28 March 2013

Panda Jardin 泽苑

Le Panda Jardin 泽苑 (22, rue Mayet) est un sympathique restaurant de spécialités du centre de la Chine situé à la lisière des VIe et VIIe arrondissements, dans un quartier qui a d'excellents commerces de bouche mais qui manque cruellement de bonnes adresses asiatiques.

Le restaurant est caractérisé par un joli décor « pop asiatique » avec des couleurs acidulées et de mignons pandas en dessin ou en bibelot un peu partout. Les tables sont petites et assez proches les unes des autres.

La carte présente surtout des spécialités à la sichouanaise ou alors à base de blé (pâtes, nouilles, raviolis), ce qui est cohérent avec la position du centre de la Chine, au croisement des influences du Sìchuān et du Nord. J'ai quant à moi pris une délicieuse marmite d'aubergines aux pignons, joliment présentée :


j'adore les repose-baguettes

Les prix sont un cran au-dessus de la moyenne des restaurants chinois, mais sont cohérents avec les prix pratiqués dans le quartier. En venant à plusieurs et en prenant de grands plats qui se partagent (marmites, raviolis), il est sans doute possible de faire baisser la note.

Petite attention sympathique : la carafe d'eau qui est servie gratuitement contient un petit brin de menthe.

Le restaurant propose également un vaste choix de boissons originales (lait de soja noir) et de cocktails qui mélangent les saveurs européennes et asiatiques.

Edit du 5-3-2015: Apparemment (d'après un lecteur assidu de ce blog) le restaurant aurait fermé.

18 March 2013

Délices de TsingTao/Qingdao

Petit à petit, la capitale se remplit de restaurants de spécialités de la Chine du nord. Et, à en juger par l'affluence, le Parisien commence enfin à comprendre ce qu'est la bonne, vraie cuisine chinoise.

Ce midi, dans le quartier Saint-Lazare, je suis tombé par hasard sur un sympathique boui-boui spécialisé dans la cuisine du nord de la Chine. Ce minuscule restaurant se situe au 3, rue de Budapest et est dénommé les Délices de TsingTao (d'après leur carte) ou les Délices de Qingdao (d'après leur enseigne). Cela dit, il reste encore une autre enseigne proclamant « Comme chez vous » qui doit encore dater du précédent propriétaire (!). À l'intérieur il y a un mélange de déco chinoise, plutôt à base de grandes photographies, et de restes de déco française, probablement également datant du précédent propriétaire, à base de petits tableaux. Tout cela est délicieusement chinois.

Comme de bien entendu pour un restaurant de spécialités de la Chine du nord, la carte fait la part belle aux spécialités à base de farine de blé : raviolis, pâtes, nouilles, en soupe ou sautées. J'ai pris des raviolis à la vapeur absolument délicieux, du niveau de mes restaurants « repères », et une soupe du chef. J'ai dû attendre assez longtemps ces deux plats, preuve que ce n'est pas du décongelé ou du réchauffé.

Les clients étaient, à plus de la moitié, des Chinois qui parlaient avec l'accent du nord, ce qui constitue bien sûr un gage d'authenticité de la cuisine servie. Cela dit, le restaurant pense aussi aux clients français, puisqu'on peut commander des nems ou un bò bún.

À recommander, sauf si vous êtes claustrophobe !

Edit (sept. 2014)

Ce restaurant fait bien désormais partie de mes valeurs sûres, et je vais y déjeuner assez souvent. J'en ai profité pour prendre quelques photos.

dòufu aux œufs de cent ans

chou sauté

petit pain nature à la vapeur
Edit (mars 2015)
Autre photo. Curieusement il manque des photos de leurs meilleurs plats, à savoir les aubergines en sauce yúxiāng et les raviolis.

poulpe sauté aux pousses d'ail

07 March 2013

Yuxi

Ça fait un moment que j'utilise ce blog comme tribune pour me plaindre de la non-authenticité de nombreux restaurants chinois que l'on trouve en France. Entre buffets à volonté dégueulasses, cartes fourre-tout, et omniprésence du micro-ondes, les sujets qui fâchent ne manquent pas.

Cependant, petit à petit, le Parisien a apparemment éduqué son goût en matière de gastronomie chinoise, et nous voyons apparaître des restaurants bien plus authentiques qu'auparavant. Dernièrement, il se crée beaucoup de restaurants de spécialités de Chine du nord, à base de blé, forcément, et non de riz.

Yuxi (21, rue Saint-Augustin) est un de ces nouveaux lieux. Par son décor, son absence de chichis, et ses prix raisonnables, Yuxi ressemble davantage à une « cantine » qu'à un restaurant. Mais peu importe : la carte est solide, principalement à base de blé donc (raviolis, pâtes, soupes de nouilles) et d'autres spécialités du nord de la Chine comme les entrées froides.

Bref, ce ne sont pas les nouveaux Délices du Shāndōng ni le dernier Ji Bai He, mais ça reste une adresse valable dans ce quartier dominé par les japonais et les coréens.

Vita In

C'était mon anniversaire, et j'avais réservé pour deux dans un petit restaurant cubain. Non que j'apprécie la cuisine cubaine, mais je m'étais dit : « Ça va être festif, et il y aura de bons cocktails ». Résultat : la serveuse nous place pile poil sous les enceintes qui hurlent. Nous demandons poliment à changer de place, et elle nous explique que, étant seule à servir, elle préfère grouper les clients. Diantre ! serions-nous des moutons ? Après une seconde tentative de négociation, et avec une tête ayant doublé de volume pour cause de musique assourdissante, mon épouse et moi quittons le restaurant.

Heureusement, à Paris, il y a toujours d'autres restaurants à proximité. C'est ainsi que nous avons atterri au Vita In (11, rue d'Odessa), un sympathique bar à bubble tea qui fait également restaurant.

Le contraste avec le lieu que nous avions fui était saisissant. Le Vita In est lumineux, calme, et les tables ne sont pas trop proches les unes des autres. La couleur de l'éclairage varie lentement sur toute une gamme de couleurs, et les sièges sont très confortables et originaux (!). Contrairement aux cantines chinoises de base, les murs sont assez dépouillés, propres, et avec de petites alcôves contenant des plantes. Il y a également des tentures grises à certains murs. Bref, c'était assez reposant et surtout très, très bienvenu après l'épreuve du restaurant cubain.

Le menu propose des spécialités issues de plusieurs régions chinoises, avec y compris quelques incursions au Japon, mais l'ensemble reste  relativement authentique. Disons que par ce côté fusion et moderne, ça fait plus hongkongais ou taïwanais que chinois de Chine...

Nous avons commandé un peu de tout. Mon épouse a pris deux paniers de vapeurs et du riz cantonais. Les vapeurs, sans être du niveau de celles de Noodle King, n'étaient pas mauvaises, le riz cantonais n'était pas trop salé. J'ai pris une grosse soupe de nouilles aux légumes qui était une surprise de légèreté et de variété dans les légumes. Le tout est servi sur de sympathiques petits plateaux en bois individuels.

En général je ne prends pas de dessert dans les restaurants asiatiques, mais, emporté par l'occasion festive ainsi que par le côté « fusion » de l'établissement, j'ai commandé un tiramisù au thé vert. Eh bien il était époustouflant.

Nous avons également choisi deux bubble teas parmi un vaste choix. Au final, une soirée qui avait mal commencé s'est très bien terminée !

Edit 14/11/2016 : Je suis récemment repassé devant le 11 rue d'Odessa. Hélas, Vita In avait disparu, remplacé par un traiteur asiatique tout venant.

15 February 2013

Pays Paradis (retour)

J'ai déjà évoqué le restaurant sichuanais Pays Paradis (天府樂園, 88, rue de Provence). Ils ne font plus les menus du midi. La carte est plus courte mais mieux présentée et bilingue. La salle a été rénovée ; elle est désormais tout-à-fait en adéquation avec le quartier !

07 February 2013

Délices du Shāndōng

Les Délices du Shāndōng (88, boulevard de l’Hôpital) ont commencé il y a une dizaine d’années en tant que petit traiteur chinois comme il y en a tant : un banc/vitrine avec les plats en exposition ; on commande, c’est réchauffé au micro-ondes et on s’assoit pour manger. D’ailleurs l’enseigne, dehors, dit encore « Traiteur Shan Dong » en grosses lettres.

Pourtant ça a bien changé ! Les Délices sont désormais un petit restaurant (le nom chinois, 山東小館, signifie d’ailleurs « restaurant familial Shāndōng ») spécialisé, comme son nom l’indique, dans la cuisine du Shāndōng, une province maritime du nord-est de la Chine.

La cuisine chinoise est souvent associée, dans l’esprit des Français, à des plats comme les nems ou le poulet aux noix de cajou, qui sont en fait des plats vietnamiens ou sino-vietnamiens. Les Français ont donc tout intérêt à découvrir la cuisine du nord-est de la Chine et ses spécialités délicates.

En entrée j’ai pris des aubergines à l’ail froides absolument parfaites puis — avec ce froid — une énorme soupe bouillante aux légumes. J’ai vu circuler des raviolis incroyables sur les tables voisines... il faudra que je revienne ! Pour les amateurs, il y a également la possibilité de goûter à un choix de bières chinoises plus vaste que dans les établissements habituels — c'est dans le nord-est de la Chine que les Allemands ont installé les premières brasseries chinoises au début du XXe siècle.

Le décor est moyen, et les tables n’ont pas de nappes, mais les murs sont décorés de calligraphies chinoises et de photos du nord-est de la Chine. Signe qui ne trompe pas, la plupart des clients sont chinois. Le prix est peut-être un peu élevé vu le décor (j’ai déjeuné pour 13 €), mais c’est vraiment très bon. Après, ce n’est pas le genre d’endroit où il faut inviter une copine...

Edit: J’y suis retourné avec des amis. À plusieurs, l’avantage est que l’on peut déjeuner comme les Chinois : d’énormes plats à partager. Nous avons pris une trentaine de raviolis aux légumes (sublimes !) et deux immenses soupes. Ces dernières sont posées au milieu de la table et chacun se sert à sa convenance dans le petit bol placé devant lui.

25 January 2013

Odori

Odori (18, rue Letellier) est un bon restaurant coréen situé au cœur du quartier des épiceries et des restaurants coréens. Le décor est recherché (j'adore les reproductions de cartes Hwatu [화투] aux murs), les tables ont de vraies nappes, et la vaisselle est jolie.

Les mets proposés couvrent l'ensemble de ce qui généralement proposé dans les restaurants coréens de Paris et sont plutôt bons. Il y a des menus du midi en semaine de 10 € (plat seul) à 15,50 € (entrée, plat, thé).

Les tables ne sont pas trop proches les unes des autres et il n'y a pas trop d'odeur non plus.

Cependant Odori ne m'a pas enthousiasmé : je trouve Bong tout aussi bon, certes moins agréable comme endroit, mais en moyenne au moins 2 € moins cher par personne. À voir si, pour vous, le décor plus typiquement coréen et un peu plus lumineux justifie l'écart de prix.

Edit 08/02/2018 – Odori (오도리) est toujours là et est toujours un des restaurants coréens de référence de la capitale. Désormais les menus du midi sont à 13€ et 15€, avec entrée, plat et boisson (le menu à 15€ permettant davantage de choix). Les portions sont copieuses et les banchan bien bons. J'ai à nouveau été peu enthousiasmé par mon dolsot bibimbap ; j'ai trouvé le riz « trop cuit » (même si je ne sais pas si ce terme à un sens pour du dolsot bibimbap vu la température du plat), et je continue à préférer le restaurant Bong.

21 January 2013

Thés de Chine

Thés de Chine (20, boulevard Saint-Germain) est à la fois une boutique de thés proposant des grands crus de Chine, et des accessoires pour déguster le thé, et un petit salon de thé — au sens chinois du terme, c'est-à-dire qu'on y déjeune ou qu'on y grignote des vapeurs tout en buvant son thé.

À noter que le nom chinois de la boutique est 龍門茶莊, ce qui signifie "la maison de thé de la porte du dragon". 龍門香 est également le nom d'un thé vert parfumé proposé par Thés de Chine.

La partie restauration de Thés de Chine est très agréable, avec un cadre extrêment reposant et de belles calligraphies aux murs.

un décor apaisant

La carte, outre une sélection de thés très satisfaisante, propose des petits plats (salés) légers à déguster avec son thé, comme expliqué ci-dessus. Le seul petit hic, ce sont les prix, plutôt élevés au vu de la taille des portions. J'ai pris un « thé du midi végétarien », censé donc jouer le rôle de déjeuner complet, et en gros à 16/17 heures j'avais faim. J'ai reçu, avec mon thé, en tout et pour tout sept vapeurs, et j'en ai eu pour 11,80 €.

une belle vaisselle

Alors, c'est sûr, les vapeurs étaient très fines, à mille lieues des habituelles vapeurs surgelées des cantines asiatiques de la capitale, et s'accordaient à merveille avec le thé vert parfumé (justement du 龍門香) que j'avais choisi. Toute l'après-midi, la saveur suave du mélange m'est restée dans la bouche.

Un endroit à conseiller pour les gourmets pas gourmands, donc !

11 January 2013

Minh Đuc

Le restaurant Minh Đuc (8, rue de la Montagne Sainte Geneviève) est un « rescapé » de la grande époque, dans les années 70 du siècle dernier, où le quartier autour la place Maubert était le Little Sàigòn de Paris. Cette époque est révolue, le quartier vietnamien est devenu bobo-chic ou attrape-touriste, et les anciennes épiceries vietnamiennes sont devenues nippo-coréennes...

Malheureusement, le restaurant Minh Đuc semble être bien resté dans les années 70. L'enseigne n'a pas dû être changée depuis cette époque-là, ni les tables, ni la déco intérieure. La carte présente des plats typiquement vietnamiens, avec un accent particulier sur les plats à base viande grillée.

Vu le froid, j'ai pris une soupe saïgonnaise, à 9€50, qui s'est révélée ni meilleure ni moins bonne que dans les gargotes vietnamiennes du XIIIe ou de Belleville. J'en ai profité pour jeter un œil à l'ensemble de la carte, qui m'a pau plutôt chère. Le menu du midi, par exemple, était à 16€50 !!!

28 December 2012

Autour du Yangtsé

À Paris, les restaurants chinois sont vraiment devenus très, très nombreux ; c'est un fait indéniable qu'il y en a désormais à pratiquement tous les coins de rue, y compris dans les arrondissements où ils étaient plus rares. Malheureusement, une grande partie de ces prétendus restaurants chinois ne proposent que des buffets de vagues mets décongelés sino-vietnamiens. Cependant, il se crée également de vrais et bons restaurants authentiques.

Autour du Yangtsé (12, rue du Helder) est un de ces nouveaux restaurants chinois. Le décor est agréablement clair, les tables sont espacées, et il y a eu un effort certain au niveau des couleurs des tables, des fauteuils et des murs pour créer une unité dans la déco. Les tables sont espacées, donc vous ne dînerez pas sur les genoux de vos voisins comme dans certaines « cantines » chinoises. Vous ne risquez pas non plus de vous voir imposer un voisin de table si vous êtes seul.

Come son nom l'indique, ce restaurant propose principalement des mets de la région du bas-Yángzi, région qui a la bonne idée de se situer au carrefour des cuisines du Centre-Ouest (piments), du Nord (canard et vapeurs) et du Centre-Est (plats peu connus en Europe). Lors de ma première visite, j'ai pris des aubergines sichuanaises tout-à-fait correctes. Lors de ma seconde visite, j'ai mangé un poisson d'eau douce pané avec une sauce au miel qui m'a laissé dans la bouche un petit goût agréable de miel toute l'après-midi.

Cerise sur le gâteau, les serveuses sont très jolies et vous apporteront votre commande ou votre addition avec le sourire.

Bien sûr, tout cela a un prix : 2 € le bol de riz nature, 3 € la tasse de thé (!). Heureusement il y a des menus du midi tout-à-fait raisonnables du lundi au vendredi. Le restaurant dispose également d'une connexion wi-fi gratuite et fonctionnelle. Bref, l'endroit idéal pour un déjeuner en semaine ou pour un soir avec une personne qui fait attention au cadre.

Le restaurant a également un site web.

26 December 2012

Le Printemps de Jade

J'ai l'impression qu'il y a une manière d'agir foncièrement désagréable qui est en train de s'instaurer parmi les restaurateurs chinois de la capitale, à savoir qu'ils considèrent que le client français est, de façon irrémédiable, impossible à éduquer du point de vue culinaire et que, par conséquent, le plus simple est encore de faire évoluer dans deux mondes séparés les clientèles asiatique et européenne.

Ma mésaventure de ce jour tend à renforcer cette impression.

Pour cause de vacances scolaires, je suis allé déjeuner ce midi avec mes enfants au Printemps de Jade (55, rue de Provence). Mauvais signe, en entrant, tout de suite sur la droite, le buffet « chinois » habituel avec nems, vapeurs, riz cantonais, etc. — « À éviter absolument », me dis-je.

La salle est tout en longueur, plus ou moins partagée en deux entre une première demi-salle comportant des petites tables pour quatre, et une seconde avec de grandes tables rondes. Dans la première, des Européens, dans la seconde, des Chinois. Les Européens bouffent tous des saloperies du buffet, les Chinois ont d'immenses plats chargés de mets appétissants.

La serveuse arrive et nous annonce d'emblée qu'il n'y a que le buffet pendant les vacances scolaires. Je lui explique que ça ne va pas être possible parce que je ne mange pas de viande. Elle repart en maugréant puis revient avec trois cartes. Problème : sur la carte, il n'y a que des plats à la con genre bœuf aux oignons ou légumes chop suey. Je jette un œil en direction des Chinois et je vois qu'ils mangent du mápó dòufu, des légumes sautés, et des crevettes. Quand la serveuse revient, je lui explique que je veux la même chose.

Résultat : j'ai eu ce que je voulais, et c'était même bon marché. Mais j'ai dû lutter. Conclusion : évitez ce restaurant, à moins que vous ne soyez Chinois, ou têtu (ou les deux) !

20 September 2012

Samo (retour)

J'ai déjà parlé du restaurant coréen Samo sur ce blog.

J'y suis retourné à maintes reprises car il se trouve près du bureau. Et j'y ai toujours déjeuné du sempiternel « menu B ». Et j'ai toujours été traité en client lambda. Cette fois-ci, toujours dans ma passion du moment pour les naengmyeon, j'y suis retourné mais j'ai commandé des 비빔 냉면 (des naengmyeon sans bouillon). Magique ! Les petites dames se sont royalement occupées de moi, m'ont apporté 8 banchan pour moi tout seul (!), m'ont découpé les vermicelles, m'ont demandé toutes les cinq minutes si tout allait bien, m'ont apporté un bol de riz blanc puis un dessert gracieusement...


Voilà... pour être au centre de l'attention dans un restaurant coréen, il faut commander coréen !

07 September 2012

Wabosso

Wabosso (6, rue des Ciseaux) est un restaurant devant lequel je suis passé pendant des années — en me rendant chez Aloï, qui se trouve pratiquement en face. Pour une raison probablement liée à son emplacement dans une ruelle très touristique du Quartier Latin, loin des habituels quartiers où se trouvent les bons restaurants coréens (Opéra ou XIVe-XVe), je n'avais jamais voulu l'essayer.

Et puis aujourd'hui j'étais dans le quartier et j'y suis allé déjeuner. Étant encore et toujours dans ma période naengmyeon (et plus précisément 비빔 냉면, c'est-à-dire la variété de naengmyeon sans bouillon), j'ai commandé juste ce plat, malgré les divers menus proposés.

Le naengmyeon m'a coûté 14 € ; il m'a été servi avec quatre banchan plutôt peu copieux, mais assez bons, surtout les pommes de terre douces. La présentation (cf. photo) était très très étonnante : sur un lit de salade, avec l'œuf servi en quartiers alternés avec de la tomate, et avec toutes les nouilles froides rassemblées au centre avec la sauce. Au début, j'ai même cru qu'ils s'étaient trompés et qu'ils m'avaient servi une montagne de viande crue pour barbecue coréen !
La surprise passée, je me suis régalé de ce délicieux naengmyeon digne des meilleures adresses. Au niveau du rapport qualité prix, je le place à la première place ex-æquo avec celui de chez Dokkebi.

Edit du 13/2/2015: le restaurant est fermé, avec de la peinture sur la vitrine. Fermeture définitive ? Travaux ? J'aimerais bien le savoir !

03 September 2012

Tai Yien

Tai Yien (5, rue de Belleville), en plein cœur du Belleville chinois, est une valeur sûre. C'est un restaurant cantonais qui sert de « cantine » aux Bellevillois depuis les années 80. Toutes les spécialités sont là : canard et porc laqués, dim sum, soupes généreuses, plats uniques de la cuisine du sud de la Chine... le tout dans une ambiance bon enfant.

Bien qu'étant une « cantine », Tai Yien a des airs de grand restaurant, avec des nappes, des serveurs habillés en blanc et en noir. Un mélange des genres qui crée une ambiance une peu vieillote, mais en tout cas la nourriture y est délicieuse et authentique.

30 August 2012

Dokkebi

Dokkebi (33, rue des Petits Champs) est un autre restaurant coréen du quartier Opéra/Sainte-Anne. Avec cette chaleur, j'ai une fois de plus ignoré les divers menus (entre 11 et 17 €) pour prendre un naengmyeon. Aujourd'hui encore, j'ai pris la version sans bouillon.

Bien que je n'aie pris qu'un plat, au final mon déjeuner était tout-à-fait complet puisqu'on m'a apporté une grande tasse de thé vert coréen et un petit bol de juk (속) pour me faire patienter. Le naengmyeon est arrivé accompagné de six banchan et tout était absolument délicieux.



À la fin du repas, et en attendant l'addition, on m'a offert un petit verre rempli de petits cubes de pastèque à déguster avec un cure-dents. Au final j'ai payé 17 € mais je considère que c'était un repas complet. Très très satisfaisant !

29 August 2012

Sa Lang

Sa Lang (사랑, 17-19, rue d'Antin) est un restaurant coréen du quartier Opéra. Les prix y sont donc plus élevés que dans les restaurants coréens du XIVe ou du XVe, et du même ordre que dans les autres restaurants coréens du quartier.

Les deux salles, séparées par une paroi en bois, sont assez petites mais les tables restent quand même assez éloignées les unes des autres. On peut donc y manger sans subir les discussions des voisins. La décoration est assez simple, avec de beaux dessins apparemment tous du même auteur. Je ne sais pas s'il s'agissait d'une exposition temporaire ou de la décoration habituelle du restaurant. Les serveurs sont jeunes et sympathiques. Quand j'y suis allé déjeuner, ils portaient tous un T-shirt « I love Dokdo ». Heureusement que 99,99% des Français ne savent pas ce que ça signifie. Personnellement j'ai trouvé un peu bizarre que des serveurs portent un slogan nationaliste sur leur uniforme de travail.

Bon... Foin de digressions. La carte se partage de façon très habituelle entre menus et plats à la carte. Les menus sont relativement raisonnables, surtout pour le quartier, et les prix à la carte ne sont pas trop élevés. Vu la chaleur, j'ai encore commandé des naengmyeon et cette fois-ci j'ai eu la version sans bouillon qui était absolument délicieuse. Les banchan étaient également très bon, sauf peut-être le kimchi, assez banal. Au final, une bonne adresse dans le quartier Opéra.


24 August 2012

Lhassa

Malgré ma sympathie pour les Tibétains et mon intérêt pour les bouddhisme, j'ai grand mal à dire du bien de la cuisine tibétaine... Quand on connaît et qu'on apprécie les cuisines indienne et sichuanaise, la cuisine tibétaine ne soutient pas la comparaison.

De mon point de vue (je goûte assez la cuisine épicée), le défaut majeur de la cuisine tibétaine est le manque d'épices.

J'ai pourtant fait une nouvelle tentative aujourd'hui en allant déjeuner au restaurant Lhassa (13, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève).

Le restaurant est très richement décoré (cf. photo), sans doute parce que les propriétaires possèdent également une boutique d'art et artisanat du Tibet. Entre les peintures murales, les tapisseries, les poupées, la vaisselle, et les photos du Tibet, on a vraiment de quoi occuper ses yeux pendant l'attente des plats.

La musique d'ambiance est également fort agréable et surtout jouée à un volume raisonnable.

J'ai pris un curry de tofu et, surprise, il m'a été servi avec une coupelle à part contenant du « piment tibétain ». Ce dernier était brun clair (bizarre, pour du piment). J'ai dû vider la coupelle tout entière dans le curry pour qu'il soit un tout petit peu piquant. En fait je pense qu'il s'agissait d'un mélange de gingembre et d'ail pilés.

En dessert j'ai pris une boule de riz aux raisins secs chaude baignant dans le yaourt maison. Ça n'était pas particulièrement transcendant mais en même temps je ne vais pas dans les restaurants asiatiques pour leurs desserts.

Au final je pense devoir terminer sur la même conclusion que pour Tashi Tagyé : je conseillerai ce restaurant aux personnes qui ne supportent pas la nourriture épicée ; pour tous les autres, je pense que les cuisines indienne ou chinoise sont plus satisfaisantes.

22 August 2012

Darai

Darai (4bis, rue Violet) est un restaurant coréen du XVe arrondissement — il a donc beaucoup de concurrence dans son créneau. Pour se démarquer, il a choisi de jouer à fond la carte de la « cantine » : les menus sont copieux et très bon marché, avec des menus qui commencent à 9 € (uniquement le midi du lundi au vendredi), avec entrée, plat, et dessert !

Le choix est vaste, même dans les menus, et les portions sont assez copieuses. Chaque plat est servi avec 4 banchan. C'est ce qu'ont pris mes collègues. Moi j'ai pris un naengmyeon qui était plutôt moins bon que dans les restaurants coréens du quartier Opéra de la capitale (cf. Guibine ou Séoul-Opéra), mais aussi bien moins cher : 11 €.

Si la quantité prime sur la qualité, si le côté cantine ne vous dérange pas, foncez chez Darai. D'ailleurs c'est toujours plein...

19 July 2012

L'Arbre de Sel

L'Arbre de Sel (138, rue de Vaugirard) est un restaurant coréen très accueillant situé dans le « quartier des restaurants coréens », à cheval entre le XIVe et le XVe. La salle est relativement petite (il convient donc de réserver) mais malgré cela on ne se sent pas trop les uns sur les autres. La déco est agréable, et il n'y a pas cette odeur prégnante de bulgogi qui flotte toujours dans les restaurants coréens, même les meilleurs.

La carte est plutôt fournie, ce qui est encore une bonne surprise, habitué que l'on est aux restaurants coréens ne proposant quasiment que des bulgogi et des bibimbap, surtout dans les menus du midi.

Voyant des mandu sur la carte, je me suis lâché et j'ai pris des mandu à la vapeur en entrée suivis d'un manduguk en plat de résistance... Ça m'a rappelé les bons souvenirs de Mirae où hélas je ne déjeune plus depuis que j'ai changé de travail.

Une excellente adresse, un chouïa plus chère que par exemple Bong dans le même quartier, mais pour moi c'était justifié. Seul bémol : les banchan assez chiches.

18 July 2012

La Poêle Qui Danse

La Poêle Qui Danse (3, rue d'Arras) est un petit restaurant thaïlandais situé dans le Quartier Latin, en bas de la rue Monge. Le restaurant propose une cuisine thaïlandaise traditionnelle, plutôt sophistiquée, mais dans un cadre assez tout-venant, sans la jolie déco que l'on s'attend à trouver dans un restaurant thaïlandais.

Le service est discret et efficace. Les prix se situent dans une gamme moyenne pour un restaurant thaïlandais, cf. le site web du restaurant.