, que l'occitan es pas la lenga d'una region especifica mai d'una nacion;
4/ l'article primier de la constitucion francesa contunha de definir França coma «una republica indivisibla», çò qu'empacha la reconeissença dei minoritats nacionalas e donc dau pòble occitan e permet pas de far evoluir l'estat francés vèrs lo federalisme. A Iniciativa per Occitània pensam que sola una Comunautat Autonòma d'Occitània poiriá garentir lei drechs de nòstra lenga e de nòstra cultura.

Se, coma o desiram, s'oficializa definitivament l'emendament, exigirem de l'estat francés la mesa en plaça d'una politica concreta d'aparament e de promocion de l'occitan, tant dins l'ensenhament coma dins lei mèdias e la societat, perque la situacion de nòstra lenga es tan grèva que nos podèm pas acontentar de bèlei paraulas. Per aiçò, exigissèm tanben la ratificacion de la Carta europèa dei lengas minorizadas, un estatut legau de lenga oficiala per l'occitan, e trabalharem amb totei leis occitans e occitanas que o vòlon per que nòstra lenga conquiste totei lei foncions de comunicacion de la societat. L'occitan es viu e se pòt pas reduire a un patrimòni de musèu.
FREE OCCITÀNIA!
Lo 22 de mai de 2008,
Iniciativa per Occitània

nel deserto dell'italica nefandezza, una voce savia

dal Corriere odierno:

La nostra vera malattia

Un conoscente della mia famiglia, collega d'ufficio di mio padre, aveva la mania dei raffreddori; stava attento ai giri d'aria e prendeva tutte le precauzioni contro infreddature e bronchiti, convinto che le malattie potessero colpirlo solo da quella parte. Morì di un cancro all'intestino ovvero, come si diceva allora, di un «brutto male». Quel signore faceva benissimo a non trascurare le eventuali minacce alla faringe o ai bronchi, spesso fastidiose e talora perniciose, ma sbagliava a sottovalutare pericoli più gravi. Anche il corpo sociale ha le sue malattie, scatenate o in agguato. La sua salute dipende da come fronteggia, previene, combatte i morbi che lo insidiano; dalla sua capacità di reprimere—tramite le autorità preposte a tale funzione — i reati nella misura stabilita dalla legge, senza indulgenze buoniste o pseudo- umanitarie e senza isterie demagogiche né pregiudizi verso alcuna categoria di persone. In uno Stato liberale e democratico non si sospettano a priori e tantomeno si vessano né i kulaki ossia i contadini proprietari, come un tempo nell'Unione Sovietica, né gli ebrei, i neri, gli immigrati, come tante volte in tanti Stati del mondo. Oggi sono gli zingari ad occupare i titoli cubitali dei giornali, con i reati compiuti da alcuni di loro e altri loro attribuiti, e con i violenti soprusi patiti da alcuni di essi. In entrambi i casi, lo Stato—e solo lo Stato, che ha il monopolio dell'uso della forza — ha da individuare e perseguire gli autori di atti delittuosi, il delinquente che ruba e molesta come il delinquente che getta bombe Molotov, contro la polizia negli anni Settanta o contro i rom oggi. Il nostro codice o meglio la nostra civiltà consentono di punire soltanto individui — rei di delitti accertati, la cui responsabilità è sempre personale — e mai gruppi o comunità, poco importa se etniche, sociali, politiche o religiose. Attentare a questo principio — prendersela con gli zingari, gli ebrei o i padani anziché con un concreto colpevole colto con le mani nel sacco, sia egli nato a Timbuctù o ad Abbiategrasso — mina alla radice l'universalità umana e in particolare la nostra civiltà, l'Occidente. Chi nega questo fondamento dell'umanità e del diritto è il vero barbaro e non ci interessa donde arrivi, dall'orto dietro casa nostra o da lontani deserti. Zingari, norvegesi, triestini o senegalesi sorpresi a delinquere vanno puniti senza riguardo alla loro diversità o povertà. Tifosi bestiali che in nome di una squadra di calcio commettono violenze contro persone o cose — provocando spesso rovinosi danni a onesti esercenti, di cui sfasciano i negozi in una ebbrezza di subumana e delittuosa ebetudine — vanno puniti con tutta la durezza consentita dalla legge e costretti a pagare sino all'ultimo spicciolo i danni arrecati, senza riguardo a chissà quali disagi esistenziali sottostanti alle loro brutalità.

Improvvisati e autonominatisi giustizieri che si dedicano a spedizioni criminose vanno puniti con esemplare severità, perché rappresentano un virus socialmente e moralmente ancor più nocivo dei ladruncoli veri o presunti che si vogliono castigare: il Ku-Klux-Klan, nato si dice alla fine della guerra di Secessione per proteggere i bianchi del Sud americano dalle violenze cui si abbandonavano alcune bande di schiavi appena liberati, è divenuto ben presto la più orrida criminalità. Uno stupratore romeno va punito per il suo ributtante reato, ma non può gettare il discredito indiscriminato sui suoi connazionali, così come i recenti assassini di Verona non possono autorizzare squadracce sguinzagliate alla caccia dei veronesi. L'attuale ministro dell'Interno, che promette pugno duro, sa bene che i pugni distribuiti con disinvoltura talvolta arrivano in testa pure ai galantuomini, perché anni fa, quando non era più e non era ancora di nuovo ministro dell'Interno, alcuni sbrigativi poliziotti gliene hanno dati pure a lui. La cosiddetta piccola criminalità non è un raffreddore, bensì una piaga sociale; gli scippatori di anziani che hanno appena ritirato la pensione mettono intere famiglie in difficoltà di arrivare alla fine del mese. La sicurezza è un bene primario; la sua necessaria e ferma tutela non è certo espressione di biechi sentimenti filistei o di astiosi pregiudizi nei confronti di immigrati ed emarginati, come troppe volte si è detto con sufficienza. Ogni problema umano e sociale non risolto comporta un tasso di devianza e di illegalità, già solo per il fatto che le leggi esistenti non riescono a risolverlo. È la globalizzazione che produce spostamenti crescenti di masse di diseredati nei Paesi più ricchi, con tutte le conseguenze che ne derivano. La globalizzazione nasce dal crollo del comunismo e dalle nuove forme assunte dal capitalismo; non sembra augurabile né possibile restaurare il primo e bloccare lo sviluppo del secondo e d'altronde non si può avere botte piena e moglie ubriaca, come dice il proverbio. L'universalità e le difficoltà di questo fenomeno planetario ci aiutano, ci costringono a toccar con mano l'interdipendenza di tutti gli uomini, l'essenziale unità del genere umano, diversificato ma organicamente unitario come un grande albero con le sue radici, rami e foglie; ci fa sentire fisicamente che ognuno di noi, come dice la Bibbia degli ebrei, è stato straniero in terra d'Egitto e può ancora diventarlo, nel domani sempre più incerto e sempre più globale, e dunque che gli stranieri sono i compagni del nostro destino. Giustamente si ricorda l'emigrazione italiana, la dura e ammirevole odissea dei nostri emigranti, stranieri spesso osteggiati nei Paesi allora più ricchi ed ostili. Ma appunto perciò occorre sapere quanto sia difficile, per tutti, essere stranieri. La retorica della diversità elude sentimentalmente il problema.

Tutti — persone, culture — siamo diversi e proprio perciò è vacuo ripetere come pappagalli questa parola. Inoltre la diversità, la particolarità non è ancora di per sé un valore; è un dato, un'identità (nazionale, politica, culturale, religiosa, sessuale) sulla cui base si possono costruire dei valori, che tuttavia sempre la trascendono, perché essere italiani, africani, buddhisti, omosessuali non è un merito né un demerito, non è cosa di cui avere orgoglio né vergogna; è un dato di fatto che va rispettato e tutelato contro chi non lo rispetta. Certamente ogni diversità arricchisce, perché si cresce uscendo da se stessi e incontrando gli altri; ogni endogamia è asfittica e regressiva, non solo quella sessuale. Ma la diversità diventa una retorica truffaldina quando viene invocata per eludere la consapevolezza dei conflitti reali che talora possono sorgere dal contatto fra culture diverse — ad esempio tra una fondata sull'uguaglianza dei diritti tra uomo e donna e una che la nega. Pure tali possibili conflitti vanno affrontati con equilibrio responsabile — e non già esacerbati col pathos spettacolare dello scontro di civiltà, che seduce con la sua visione della Storia al technicolor — ma non vanno elusi né sottovalutati. La teppa scatenata contro i campi nomadi e il clamore mediatico che le fa da grancassa rimuovono la consapevolezza di problemi ben più ardui dell'emergenza rom. Le dimensioni numeriche dell'immigrazione potrebbero in futuro aumentare sino a renderla materialmente impossibile, perché, per fare un esempio oggi assurdo, non è fisicamente possibile accogliere milioni di poveri. Si potrebbero creare, con la necessità e l'impossibilità di accoglienza, situazioni oggettivamente tragiche, in cui — come appunto nella tragedia — è comunque impossibile agire senza colpa. Anche per questo il problema non può essere affrontato con criteri diversi nei singoli Stati, ma può essere gestito solo globalmente dall'Europa, perché non è un problema italiano o spagnolo bensì europeo, se non occidentale in generale. È difficile dire se il nuovo capitalismo, che ha innescato questo meccanismo con la globalizzazione, saprà governarlo o ne sarà travolto come un apprendista stregone. È un problema ben presente nel libro di Giulio Tremonti Paura e speranza.

I rom e altri immigrati sembrano oggi la minaccia maggiore alla nostra sicurezza. «Cieca bugia, distrazione di massa dalla realtà complessiva », ha scritto Mariapia Bonanate sul Nostro Tempo. Credo che i commercianti e gli industriali taglieggiati dalla camorra o dalla mafia scambierebbero volentieri il danno, l'intimidazione — non di rado la morte — che sono costretti a subire con i fastidi di chi abita non lontano da un campo di nomadi. Come ha scritto Riccardo Chiaberge su Il Sole 24 Ore, non si sono viste squadre di cittadini indignati scagliarsi contro quartieri della camorra e non ho sentito parlare di ronde pronte a proteggere gli esercenti dai malavitosi che vengono a riscuotere il pizzo. Certo, è più rischioso affrontare i guappi che i vu cumprà e qualcuno ci rimetterebbe la pelle, ma ciò non dovrebbe scoraggiare chi vanta i propri attributi virili e trecentomila fucili. La mafia e oggi ancor più la camorra — grazie al possente libro di Roberto Saviano — sono certo intensamente presenti all'opinione pubblica: libri, film, articoli, servizi televisivi, dibattiti. Ma non scuotono veramente l'opinione pubblica; non destano — diversamente dagli extracomunitari — alcun furore, alcuna paura nei cittadini. Sono quasi letteratura, una tragedia esorcizzata dalla sua rappresentazione, dopo la quale si va tranquillamente a casa — tranne chi è minacciato o colpito dalla morte. Come quel mio conoscente, siamo più vigili dinanzi a una tosse fastidiosa che ad un cancro. Il cancro si avverte meno, forse perché ha già occupato gran parte del corpo, si è infiltrato negli organi e nei sensi che sta distruggendo, sicché, almeno sino ad un certo momento del suo lavorìo, è difficile percepirlo, così come non si vede il proprio sguardo. Un impero del crimine i cui profitti sono quelli di una potenza economica mondiale e le cui vittime sono numerose come quelle di una guerra è un cancro infiltrante, che si immedesima con una parte sempre più grande della realtà. È giusto, è doveroso curare severamente scippi, furti, aggressioni, molestie, ogni illegalità anche piccola, ma sapendo quale sia la nostra vera malattia mortale.

Claudio Magris

06 May 2008

La clau del bodisme

Encara levat de la clau... un siti dels bons!

Lama Sonam: "La felicitat està en la via espiritual"

El setembre del 2007, a Barcelona, el Dalai Lama respon rient a un periodista : "God is not my business!". N’hem volgut saber més. A Montpeller, al Centre Budista tibetà, hem trobat Lama Sonam Tshering.
Lama Sonam Tshering Lama Sonam Tshering

La Clau : Mentre que a Europa consum i materialisme són valors poderosos, què explica l'entusiasme i l'èxit del budisme ?
Lama Seunam :
"El materialisme és present al món sencer. Comprendre què és el materialisme i comprendre la via espiritual són dues coses completament diferents. El Buda Dharma, és per a nosaltres una ajuda per tal de conèixer-nos a nosaltres mateixos. Hom cerca la felicitat, que no es troba en el materialisme ans es troba en el fonament de l'esperit. De quina manera hom ho comprèn, de quina manera hom el cerca, són informacions que s'obtenen gràcies als ensenyaments del Buda. És això el budisme : trobar vertaderament com sem, la naturalesa del nostre esperit, per mor de trobar la pau, la claredat i la felicitat. Aquesta riquesa sols es troba en la via espiritual".

I doncs, en les religions occidentals, cristiana, jueva, islàmica, Déu es considera un ésser superior, inaccessible. I Buda ?
"Depèn de la manera que té la gent d'observar i de comprendre les coses. Entre els budistes, alguns consideren Buda com un déu. Però quan hom és de veres en la via espiritual budista, Buda és un mestre, una ajuda per explicar-nos com ell ha atès el desvetllament. En tot ésser hi ha una llavor de budaitat, l'important és la manera d'utilitzar-la i de fer-la funcionar. Depèn de nosaltres. En el budisme no creiem en quelcom de superior. Buda deia, "ensenyava el camí, vaig veure la manera de trobar la via de l'alliberament, us l’he presentada, ara cada u de vosaltres pot llestar d’estudiar i mirar de comprendre". Deixa una llibertat total. Per a la resta, no tinc cap jutjament sobre les diferents vies.

Com s’esdevé budista ? Quin és el camí ?
"(Riu)... Aquesta qüestió és molt comuna a Europa puix que us agrada força de fer dreceres. Fonamentalment, no hi ha una manera fer-se budista. Tot primer és qualcú que cerca a saber qui és en el món on viu. Què fa que viu en aquest planeta. Quin és el sentit de sa vida i de la seua mort. Llavors es tracta de comprendre què expliquen els ensenyaments de Buda. Cadascú tria el seu camí amb les seues preferències íntimes. Dir sóc budista per tal com practiqui el budisme, és deixar parlar el seu ego. Fonamentalment, no hi ha regles".

A les acaballes de setembre del 2007 vam veure monjos budistes afrontar la junta militar a Birmània. No hi ha contradicció amb els valors de no-violència del budisme ?
"Personalment sóc trist de veure aquesta mena de coses, però els monjos Theravada no poden ni practicar lliurement ni ensenyar la seua espiritualitat. Han manifestat a favor de la seua llibertat. Aquests actes són oposats a la via budista però ningú no sap realment el fons del problema. És tan opac com un problema de família. És també la manifestació de l'aspecte humà de l'esperit, d'on la importància de practicar sempre".

Entre Budisme i Ciència, no hi ha l'oposició que podem comprovar entre Cristianisme i Ciència. Per què ?
"Els ensenyaments de Buda tenen 2500 anys. Les noves tecnologies, els nous mètodes d'investigacions són extraordinaris i certes coses, ja explicades en l'ensenyament de Buda, d'ara endavant les coneixen els Homes gràcies a la ciència. Cal alegrar-se'n ! De fet, el que els científics qualifiquen de progrés i de grans descobriments lògics són fenòmens que poen llur origen molt lluny en el temps. La ciència bomés els donarà un nom, un títol. Però no sóc pas segur que tinguem el mateix objectiu... (Riu)".

França e los ipermercats...

Un article levat de la clau... I a pas ges d'ajustar, es talament verai!

LIDL, ED, ALDI, el cinisme comercial

El hard discount no s'estalvia ningú i és arreu. Com un signe dels temps o de la bogeria de la gent està poblant les ciutats i des d'ara també el camp, com a Catalunya nord, on els 423.000 habitants disposen de 18 supermercats LIDL!
Construcció d'un supermercat LIDL a Portvendres, Rosselló, maig del 2008 Construcció d'un supermercat LIDL a Portvendres, Rosselló, maig del 2008

El cistell de compres de la mestressa de casa francesa costa entre el 10 i el 30% més que a Espanya o Alemanya. La inflació creix a vista de nas i el preu del sacrosant petroli no deixa de pujar. El poder adquisitiu és dels més baixos. La crisi en la crisi ens envolta, amb una cantarella evident, però el mal s'ha fet violent i els remeis són de mal trobar. Com sempre en situacions semblants hi ha els qui pateixen i els qui treuen profit del sofriment dels altres. L'esperit de l'home és fecund sobretot quan es tracta de trobar mitjans rendibles per guanyar diners a costa d'aquells que en manquen cruelment.

Enciams tristos i subiogurts

En moltes zones rurals el comerç de proximitat gairebé ha desaparegut. Tanmateix els productes que s'hi compraven eren sovint de bona qualitat. Les produccions locals hi trobaven llur espai i els preus permetien que tota una cadena visqués decentment. En una tendència establerta des de la fi del decenni 1980, mentre que els centres dels pobles es moren, les rodalies veuen sortir de terra noves superfícies comercials. Són llocs mal endreçats on es barregen tots tipus de coses. Hi ha nous productes mal presentats, procedents del mateix productor, que resulta ser un desconegut total. És segur que s'hi troba una secció de llegums frescos, com en qualsevol altre lloc, però, en lloc de tranquil·litzar-nos, ens inquieta. Els llegums són minúsculs, atapeïts sota una xarxal en una barqueta de plàstic. Les patates fan mala cara i els enciams són tristos. Efectivament trobem la secció de productes làctics, però es limita a proposar formatges insípids i iogurts grassos, amb les aromes artificials. Tasteu els bescuits, les pastes, les conserves, i tota una gamma de productes anunciada com a bé de preu: llur qualitat és ben sovint discutible. Són suposadament destinats als qui no tenen mitjans per anar a un altre lloc, els que disposen d'ingressos que no autoritzen gaire cosa i que han adoptat la no-opció de sacrificar llur alimentació. En benefici de què? Sovint, de res, perquè alimentar-se ha tornat a ser per a molts el sol i únic objectiu. I els nous comerciants se n'aprofiten.

La dietètica dels salaris

A Catalunya nord es comptabilitza 18 supermercats. Fins i tot n'hi ha un a la comarca de Cerdanya en un coll de muntanya quitllat a 1800 m enmig d'enlloc. Per què allà? Per què ja 18? Per totes les raons esmendates però també perquè els nous comerciants prometen llocs de treball. La conseqüència és fàcil d'imaginar ja que els càrrecs electes no poden rebutjar una proposta d'aquest tipus en un període d'atur permanent, però, vist de prop, el quadre és tot sovint molt negre ja que aqueixes superfícies contracten poc: amb una plantilla de 5 persones n'hi ha prou per fer funcionar tot el súper. Estar-se a caixa, oprdenar les seccions, descarregar mercaderia, netejar el sòl... ho cal fercal fer tot si es vol treballar-hi de manera durable, encadenar tasques com a Mc Donald's, utilitzant cada instant de temps lliure. Cal sofrir mètodes de management innobles predicats per una direcció fanàtica, per uns salaris de misèria. A LIDL ja no es compten els acomiadaments abusius, els processos per motius d'assetjament moral al lloc de treball, i falses acusacions. A més, per a un assalariat que es revolta i denuncia públicament el sistema interna, sobre el model de l'assumpte Fatiha Hiraki, cap de botiga a Clichy-sur-Seine (regió parisenca) feta fora l'octubre de 2006, són centenars que s'agafen amb penes a llur emplego, sense dir res, perquè no tenen més opcions. Amb un cinisme extrem la publicitat ha aconseguit col·locar els béns d'equipament a dalt de la llista de les necessitats de les famílies, i aquestes degusten pastes infames davant un plasma HDMI amb TDT integrada, connectat a l'última consola de joc. Els nous comerciants ho han entès com cal. Haurà d'eixamplar els seus aparcaments.

29 April 2008

La pensée en Chine aujourd'hui


Avec toutes les âneries qu'on peut lire et entendre aujourd'hui [surtout aujourd'hui !] sur la Chine, la lecture de ce livre s'avère indispensable.
Le but avoué de ses auteurs (il y a plusieurs contributeurs, sous la direction d'Anne Cheng, auteur de la non moins indispensable Histoire de la pensée chinoise) est de tordre le cou aux délires sur l'altérité de la pensée chinoise et aux idées préconçues sur l'origine supposée de cette prétendue altérité : la « race » chinoise, la « langue idéographique » des Chinois, la « religion des Chinois », la philosophie et la science chinoises « figées depuis l'Antiquité », etc. etc.

Voici un extrait de l'introduction (par Anne Cheng), introduction qui situe immédiatement le propos de auteurs :

C'est un constat vérifié au quotidien qui est à l'origine de ce volume : celui d'un ensemble d'idées préconçues concernant la Chine qui prévalent encore en notre début du troisième millénaire, même — et, devrions-nous dire, surtout — parmi nos élites dites « éclairées » et qui, de fait,
remontent pour la plupart à l'Europe des Lumières. Pour la raison précise qu'elles sont nées et ont été soigneusement entretenues dans un milieu choisi, ces idées portent avant tout sur la manière de penser des Chinois, qui serait nécessairement différente de la nôtre, radicalement autre — qu'elle soit, au demeurant, envisagée d'un point de vue admiratif ou dépréciatif.

Au fil des trois derniers siècles qui ont vu s'élaborer et s'imposer la modernité occidentale, s'est construite, puis figée, l'image d'une Chine dotée d'une écriture idéographique, soumise à une tradition despotique et isolée du reste du monde pendant des siècles, ce qui expliquerait son immobilisme philosophique, politique et scientifique dont l'Occident serait opportunément venu la réveiller. Prenez tous ces poncifs et vous les retrouverez à coup sûr, sous des formes différentes et à des degrés divers de sophistication, dans bien des publications à succès. Ajoutons que ces dernières ne manquent pas d'exercer en retour une influence considérable sur la façon dont les élites chinoises envisagent leur propre culture, soit dans l'autodénigrement ou au contraire, depuis peu, dans une autocélébration confortée par un nationalisme de plus en plus triomphant.

28 April 2008

Le paradoxe Vert

Toujours sur le site des Verts européens, une interview très intéressante de l'eurodéputé catalan Raül Romeva. Cette partie a retenu toute mon attention :
Je trouve qu’un des plus graves échecs pour nous, Verts, c’est la contradiction actuelle qui est la suivante : plus on parle d’environnement ou de la nécessité de contrôler par exemple le changement climatique, moins on considère que c’est là une victoire des Verts. Tous les groupes politiques, parlent maintenant du changement climatique quand c’est un discours porté par les Verts depuis des décennies mais qui, jusqu’à maintenant, ne rencontrait aucun écho. Maintenant qu’on a des preuves indiscutables, tout le monde reconnaît le changement politique. Mais en même temps, si le sujet trouve sa place dans les discours politiques, les pratiques ne changent pas. Il suffit de voir les politiques mises en place qui sont tout à fait contraire au principe de protection de l’environnement. Ces politiques ne sont pas ambitieuses, on le voit par exemple dans le contrôle des émissions de CO2. C’est un échec. Le problème c’est que les gens croient que les institutions font beaucoup pour la protection de l’environnement, quand en réalité ce n’est pas le cas. Et quand nous les Verts critiquons certaines décisions qui sont présentées comme étant pro-environnement, on nous répond que tout est déjà fait.

Je pense que c'est en effet là le grand paradoxe des Verts ; notre victoire morale mais notre défaite politique. Jamais comme avant ces municipales on n'a parlé d'écologie, et pourtant nous avons fait des scores minables. Comme le dit Raül Romeva, tout le monde a l'écologie à la bouche, et donc les électeurs ne nous perçoivent plus comme étant porteurs de ce message, de ce combat.
C'est là-dessus qu'il va falloir se battre et -- pour paraphrases un homme politique pourtant odieux -- faire que les électeurs préfèrent l'original à la copie.

Les agrocarburants : le grand foutage de gueule

Analyses à lire dans la note n°24 du site des Verts européens.

Quelques extraits :
  • Le bilan énergétique global des agrocarburants est plutôt mauvais. Le rendement varie significativement en fonction du produit de base utilisé : un litre de pétrole consommé dans le processus de production permet de produire entre 1,4 et 2 l d'éthanol-betterave, environ 1,5 l d'éthanol-maïs, 2 à 3 l de diesel-colza et 7 à 8 l d'éthanol-canne. Cette production implique souvent des transports longue distance.
  • Un plein de 50 l d'agrocarburants représente 226 kg de maïs, soit l'équivalent des besoins annuels d'un enfant au Mexique.
  • La production des cultures énergétiques dans les pays du Sud a un impact désastreux sur l'environnement et la biodiversité. Elle constitue une des principales causes de la déforestation et de la dégradation des sols. La production du palmier à huile, en particulier, est à l'origine, en Malaisie et en Indonésie, de la destruction d'immenses zones de forêt primaire et de l'asséchement des marais et tourbières -- des milieux abritant une biodiversité animale et végétale inestimable.

22 April 2008

Incendi de la mosqueta de Colomièrs: non a l'intolerància religiosa!

Iniciativa per Occitània, lo laboratòri politic, cultural e social occitan, condemna amb fòrça e energia l'incendi criminal de la mosqueta de Colomièrs (forécia de Tolosa, Lengadòc).

Se, de segur, combatèm totes los fanatismes, quines que sián, nòstre laboratòri apara la libertat religiosa, confòrma a las valors occitanas de tolerància e de dialòg intercultural, fondamentalas dins nòstra civilizacion dempuèi l'Edat Mejana.

Exprimissèm doncas nòstre sosten total als musulmans occitans de Colomièrs e d'endacòm mai, que lor cal garentir los dreches de practicar dignament sa religion en seguretat, e rebutam tota islamofobia.

L'Occitània que volèm bastir, diferenta de l'ideologia francesa uniformizadoira, respectarà totas las cresenças e las non-cresenças e encoratjarà lo respècte mutual dels cresents e non-cresents.

FREE OCCITÀNIA!
Lo 21 d'abril de 2008,
Iniciativa per Occitània

Aimé Césaire, lo conquistaire de l'autoestima, e la lucha d'Occitània

Iniciativa per Occitània, lo laboratòri politic, cultural e social occitan, s'assòcia a la dolor del pòble martiniqués per la mòrt d'Aimé Césaire, lo 17 d'abril passat.

L'umanitat pèrd un grand poèta,mas tanben un combatent visionari de la libertat dels pòbles. En fargar lo mot «négritude» (negritud), dins los ans 1930, capitèt de cambiar lo tèrme racista e colonialista de "nègre" (negràs) en afirmacion de se, e tornèt bailar als negres de Martinica e d'endacòm mai son autoestima. Los d'Iniciativa per Occitània sostenèm lo combat dels negres que uèi luchan de mai en mai eficaçament per far respectar sos dreches e sa dignitat, en particular sostenèm los dreches dels occitans d'origina negra que vivon en Occitània e saludam l'emergéncia del Conselh Representatiu de las Associacions Negras (CRAN).

Lo combat d'Aimé Césaire per l'autoestima dels negres es tanben nòstre. D'en primièr, los occitans nos podèm reconéisser dins lo retrach que faguèt del «negràs» en 1943: «Le nègre c’est aussi le juif, l’étranger, l’amérindien, le gitan, l’indien, l’analphabète, l’intouchable, le différent, le voisin…, bref celui qui, a priori, de par son existence même menace, est exclu, marginalisé, oublié, sacrifié.» ("lo negràs es tanben lo josieu, l'estrangièr, l'amerindian, lo caraco, l'indian, l'analfabèt, l'intocable, lo diferent, lo vesin..., valent a dire lo que, a priòri, pr'amor de sa quita existéncia amenaça, es fòrabandit, marginalizat, oblidat, sacrificat"). Puèi, son refús, unanimament saludat, de tot òdi rejonh las valors de l'umanisme occitan, que lucha per la libertat d'Occitània sens caire dins la violéncia e respècta sempre las personas. Enfin, la literatura, dempuèi los trobadors, jòga un ròtle central dins l'afirmacion de nòstra identitat: se tròban de problematicas pròchas d'aquelas de Césaire dins las òbras de Joan Bodon, Max Roqueta o Robèrt Lafont.

Uèi, totes los politicians franceses celèbran la memòria d'Aimé Césaire: lor volèm ça que la ramentar qu'aquel omenatge serà una recuperacion ipocrita se l'estat francés negligís lo messatge del poèta en contunhar de refusar tot bilanç critic del colonialisme e de mespresar sas minoritats nacionalas, coma la nòstra, l'occitana. Per aiçò, los «negrasses» occitans exigissèm de l'estat francés la reconeissença oficiala d'Occitània, de sa cultura e de sa lenga, victimas d'una politica multiseculara d'assimilacion.

Subretot, nòstre laboratòri, en seguir l'exemple d'Aimé Césaire, lucharà per l'autoestima d'Occitània, per que los occitans ajan pas pus vergonha de sa lenga e de sa cultura, per que las pòscan conéisser, per que sián fièrs de son país, Occitània, e que se bailen los mejans per tornar conquistar sa dignitat. Cridam totes los occitans e totas las occitans a se batre amb nosautres!

FREE OCCITÀNIA !
Lo 20 d'abril de 2008,
Iniciativa per Occitània

18 April 2008

extraits du chat de Matthieu Ricard sur lemonde.fr

Jopaselu : Quelle est la position exacte du gouvernement tibétain en exil sur l'indépendance ou l'autonomie du Tibet, mais aussi sur le boycott de la cérémonie d'ouverture des JO (et non le boycott des Jeux) ?

Matthieu Ricard : Le dalaï-lama a dit d'innombrables fois que quel que soit le passé, même si le Tibet, du point de vue du droit international, est une nation occupée, du fait que le Tibet a été coupé de la mer et peu développé, on pouvait voir un aspect positif des choses à ne plus demander l'indépendance. Et comme Deng Xiao Ping l'a dit, mis à part l'indépendance, tout pouvait être discuté avec le dalaï-lama. Sur cette base, celui-ci a dit : renonçons à l'indépendance et discutons d'une autonomie dans laquelle les Tibétains pourraient gérer leurs affaires intérieures (éducation, culture, religion), et laisseraient au gouvernement central les affaires extérieures et la défense.

L'étape suivante serait que le Tibet soit une zone de paix entre les grandes puissances de l'Asie. Le dalaï-lama a toujours dit qu'il fallait un engagement positif avec la Chine, qu'il n'était pas en faveur du boycott, qu'il fallait s'ouvrir à la Chine en espérant qu'elle allait se libéraliser.

Cela dit, il a dit qu'on ne pouvait pas reprocher aux gens de manifester leur indignation devant la tragédie qui, de nouveau, a affecté le Tibet, mais que lui ne demandait pas le boycott. Ce qui semble plus constructif, ce serait de dire : oui, nous participerons aux Jeux et à l'ouverture, à condition que vous entamiez un dialogue avec le dalaï-lama avant les Jeux.

Jean-Louis P. : Ne pensez-vous pas que les Chinois, dans leur grande majorité, ont l'impression qu'on cherche à les humilier et à gâcher une fête sportive qu'ils ont durement préparée ?

Matthieu Ricard : C'est exact, mais c'est principalement dû à la façon dont sont présentées les informations dans les médias chinois, où l'on donne l'impression que le soulèvement qui se produit encore en ce moment dans toutes les régions du Tibet serait en réalité le fait de quelques voyous tibétains qui auraient des pensées racistes à l'encontre des Chinois. Alors que c'est en fait un acte de désespoir à la suite de cinquante ans d'oppression qui ne se relâche pas, et dont la nature est complètement inconnue du peuple chinois, du fait qu'il y a un contrôle des médias qui n'existe pratiquement nulle part ailleurs dans le monde, ce que confirment tous les correspondants de presse qui vivent en Chine.

Benjamin : Que pensez-vous des actions de Reporters sans frontières ?

Matthieu Ricard : Je pense qu'il est nécessaire en ce moment d'utiliser tous les moyens possibles et raisonnables pour maintenir la pression sur la Chine, notamment afin qu'un dialogue s'ouvre avec le dalaï-lama avant les Jeux. Et en particulier en ce qui concerne les manquements aux droits de l'homme qui ont lieu en Chine.

Merci de vous sentir concernés par cela. C'est la première fois depuis la loi martiale de 1989 que le monde s'émeut autant de ce qui se passe au Tibet, et espérons que ces Tibétains ne seront pas morts en vain et qu'un progrès constructif pourra s'ensuivre, principalement l'ouverture d'un dialogue avec le dalaï-lama. De sorte qu'à la fois le sort des Tibétains soit enfin amélioré, et que le peuple chinois lui-même trouve sa satisfaction dans des Jeux qui se dérouleraient à peu près normalement.

Quant au gouvernement chinois lui-même, on n'a pas beaucoup de compliments à lui faire. Tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est qu'il s'ouvre finalement à un monde de tolérance et de dialogue. Mais pour cela, il a beaucoup de chemin à parcourir.

15 April 2008

LA SINISTRA È MORTA!!!

Pauroso: non ci sarà neanche un parlamentare di sinistra [il PD è di centro-sinistra non di sinistra, e non è laico] nella prossima legislatura. Nessuno. Zero. Nisba. Né comunisti, né socialisti, né verdi. I cattolici potranno finalmente farsi i beati cazzacci loro in santa pace, non ci sarà nessun laico a dargli fastidio.
A me che mi sento vicino alla sinistra radicale fa strano dover citare Boselli, ma condivido pienamente:
[da la Repubblica di oggi:]
Con le sue decisioni [Veltroni] ha spalancato le porte del governo a Berlusconi e gli ha consegnato il paese per i prossimi 10 anni. Oggi ci troviamo di fronte alla più grande sconfitta della sinistra italiana dal '48 ad oggi.

13 April 2008

Le syndrome du Titanic ?

Tiré du Monde libertaire n°1508 du 13 au 19 mars 2008

IL EST DE BON TON, dans les colonnes d'une presse aux ordres (et aussi, parfois, dans le Monde libertaire) d'évoquer la « débauche de catastrophisme » , notamment écologiste, comme technique de domination, de stigmatiser un goût macabre pour les pronostics les plus sombres, l'excès, l'extrémisme, la recherche du sensationnel, la démagogie, le gouvernement par la peur, et principalement l'utilisation des craintes ancestrales de l'homme liées à la question climatique. Il est vrai qu'il est souvent inopportun d'être catastrophiste : quand un individu se jette du 15e étage, au moment où il passe devant le 1er, tout se passe encore très bien!

Et si, pourtant, c'était l'inverse! Si, comme l'orchestre du Titanic jouant en attendant une fin certaine, nos bateleurs d'estrade nous divertissaient en attendant le naufrage? Si le GIEC n'est pas indemne d'erreurs de méthodologie, d'approximations, d'interprétations un peu hâtives, faut-il ignorer l'influence du lobby qui s'acharne à nier l'importance du réchauffement climatique, à exploiter les zones d'incertitude pour entretenir le doute ? Faut-il détourner le regard des milliers de dollars offerts par de grandes entreprises pour discréditer des rapports trop sombres à leur goût? L'attitude majoritaire, chez les dirigeants, ne consiste-t-elle pas à nier l'évidence, à rassurer à tout prix, à minimiser les risques, à masquer les périls, à voiler les avertissements, à dissimuler les signaux qui clignotent, à étouffer les alarmes qui se multiplient, quitte à infantiliser l'individu. « Il n'y a rien à penser, rien à critiquer. Tout va bien, nous maîtrisons la situation: consommez tranquilles ». Les citoyens sont-ils moroses? On fait miroiter une augmentation de leur pouvoir d'achat par une relance de la croissance. L'obsession du pouvoir en place n'est-elle pas, précisément, d'inciter à l'indifférence, d'anesthésier la conscience, de dissoudre la faculté de juger, d'effacer la mémoire, de diluer le souvenir? Langue de bois destinée à tromper la vigilance, discours d'autosatisfaction qui invite à la politique de l'autruche. Désinformation, silence, mensonge, décervelage, bourrage de crâne des « communicants » qui mutilent la pensée.
Quand cet allumé d'Yves Coppens, professeur au Collège de France, écrit: « Qu'on cesse donc de peindre l'avenir en noir! L'avenir est superbe », alors que le prix du pétrole va bientôt plonger des millions de foyers dans la précarité, sinon dans la misère, quand cet abruti de Pr Pellerin laisse entendre que le nuage deTchernobyl a contourné la France ou quand des experts affirment que l'augmentation du nombre de cancers est due à l'allongement de la vie plutôt qu'aux polluants, s'agit-il d'attiser la peur ou de favoriser le sommeil? Quand les académiciens arrogants taisent les menaces et les dégâts des nitrates, de la dioxine, de l'amiante, du nucléaire, des OGM ou des nanotechnologies, défendant ouvertement les intérêts des industriels, s'attachent-ils à alerter ou à endormir? Faut-il rappeler que l'Académie de médecine estime que le principe de précaution constitue « une pression dangereuse sur la décision politique », « un obstacle à la démarche scientifique et aux innovations technologiques »?
Combien de chercheurs ont vu leur carrière brisée parce qu'ils s'obstinaient à crier la vérité, à démontrer la toxicité d'un produit, à mesurer l'impact d'une pollution? S'il fallait véhiculer la peur, on les aurait encouragés. Comment réagissent les pouvoirs publics à chaque scandale (sang contaminé, vache folle...), sinon par une tentative d'étouffer l'affaire? Une note confidentielle saisie, en 1996 à Bruxelles, dans un bureau de l'administration européenne, disait textuellement: « Il faut avoir une attitude froide (au sujet de la vache folle) pour ne pas provoquer des réactions défavorables sur les marchés. Il ne faut plus parler de cette maladie. Nous allons demander au Royaume-Uni de ne plus publier ses recherches. Il faut minimiser cette affaire en pratiquant la désinformation. Il vaut mieux dire que la presse a tendance à exagérer. » Peut-on être plus clair? Le 20 septembre 2003, Chirac, Blair et Schröder, agissant en véritables porte-parole du lobby de la chimie, écrivaient au président de la Communauté européenne, pour se dire préoccupés par le projet REACH, qui visait à passer au crible des tests de toxicité les 30000 substances sur le marché: « Nous estimons que la procédure d'enregistrement envisagée sera trop bureaucratique et inutilement compliquée »!!! Ainsi, il vaut mieux sauver les profits des multinationales qu'alerter la population sur les risques qu'elle encourt! Par ailleurs, pourquoi le secret entoure-t-il, entre autres, les dégâts causés par les maladies dites « iatrogènes » (c'est-à-dire provoquées par le praticien, les soins ou les médicaments) ou les méfaits de la vaccination? Quand on sait que le marché mondial pharmaceutique s'élève aujourd'hui à 650 milliards de dollars, on comprend mieux!
Enfin, que peut-on dire des auteurs dont les écrits relèvent du négationnisme: Luc Ferry, Le Nouvel Ordre écologique, Pierre Kholer, L'imposture verte, Jean-Jacques Brochier, Danger! Secte verte, Jean-Paul Croizé, Écologistes, petites esbroufes et gros mensonges, et beaucoup d'autres. L'un des plus gravement atteints, c'est Claude Allègre, qui a déjà commis Ma vérité sur la planète. Ce grand pourfendeur de mammouth entend dénoncer l'écologie de la peur et de l'antiprogrès. Il prône une « écologie réparatrice », c'est-à-dire une fuite en avant technologique, un délire techno-scientiste qui camoufle les vrais responsables, disculpe les pollueurs.
Certes, le gouvernement par la peur existe pour assurer la domination des classes dirigeantes. Mais les « démocraties libérales » ont privilégié depuis longtemps les tisanes du soir aux vertus soporifiques, les somnifères ou les tranquillisants au détriment des substances qui tiennent éveillés. La seule vraie peur que distille le pouvoir, c'est celle de l'autre, de l'étranger, du déviant, de l'hérétique, du jeune de banlieue, du petit délinquant. La peur de voir détériorer le bien matériel, de voir violée la propriété privée.
Pour se convaincre que l'intention des décideurs est d'hypnotiser plutôt que d'effrayer, il faut lire le livre récent d'Armand Farrachi Petit lexique d'optimisme officiel, qui montre que le but de l'offensive sémantique, du linguistiquement correct est bien d'abuser les foules en désignant en termes positifs des phénomènes plutôt négatifs. On ne dit pas saccager la nature mais valoriser les ressources, aménager le territoire. On ne dit pas réformer mais moderniser. On ne dit pas licenciement massif mais plan social. On ne prononce pas patron mais employeur. On ne parle pas de cheminement aléatoire de la science mais d'avancées scientifiques. On ne dit pas chasseurs mais gestionnaires de la faune sauvage. On ne rase pas une forêt, on la régénère. On n'évoque pas la guerre mais l'intervention humanitaire.

À qui profite le crime?
L'objectif - voire l'obsession - c'est, bien entendu, le maintien de l'ordre établi, la stabilité des hiérarchies, la préservation des privilèges, la consolidation des fortunes, la durabilité du capitalisme, mais pas seulement. Parce que, parmi les détracteurs du « catastrophisme » , se trouvent nombre de scientifiques, quelles que soient leur opinions politiques. Pour ces technophiles incorrigibles, chaque innovation techno-scientifique ne pouvant être qu'un « progrès », toute contestation portant atteinte à l'infaillibilité de ladite techno-science, ne peut être que de l'obscurantisme, du passéisme, des propos archaïques, de la prose de réactionnaires, du pessimisme excessif, une nostalgie pathologique. La science n'est-elle pas le « discours compétent sur le monde social » ? Sus donc aux oiseaux de malheur!
Comme si le doute sur la raison toutepuissante, la reconnaissance des limites physiques de la planète, de la finitude - et donc la conscience de la mort - portaient un coup fatal au délire prométhéen de dominer la nature, et même peut-être seulement de la connaître. La remise en cause est toujours une démarche douloureuse, et le scientisme est un savoureux opium. C'est d'ailleurs pourquoi la décroissance constitue aussi une cible privilégiée de la part de nombreux scientifiques. Le fait de posséder un niveau bac + 8 autoriserait-il à prendre les autres pour des imbéciles, et faudrait-il laisser une cohorte de Frankenstein, accoucheurs de monstres, transformer la science en instrument d'asservissement et la vie en cauchemar? Certains sont toujours prêts à servir la cause écologique... mais ne manquent jamais d'asséner des coups perfides à ceux qui la défendent.
C'est précisément parce que le silence a pesé sur la tragédie en gestation que les dégâts ont atteint une telle ampleur. Si les médias nous abreuvent aujourd'hui de réchauffement climatique, entre autres, peut-être est-ce parce que la situation est si préoccupante (et pas seulement dans ce domaine) que la panique s'empare des milieux dirigeants qui ont toujours nié une réalité qui s'aggravait, et qui vont devoir annoncer brutalement que l'on se trouve au bord du gouffre. L'exercice s'avère périlleux.

Jean-Pierre Tertrais
Groupe La Sociale, Rennes

12 April 2008

blablabla hebdo

Malgré son titre affreux, il s'agit d'un nouvel hebdo de qualité, principalement axé sur la critique de la presse écrite et télédiffusée. Le contenu du journal est assez "poil à gratter" [au sens de dérangeant, pas de rigolo] et dit pas mal de choses qui ne doivent pas plaire dans le Landerneau des media bien-pensants. D'où le silence assourdissant qui a accompagné la naissance du titre...

Le numéro actuel (n°3), en kiosque, risque bien d'être le dernier si on ne le soutient pas. Courez l'acheter !

Tibet e Occitània: lo meteish combat per la libertat

Iniciativa per Occitània, lo laboratòri politic, cultural e social occitan, exprimís sa solidaritat amb lo pòble tibetan dins sa lucha per la libertat.

Se de pertot s'auça la protestacion contra la politica brutala del govèrn chinés, que dempuèi son invasion de Tibet en 1950 reprimís amb ferocitat los militants de la causa tibetana e lor refusa tota expression democratica, nòstre laboratòri vòl ça que la ramentar la situacion d'Occitània al pòble occitan, a l’estat francés e a l'umanitat.

La nacion occitana viu dempuèi de sègles entre quatre estats (espanhòl, italian, monegasc e mai que mai francés). Malgrat una cultura rica dempuèi l'Edat Mejana (coma lenga dels trobadors), sa lenga e sa cultura tenon pas cap de reconeissença, a despart d'una proteccion dins las Valadas alpencas de l'estat italian e d'un estatut oficial dins la Val d'Aran (Catalonha, estat espanhòl). Quand la secretària d'estat francesa als dreches umans ditz al jornal Le Monde, dins son edicion del 5 d'abril, que l'ensenhament del tibetan se marginaliza en Tibet pr'amor de la politica chinesa, que la cultura tibetana patís una mena de folclorization, sos arguments se poirián repetir, amb encara mai de fòrça, contra França.

D'efièch, França, la pàtria autoproclamada dels dreches umans, refusa tota oficialitat a l'occitan en Occitània, entrepacha son ensenhament, ignòra e fa ignorar la cultura occitana, la folcloriza (« l'accent », lo solelh, la petanca, eca.) e dividís Occitània entre regions e departaments gaireben totes artifials. Se pòt dire, doncas, sens cap d'exageracion, que nòstre país patís un genocidi cultural, dins de condicions piègers que Tibet, en defòra de la brutalitat de la dictatura, ja que lo tibetan i es cooficial e quitament mai ensenhat e difusat que l’occitan en Occitània.

Per aiçò, Iniciativa per Occitània :

- exigís als estats, e en particular a França, la fin de la politica d'assimiliacion culturala d'Occitània, en bailar enfin a l'occitan un estatut oficial e un aparament vertadièr de sa cultura e de son istòria.

- crida los que luchan per la libertat de Tibet a combatre per que l'assimilacion culturala que denóncian en Tibet s'acabe en Occitània.

Iniciativa per Occitània
l'11 d'abril de 2008

En 2009, manifestem a Marselha per l'occitan

A l’ora d’ara, lei movements occitanistas se concèrtan per organizar una manifestacion gròssa en favor de l’occitan en 2009, en seguida dei succès de Besièrs en 2007 e de Carcassona en 2005. Iniciativa per Occitània, lo laboratòri politic, culturau e sociau, prepausa de se retrobar a Marselha en 2009. La chausida de Marselha presenta mai d’un interès estrategic:

  • Marselha es la vila pus granda d’Occitània amb una aglomeracion d’un milion d’abitants. La visibilitat d’una granda manifestacion occitanista dins aquela vila seriá un atot important, mai que mai s’avèm l’objectiu d’egalizar o de despassar lo nombre de 20 000 manifestants obtenguts en 2007.
  • Marselha es un luòc “centrau” en tèrmes de demografia, pas solament per lo pes de son aglomeracion, mai tanben perque se tròba au centre d’una zona de poblament dens. Es enrodada per d’autrei metropòlis regionalas occitanas de mai de 100 000 abitants (Ais, Tolon, Avinhon, Niça, Nimes). E mai que mai, Marselha es la capitala administrativa de Provença, la region mai poblada d’Occitània.
  • Marselha es un luòc “centrau” en tèrmes d’organizacion dau territòri, que facilita l’arribada d’un grand nombre de manifestants: es aisat de i accedir en autoestrada, en tren e en avion. Ten de relacions dirèctas amb de grandei metropòlis occitanas coma Niça, Tolon, Ais, Avinhon, Nimes, Montpelhièr, Tolosa e Bordèu, e mai amb la capitala catalana Barcelona. Es tanben pròcha dei Valadas aupencas de l’estat italian que l’occitanisme i es dinamic.
  • Marselha concentra fòrça antenas dei mèdias occitans, francés e internacionaus, fòrça mai que dins totei leis autrei vilas.
  • Es important de capitar una mobilizacion en Provença per far venir encara pus massissament lei manifestants d’aquesta region, que son fòrça nombrós, ja que venguèron en massa a Besièrs e Carcassona.
  • Es important de far l’eveniment en Provença per demostrar l’estacament d’un grand nombre de gents a la lenga occitana, a son unitat e a l’apertenença dau provençau a l’occitan. E tanben per afeblir lei partisans dau secessionisme lingüistic.
  • Es important de far una demostracion de fòrça en Provença per quichar lo conseu regionau de Provença a sostenir pus activament e pus positivament la lenga occitana. Ara Provença es la region occitana mai rica e pasmens es una dei mens activas per la cultura d’òc. Tanben es l’escasença de ramentar la promessa que la region de Provença faguèt en 1998 d’acordar un budget enòrme per l’occitan, un promessa jamai realizada après dètz ans.
  • Es l’escasença de prepausar a la region de Provença de s’investir enfin pus positivament dins lei programas interregionaus qu’agropan lei regions occitanas e catalanas, e ansin d’afortir son ròtle essenciau en Occitània, dins l’Espaci Latin Centrau e en Mediterranèa.
  • Una tresena manifestacion en zòna lengadociana, après Carcassona e Besièrs, seriá una error grèva d’imatge e d’estrategia que riscariá de rendre invisibla la vocacion multiregionala de l’occitanisme. E donariá d’arguments ais enemics de la lenga nòstra, que la recuperacion ne seriá entrepachada.

Iniciativa Per Occitània s’aprèsta a sostenir e a collaborar amb totei leis agropaments que vòlon organizar una manifestacion a Marselha.

Tanben prepausam:

  • De recercar un ritme de manifestacions d’un còp per an puslèu que cada dos ans.
  • De convidar a la manifestacion venenta de delegacions dei minoritats qu’an una granda mediatizacion internacionala, coma lei tibetans.

Sempre endavant!

Iniciativa per Occitània

l’11 d’abriu de 2008