23 April 2014

le Palais de Confucius

J'adore faire des découvertes par sérendipité. J'étais parti pour déjeuner dans un restaurant cambodgien que j'avais repéré depuis un bon moment et, arrivé devant le restaurant.... fermé pour congés annuels. Les boules. Histoire de ne pas être allé dans le Quartier Latin pour rien, je décide alors d'aller déjeuner aux Délices du Shāndōng, un des tout meilleurs restaurants chinois de Paris.

Après une bonne marche, j'arrive devant le restaurant.... fermé pour travaux. Non mais ils se sont passé le mot, ou quoi?! Heureusement, je vois un petit papier scotché sur le store «pendant les travaux, rendez-vous dans notre nouveau restaurant au 68, bd de l'Hôpital».

Je vole au 68 (c'est tout près), et là je découvre un immense restaurant, tout neuf, à la décoration simple mais chaleureuse et surtout avec des tables beaucoup moins rapprochées qu'aux Délices du Shāndōng ! En revanche, la carte et les prix sont identiques. Comme ma seule critique par rapport à l'autre établissement concernait le fait que les tables n'avaient pas de nappes et étaient trop rapprochées, pour moi tout est bon au Palais de Confucius (68, boulevard de l'Hôpital). Et vous pouvez même venir avec une copine :)


Voilà, raviolis aux légumes et les meilleures aubergines à l'ail de toute ma vie.

Edit – Depuis cette première visite, le Palais de Confucius est devenu une de nos valeurs sûres en matière de cuisine chinoise à Paris. Nous y avons récemment fêté l'anniversaire de mon fils :

un délicieux festin


10 April 2014

Carnet de Voyage

Il faut se méfier du hype. J'avais tellement lu de blogs dithyrambiques sur ce restaurant de spécialités du sud-ouest de la Chine, j'en avais tellement entendu parler, etc. que j'en attendais monts et merveilles. J'y ai déjeuné une fois d'un vague plat de riz et de légumes, et j'en suis reparti passablement déçu.

Mais après, en réfléchissant, j'ai compris pourquoi : tous les plats bien typiques et appétissants sont en fait servis dans de grosses marmites, et ce n'est qu'en y allant à plusieurs qu'on peut les découvrir.

Je suis donc retourné à Carnet de Voyage (4, rue de Budapest) avec un ami gourmand et nous avons attaqué la carte de belle façon. Et là, effectivement, nous avons été enchantés : marmite, légumes sautés, tout était absolument délicieux. Une autre étoile à ajouter aux deux autres de la rue de Budapest.

Mais attention, le midi ça se remplit très, très vite. Il faut arriver à midi, midi dix au plus tard.

Add: Nouveau repas solitaire le 13 février 2015. La carte a été refaite et, à nouveau, il y a principalement de gros plats à partager à plusieurs. J'ai réussi à me dégoter, parmi les rares plats pour une seule personne, des haricots croquants sautés (!). Un plat très étonnant, à base de haricots rouges panés individuellement et poêlés avec des légumes salés. Un goût qui rappellerait, de manière inattendue, un chili con carne chinois et un peu sec !


Add: Retour à deux, le 20 janvier 2016. Il y a des plats du midi à des prix complètement raisonnables (effet de la concurrence accrue dans le quartier ?) — et je conseille toujours autant d'arriver tôt !

21 March 2014

les Pâtes Vivantes (et de trois !)

Pour moi, le restaurant les Pâtes Vivantes est un des tout meilleurs restaurants chinois de Paris. Outre les plats typiques du nord-ouest de la Chine à base de pâtes étirées devant vos yeux, les Pâtes Vivantes proposent des entrées qui sortent un peu de l'ordinaire et des menus du midi tout à fait honnêtes à 12 / 14 euros.

J'ai déjà chroniqué le restaurant « fondateur » sis dans un local minuscule et toujours bondé du 46, rue du Faubourg Montmartre, ainsi que le second restaurant ouvert quelques années plus tard, situé dans un cadre plus spacieux au 22, boulevard Saint-Germain.

Eh bien un troisième restaurant les Pâtes Vivantes s'est ouvert au 3, rue de Turbigo, dans la zone piétonne des Halles/St Eustache, ce qui est bien agréable. La salle est spacieuse et les tables sont assez éloignées les unes des autres. Il y a toujours une sorte de vitrine où le chef étire les pâtes, mais elle est un peu en contre-bas par rapport à la salle à manger. Les plats et les menus sont les mêmes que dans les deux autres restaurants du groupe. Et c'est toujours aussi bon :)

17 March 2014

Le Président

Le Président (124, rue du Faubourg du Temple) est une véritable institution du Belleville chinois. C'est là que les Chinois viennent se marier, fêter le Nouvel An, etc. Le décor du restaurant marie le kitsch et le grandiose, en parvenant à garder un ensemble plaisant. Dès l'entrée, avec l'escalier monumental, le tapis rouge, les lions en pierre, le ton est donné — mais il n'est pas rare que de vieux cartons pourris y traînent ; c'est ce mélange incongru, comme à Hong Kong, qui fait tout le charme des restaurants asiatiques :)

Une fois à l'étage, on est pris en main par des serveurs discrets et efficaces. Les tables sont joliment apprêtées, le plafond est clair, et la vue sur Belleville sympathique.

Le choix des mets n'a rien de bouleversant : il s'agit des spécialités habituelles de la cuisine du sud de la Chine, telles qu'on peut les manger ailleurs à Belleville ou dans le XIIIe arrondissement. Ce qui est agréable, c'est que, malgré le cadre, les prix sont à peu de chose près identiques à ceux des concurrents : on peut donc se faire plaisir et manger dans un cadre un peu plus joli et spacieux que d'habitude sans pour autant se ruiner. Mais ce n'est pas ici que l'on découvrira des plats sortant de l'ordinaire.


13 February 2014

Green Garden (retour à)

Après une première tentative peu concluante (cf. ma chronique précédente) je m'étais promis de retourner au restaurant végétalien Green Garden (20, rue Nationale) pour un second essai.

Le restaurant m'a semblé plus propret et mieux rangé que la fois précédente (il y a deux ans et demi), et à la place de la propagande de la secte Thanh Hải, le grand téléviseur au fond de la salle passait CCTV4.

Les clients étaient principalement des Européens en quête de cuisine végétalienne, avec une table de papys chinois au fond. Il y a un menu du midi à 11 € avec entrée, plat + riz et dessert mais, comme toujours, j'ai préféré choisir à la carte.

J'ai pris une excellente marmite au tofu, à la « fausse viande » (une sorte de pâte à base de protéines utilisée dans les plats végétaliens chinois) et aux champignons avec du riz, avec une sauce bien dense et bien piquante.

Un bien meilleur repas que la fois précédente, donc, et qui en appellera sans doute un troisième...

Edit 2/2/2016 : Le restaurant Green Garden a fermé.

11 February 2014

Impérial Choisy

Impérial Choisy (32, avenue de Choisy) est un restaurant de spécialités cantonaises du XIIIe arrondissement de Paris très très fréquenté.

Je m'y suis rendu récemment et c'est du grand classique, avec notamment les grosses soupes bien fumantes et bien remplies -- c'est bien agréable en hiver. Autrement il y a toute la gamme des plats en sauce + riz, et j'ai également aperçu dans la carte quelques spécialités sino-vietnamiennes.

En revanche au niveau des surprises il y avait des desserts. Moi qui n'en prends jamais dans les restaurants asiatiques, je me suis laissé tenter par une sorte d'entremets qui rappelait fortement un flan sauf que c'était fait avec du lait de soja à la place du lait de vache, et que le nappage était un mélange caramel/gingembre. Excellent !

En conclusion : du solide, du classique, et même des desserts pur ceux qui ne peuvent pas s'en passer en fin de repas.

04 February 2014

Chine Masséna

Dans les années 90, j'habitais à Ménilmontant et j'allais souvent, le week-end, me remplir la panse pour pas cher dans les immenses cantines chinoises ou vietnamiennes de Belleville. Ensuite, dans les années 2000, j'ai brièvement travaillé dans le quartier chinois de la rue de Torcy, dans le XVIIIe arrondissement, près des voies ferrées de la Gare de l'Est. Là aussi, j'allais tous les midis dans les cantines chinoises me goinfrer de grosses soupes avec des beignets chinois.
Passées ces périodes, je me suis plutôt mis à fréquenter les bons petits restaurants chinois plutôt que les grosses « usines ». C'est ça de s'embourgeoiser.

Eh bien, Chine Masséna (13, place de Vénétie / 96, boulevard Masséna), dans le XIIIe, est une énorme cantine chinoise qui m'a fait voyager dans le temps. J'y ai retrouvé mes souvenirs des années 90 et 2000 : les serveurs dans des costards étriqués absurdes, les énormes luminaires en plastiques, le bruit des conversations, les aquariums, les tableaux géants et multicolores... Il y a même un chariot à vapeurs comme il y avait chez Nioullaville (qui a dû fermer). Magique.

Chine Masséna se présente comme le restaurant teochew de la capitale. Du coup, je me suis dit qu'il fallait absolument que je goûte des spécialités teochew et j'ai commandé :

☛ des croissants teochew


☛ du riz teochew



Euh... le riz teochew c'était juste monstrueux en quantité, du coup je n'ai commandé rien d'autre :-(

Conclusions :
1) la cuisine teochew à première vue ce n'est pas très différent de la cuisine cantonaise
2) la prochaine fois, je n'irai pas tout seul...

Chikoja

Chikoja (14, rue Sainte-Anne) est un restaurant prétendument nippo-coréen tenu par des Chinois. De même que son confrère Yi Ping que j'ai déjà chroniqué ici, il est spécialisé dans les rāmen géants pour l'heure du déjeuner. La différence est qu'ici les rāmen sont censés être « coréens » plutôt que « japonais ». Honnêtement, je n'ai pas trop vu la différence.
Le restaurant est propre, les serveuses sont jolies, les parts sont copieuses. Tout va bien. À partir de 10 €, il y a des menus rāmen + gyōza bien bien roboratifs.


Chikoja propose également des formules bentō qui semblent tout aussi roboratives que les formules rāmen.

03 February 2014

Nakagawa

Ce n'est vraiment, mais alors vraiment pas mon genre, sur ce blog, de dire du bien des snacks asiatiques de Paris. La cuisine au micro-ondes, ce n'est pas exactement mon truc.

Mais là, pour une fois, des amis m'ont emmené dans un snack sympa : Nakagawa, au 3, rue Saint-Hubert, près du Père-Lachaise. L'endroit est séparé en deux grandes salles :
 - la partie snack proprement dite au rez-de-chaussée
 - la partie restau à l'étage.
Cette dernière partie propose les sempiternels menus brochettes, sushi, sashimi, etc. avec des codes lettres, à un tarif compris entre 15 et 20 euros. À noter la présence d'un menu végétarien, chose rarissime à Paris, et donc à signaler !

La partie snack est assez spartiate mais permet de bien voir le comptoir et de se relever pour re-commander un petit quelque chose si on a encore une petite faim ou une petite soif. Globalement, Nakagawa propose une base soba ou udon (grosses soupes japonaises) que l'on peut compléter à loisir — ici encore, il y a des choix végétariens —, avec des gyōza (raviolis japonais), des salades, etc.

J'ai pris des aubergines absolument délicieuses et fondantes, ainsi qu'une salade de rhizomes de lotus et de patates douces qui n'aurait pas déparé dans un restaurant coréen.


À noter : les bières japonaises Asahi ou Kirin, à un prix abordable. Parfait pour un samedi soir avec les copains :-)

24 January 2014

Songsan

Songsan (20, rue Marmontel) est un restaurant coréen à l'ambiance plutôt « classe » situé dans la partie animée du 15me arrondissement, près d'un cinéma, d'une station de métro, et d'un arrêt du bus 62. Nous y sommes allés un jeudi soir et c'était très animé (heureusement, nous avions réservé).

Comme nous étions en groupe, nous avions réussi à négocier un menu « personnalisé » un peu moins cher. Cela dit, les plats que nous avons choisis étaient sur la carte.

Quoi qu'il en soit, l'accueil était parfait et, alors que nous n'étions que 10 alors que nous avions réservé pour 12, on ne nous en a pas tenu rigueur.

Nous avons eu de copieuses galettes jeon aux légumes en entrée, suivies d'un plat au choix. Plutôt que de choisir parmi les classiques bulgogi, etc. j'ai pris un doenjang jjigae qui ma foi ressemblait étrangement à un minestrone : plein de petits légumes coupés en dés qui avaient mijoté dans une soupe épaisse légèrement relevée et accompagnée de petits cubes de tofu. En bon Milanais, j'ai pris mon riz blanc servi en accompagnement, je l'ai jeté dans le doenjang jjigae, et j'ai bien mélangé. Un vrai régal.

Mes voisins, pour la plupart, avaient pris un bulgogi (super copieux) qui était servi cru sur des réchauds à gaz individuels. Nous avons également eu des banchan très très bons, avec mention spéciale pour les patates douces, les rhizomes de lotus et — bien sûr — le kimchi.

Je n'ai pas pris de dessert, mais le choix était vaste avec des desserts qui mêlaient inspirations orientale et occidentale vraiment originaux comme la panna cotta au bambou (?), le cheesecake au thé vert, etc.

27 December 2013

A Hotpot Restaurant (一家火鍋店)

A Hotpot Restaurant (27, rue d'Enghien) se trouve dans le 10me arrondissement, dans une rue presque parallèle à la rue Richer qui est un peu la nouvelle Mecque de la restauration asiatique.

Je suis passé devant ce restaurant un nombre incalculable de fois (il y a mon épicerie italienne favorite pas loin). Mais il était toujours fermé, toujours mystérieux. À travers la porte fermée, je pouvais voir des murs blancs, des tables proprettes et lisses, et le grand comptoir près de l'entrée couvert de papiers étranges rédigés en chinois. Et, sur la vitrine, un petit mot concis indiquant que l'endroit était ouvert tous les soirs mais, quant au midi, uniquement le vendredi.

Ce midi, je me suis débrouillé pour me retrouver dans le quartier et j'ai enfin pu pousser une porte ouverte. À l'intérieur (très bon signe), uniquement des Chinois. Comme son nom l'indique, A Hotpot Restaurant ne propose que du huǒguō (de la fondue chinoise).

Le patron m'a rapidement mis en main une feuille de papier et m'a expliqué le système. On choisit d'abord sa base entre bouillon sichuanais (faible, moyen ou fort), bouillon au porc, ou bouillon aux champignons. Cette base coûte entre 19 et 22 euros. Ensuite on coche sur la feuille blanche les accompagnements crus qu'on souhaite faire mijoter dans sa base. Ces accompagnements sont compris dans le prix initial, et on peut en commander autant que l'on souhaite. La variété est très grande, et c'est un vrai plaisir de créer ainsi sa propre fondue puisque les poêlons sont individuels.

La table est une sorte de table de cuisson à induction géante avec trois positions pour la chaleur qui se diffuse dans le poêlon (attention à ne pas laisser son téléphone portable sur la table...)



À la fin de l'opération, il reste un bouillon délicieux dans le poêlon qui a récupéré tous les arômes des ingrédients que l'on y a fait mijoter. Il ne faut surtout pas le laisser ! En parlant de bouillon, j'avais choisi le bouillon sichuanais faible et il était déjà bien costaud (et pourtant je supporte bien le piquant). Attention, donc.

En conclusion : je me suis amusé, j'ai bien mangé, je me suis régalé, bref que du bonheur. TRÈS TRÈS recommandé !

Liste de restaurants chinois

J'ai trouvé cette liste de restaurants chinois conseillée par un étudiant chinois qui vit à Paris. Il y a pas mal d'adresses communes avec ce blog, donc je pense qu'il y a une convergence de goûts :-)

En tout cas, ça me fait une liste de restaurants à essayer pour alimenter mes chroniques !

23 December 2013

Saveurs de Chéngdū

Chéngdū est la capitale de la province chinoise du Sìchuān, bien connue pour sa délicieuse cuisine très très pimentée. Le restaurant Saveurs de Chéngdū (46, rue Richer) fait largement honneur à la cuisine sichuanaise.

Nouvellement arrivé dans cet ancien quartier de restaurants juifs désormais envahi par les restaurants asiatiques, Saveurs de Chéngdū est résolument moderne : décor design rouge et noir, petits tableaux et étagères légères se croisant sur les murs blancs, mais surtout... pas de menu : on vous donne un iPad que vous pouvez parcourir à la recherche du plat qui vous branche; du coup chaque plat a sa photo, ce qui est idéal lorsqu'on ne connaît pas bien les noms des plats!

La plupart des clients sont chinois et les plans sont effectivement prévus pour être mangés à plusieurs comme en Chine. Le désavantage c'est que lorsqu'on est seul comme je l'étais ce midi, le choix se limite aux plats de taille raisonnable.

J'ai dû donc me rabattre sur l'un des menus à 9,90 € qui proposent plat + riz + café. C'était bon, mais le choix, du coup, était restreint à des plats très connus.

Une seule hâte: y retourner avec un ami afin d'essayer les spécialités!

Edit 29-1-2014: Eh bien j'y suis effectivement retourné avec des amis, ce qui nous a permis de tester les gros plats à partager. Nous avons pris : crevettes au wok, marmite de porc au chou, et quant à moi du mápó dòufu. Les deux premiers plats étaient excellents, le dernier en revanche assez décevant ; décidément, ce n'est pas facile de trouver du bon mápó dòufu à Paris.
Une dernière remarque : Bien que ce soit un restaurant sichuanais on peut demander aux cuisiniers de modérer le piquant des plats !

Edit 7-8-2015: Nous y sommes retournés à deux et avons essayé encore de nouveaux plats, dont les raviolis de Chéngdū (fantastiques et très différents de ceux du nord-est auxquels je suis habitué) et une sorte de petit potage aux nouilles de patate douce. Tout était très bon.

13 November 2013

Mer de Chine

J'ai découvert il n'y a guère un blog dédié aux restaurants chinois de Paris, appelé « le Goût de la Chine à Paris ». Malheureusement, le blog n'a pas été mis à jour depuis presque deux ans, ce qui me laisse présager le pire quant à son état de santé.
En lisant les différents billets du blog, je me suis rendu compte que la rédactrice avait à peu près les mêmes goûts que moi, et je me suis donc fait un devoir de tester les restaurants qu'elle préférait.

Mer de Chine (159, rue du Château des Rentiers) se situe dans ce qui doit être l'une des rues les plus calmes et les plus éloignées des moyens de transport (bus, métro, tram) de tout le 13ème arrondissement. Mais le déplacement en vaut la peine : Mer de Chine propose des plats de la cuisine Cháozhōu, une cuisine riche en poissons, fruits de mer et sauces et plutôt pauvre en épices piquantes. Honnêtement, je ne connaissais jusqu'ici de la cuisine Cháozhōu que les plats rapides vendus chez Hauky, sympathiques mais pas transcendants. Avec Mer de Chine, nous sommes à un tout autre niveau. C'est très très bon, le goût est délicat, et ne ressemble pas à ce qu l'on peut trouver ailleurs. Seul hic, ce n'est pas donné (compter au moins 25 à 30 euros), et il faisait un peu froid dans le restaurant en ce mois de novembre [mais ça, c'est malheureusement fréquent dans les restaurants chinois, en hiver...]



Savannakhet

Le 13ème arrondissement de Paris, bien que souvent surnommé « Quartier Chinois » ou « Chinatown » abrite en réalité principalement des Français d'origine indochinoise arrivés à l'époque des guerres civiles en Asie du Sud-Est. On y trouve donc pléthore de restaurants proposant des spécialités de ces régions, et notamment les meilleurs restaurants vietnamiens de la capitale.

Pas vraiment besoin de donner des conseils quant aux restaurants de ce quartier, poussez une porte au hasard et vous déjeunerez correctement, à condition que vous évitiez les restaurants avec des « buffets chinois » (au secours !).

C'est ainsi au hasard de mes pérégrinations dans ce quartier que j'ai découvert un restaurant « isan ». Isan est le nom que l'on donne aux Laotiens habitant du côté thaï de la frontière lao-thaïe. J'ai demandé au serveur de me décrire la situation, et il m'a dit « c'est un peu comme les Basques ou les Catalans ». Ça me les a immédiatement rendus sympathiques.

Logiquement la cuisine ressemblait à ce que j'avais pu découvrir dans les restaurants thaïs, en moins raffiné et plus rustique, comme il sied à un peuple montagnard. Pas de plat au tofu, mais on m'a transformé un curry vert au poulet en curry vert aux légumes sans rechigner lorsque j'ai expliqué que je voulais manger végétarien. C'était excellent, et bon marché. Le riz gluant était un des meilleurs que j'ai jamais mangés.

Vous l'avez compris, je conseille vivement Savannakhet (71, avenue de Choisy).


14 October 2013

Ying et Yang (原味)

Je ne sais pas pourquoi les restaurants chinois ont souvent un nom français qui n'a aucun rapport avec leur nom en caractères chinois. Est-ce, une fois de plus, pour satisfaire aux attentes du client français moyen, qui trouve que « le Palais de Jade » fait davantage rêver que « la Taverne de la famille Wang » ?

Ying et Yang (8, rue Aristide-Bruant à Montmartre) tombe définitivement dans ce cas de figure. Non seulement le nom français est complètement idiot — Ying et Yang sonne bien chinois, mais ça ne veut strictement rien dire ; à moins que les propriétaires n'aient voulu évoquer le yin et le yang (陰陽 yīnyáng), auquel cas il y a un g rigoureusement inutile à la fin du mot yin...

Bref, le nom chinois du restaurant, 原味, c'est-à-dire « goût originel » me plaît bien davantage. En effet, le propriétaire, un monsieur âgé venant de Pékin, m'a expliqué que, arrivé en France, il avait été déçu par la nourriture prétendument chinoise servie dans les restaurants chinois de la capitale et qu'il avait voulu proposer des plats avec leur goût originel comme au pays. Eh bien je pense qu'il a réussi ! Les plats, issus de diverses cuisines du nord de la Chine, ont un goût très authentique et sont vraiment très différents de ce que l'on trouve dans les autres restaurants chinois de Paris, même dans ceux qui proposent des plats du nord : nous avons mangé une aubergine en sauce très originale, des crêpes à la viande cuite et aux légumes crus, et des sortes de knödel au maïs et au porc. Seule la marmite piquante à la viande de bœuf et au tofu ressemblait aux marmites similaires servies dans les autres restaurants de spécialités du nord.

marmite piquante

aubergine en forme de fleur


Ajoutons que le décor est très simple et beau à la fois, à base de bois et de pierre, et vous avez une nouvelle adresse incontournable pour les amateurs de cuisine chinoise authentique.

Edit 2/07/2017 : Mauvaise nouvelle, le restaurant est fermé. 

02 September 2013

Corée 21

J'ai déjà parlé de ce sympathique et authentique restaurant coréen niché dans une rue peu fréquentée de Boulogne-Billancourt.

Eh bien Corée 21 (15, rue Carnot à Boulogne-Billancourt) vient de changer de propriétaire et propose une carte légèrement moins chère qu'auparavant, mais toujours avec des plats authentiques, très bons, relativement copieux et accompagnés de banchan (cf. photo ci-dessous). Le choix des plats fonctionne plutôt par menu, avec des choix de salade + raviolis + plat avec banchan autour de 14 à 16 € le soir, ce qui est très raisonnable au vu de la qualité.

les banchan


Bref, une de mes adresses habituelles.

26 August 2013

Jipangue

Jipangue (96, rue La Boétie) est un restaurant japonais se présentant sur deux étages : le rez-de-chaussée réservé à la consommation de sushi 寿司 et d'autres produits dérivés du poisson cru, et l'étage réservé au « barbecue japonais » 焼肉, c'est-à-dire à la réinterprétation japonaise du bulgogi coréen.

J'ai déjeuné à l'étage, et j'ai choisi un « menu nouilles froides » à 16 € en espérant manger un plat semblable au naengmyeon coréen dont je raffole. Après une délicieuse salade d'algues et de légumes, on m'a servi une sorte de plat de nouilles rāmen froides :



C'était beaucoup moins bon qu'un naengmyeon, mais c'était quand même copieux. À ce moment-là, j'ai demandé l'addition à la serveuse et, à ma grande surprise, elle m'a dit qu'il manquait encore les maki et que, comme le chef devait encore les préparer, cela prendrait un peu de temps. J'en ai profité pour observer les autres convives ; presque tous avaient pris du bibimbap ou du bulgogi, qui avaient l'air très, très copieux, et avec la viande grillée au dernier moment et non servie déjà grillée (comme dans un certain nombre de restaurants coréens).

Les maki (6 pièces) étaient délicieusement moelleux et d'assez grande taille ; trois au thon et trois au saumon.

Conclusion : Jipangue est sans doute à recommander pour ce qui est des plats à base de poisson cru, préparés au dernier instant. Pour ce qui est des plats d'origine coréenne, je pense que l'original est préférable à la copie. Cela dit, les quantités ainsi que la fraîcheur de la viande des menus « barbecue japonais » sont à mettre au crédit  de Jipangue.

Edit 1/06/2015 - Le « menu nouilles froides » est désormais à 18 €.

02 July 2013

Mise en saine

Je suis plutôt du genre râleur. Et un de mes sujets de râlage préférés, c'est le manque de bons restaurants asiatiques à Boulogne-Billancourt. C'est donc avec grand plaisir que j'ai découvert que le restaurant Mise en saine (37, boulevard de la République à Boulogne-Billancourt), devant lequel je suis pourtant passé des dizaines et des dizaines de fois, n'était pas un restaurant français, comme son nom le laissait entendre, mais un restaurant vietnamien. Et quel restaurant vietnamien !



Le parti-pris de Mise en saine est de ne fournir que des plats avec des ingrédients frais. Exit donc les cartes kilométriques que l'on trouve habituellement dans les restaurants asiatiques ; ici, le choix est restreint, et il y a même des plats du jour, dont nous avons profité : nous avons pris tous les deux le cabillaud du jour, accompagné d'aubergines incroyablement fondantes. Un vrai régal.

Un seul défaut, hélas, les prix sont eux aussi nettement au-dessus de ce que pratiquent les autres restaurants asiatiques. Un restaurant que je vais donc garder uniquement pour les grandes occasions.

17 June 2013

Mirae a fermé

Quelle tristesse. L'excellentissime restaurant Mirae, à Puteaux, a fermé ses portes.